Il y a ving-cinq ans de cela, naquirent les Tragiques Évènements qui ont plongé notre monde dans un profond Désespoir.. Aujourd'hui, le monde panse ses blessures.. Mais celui-ci n'a jamais vraiment disparu.
 

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 Nullité à cache-cache Bonjour ! [PV Piper]

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Hikaru Yuugure

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MessageSujet: Nullité à cache-cache Bonjour ! [PV Piper]   Mer 15 Mar - 10:59

Nullité à cache-cache bonjour !


La bibliothèque n'était pas un lieu que je fréquentais souvent, enfin, pas mal pour emprunter quelques revues scientifiques quand il faut rattraper mes leçons ou bien m'avancer dans les cours que je suis, soit sciences et santé, mais jamais je n'étais ici lorsqu'au même moment, j'avais un des deux cours que je viens de citer, soit cours de sciences en cette belle matinée de début de semaine. Ce qui était moins étrange en revanche, c'était là où je me trouvais, au fond, à l'abri des regards, et seul, comme toujours, mais ça n'étonne absolument personne. La plupart de mes camarades n'étaient pas là, car en cours et ça m'arrangeait très bien, je ne comptais pas me pointer en cours dans les jours à venir, et j'ai mes raisons. Pour le savoir, il faut s'approcher. Déjà, j'ai les yeux rivés sur un bouquin de sciences ouvert à la page de ce que j'étais censé étudier lors du cours que je suis actuellement en train de sécher...et franchement, ça me gave et je suis vraiment désolé pour le prof Nash, qui sait malgré tout que je suis ses cours avec grand intérêt. Mais là, je ne peux pas, et je ne veux pas y aller. J'ai donc décidé d'étudier la leçon de mon coté histoire de culpabiliser un peu moins lorsque je reviendrai, mais la machine est bien enclenchée, donc c'est râpé. Alors j'ai l'air de bien me porter, je ne suis pas prêt à faire un malaise, ce qui est logique vu que ce week-end, j'ai refait mon stock de sucreries, donc l'infirmerie, c'est pas pour maintenant. J'ai toujours ma sale tête avec mes cernes, mais je n'ai pas vraiment dormi ce week-end non plus, et encore moins avec la tirade de l'inquiétude de Seïa-onii-chan lorsqu'il m'a revu en ayant perdu pas mal de poids. Seul détail choquant, on ne voit pas mon œil gauche, planqué sous un pansement caché par mes cheveux, arrangés exprès quoique ça fait suspect, je le reconnais. En effet, je suis rentré chez moi presque intact ce week-end, et je suis revenu à l'académie avec un superbe œil au beurre noir...quelle plaie.

Concernant le pourquoi du coquard, j'arrête toute conclusion hâtive, ce n'est pas mon frère qui m'a fait ça en me voyant après quelques mois d'absence. La seule chose qu'il m'a fait est un discours de plusieurs heures, j'ai compté, et un remplissage de réserves intensif, parce que c'est un abruti qui s'inquiète trop pour ses cadets. Et c'est même lui qui s'est occupé d'apporter des premiers soins à mes blessures, parce que ce serait trop beau si je n'avais eu que ça. Les choix de possibilités ne sont pas infinis, ce sont de vieilles connaissances qui n'ont pas vraiment apprécié mon silence comme réponse à leurs messages de la dernière fois. Enfin, vieilles connaissances, elles ne remontent qu'à ma dernière année de collège, ce qui en soi, n'est pas un grand écart, mais j'aurais préféré que l'écart soit plus grand. Ce n'est que mon avis, car ils ne semblaient pas le partager. La scène s'est déroulée lorsque je suis parti de chez moi dans la matinée du dimanche pour quelques courses d'urgence. Traduisez, Seïa-onii-chan a encore essayé de cuisiner, et pendant qu'il nettoyait ses dégâts, moi, j'étais parti vers une des rares boutiques encore ouvertes le dimanche pour acheter quelque chose pour le petit-déjeuner, vu qu'il avait tout fait cramer cet imbécile. Et c'est là que deux de mes anciens camarades sont venus à ma rencontre, ils m'ont isolé de force afin de me rappeler ce que j'étais, et ce que j'avais fait. Presque motivé par des paroles entendues récemment, et surtout par mon fol espoir d'éviter ce scénario, j'ai tenu à les corriger, et hop, un coup dans l’œil ponctué d'un ''Ton seul droit est de garder le silence !'' suivi de quelques autres coups avant que ma docilité ne les ennuie. C'était ce que j'avais appris durant cette période, que plus vite on se montrait docile, plus vite le calvaire prenait fin. Ils sont donc partis, et j'ai repris la route de l'épicerie, arrivant juste à temps, dans un sale état, ce qui m'a conduit à faire mes courses et à rentrer plutôt rapidement. Je vais passer le reste, c'est inintéressant.

Si encore, mes seules blessures se limitaient aux hématomes présents un peu partout sur mon corps, mais que mes vêtements planquaient à merveille, je serai venu en cours comme si de rien n'était, comme d'habitude. Mais avec mon œil au beurre noir, je n'ai pas trop envie de passer un interrogatoire, et encore moins d'attirer la pitié de mes camarades ou professeurs, raison pour laquelle je suis dans la bibliothèque de l'académie au lieu d'être en cours. Je suis revenu à l'académie presque à la limite du couvre feu, j'ai foncé dans ma chambre, et le matin venu, je suis sorti quand il n'y avait presque pas d'élèves ou de personnel dans les couloirs, et j'ai limite couru jusqu'à la bibliothèque afin que personne, ou bien le moins de personnes possible, ne remarque ce que je tentais de cacher, ayant à peine pris le temps de croiser le regard du bibliothécaire. D'autant plus qu'il y a deux personnes que je n'ai pas envie de voir actuellement. La première, c'est Takebashi, certes, je m'entends plutôt bien avec lui, mais c'est justement pour ça que je ne veux pas le voir. Je sais qu'il déteste la violence, et j'ai le sentiment que sa colère pourrait être terrible si jamais il l'exprimait. De plus, je l'ai déjà inquiété avec ma chute de la dernière fois, sans compter mes passages à l'infirmerie, alors je ne veux pas en rajouter avec des problèmes extérieurs à l'académie. Il n'a pas besoin de ça alors j'espère vivement pour moi, qu'il est soit en cours, soit au gymnase, parce que je ne me suis pas planqué ici pour rien. Donc s'il te plaît Takebashi, si tu entends ma prière ne viens pas aux tréfonds de la bibliothèque et prions pour que je ne te croise pas avant au moins la fin de la semaine, en plus, ça me laissera le temps de trouver une justification de mon absence qui sera probablement une mauvaise grippe. Mais déjà, j'ai envie de n'être vu de personne, mais toi, c'est encore pire, je ne veux pas que tu te fasses du souci pour mon compte sachant que ça n'en vaut pas la peine, déjà que j'ai réussi à éviter de creuser trop le sujet avec mon frère, ce n'est pas pour que je déballe mon sac face à toi.

Et la deuxième personne que je ne veux pas voir, et ça, c'est plus que normal, c'est, bien évidemment, Naoshori, mais ça, c'était prévisible. Dès la première rencontre il y a quelques temps, il a annoncé la couleur. C'est un fouineur qui aime tout savoir. Problème, je n'aime pas qu'on en sache trop sur moi lorsqu'on est pas mon frère ou ma sœur. Normalement, ça devrait passer vu que je n'ai pas l'air d'avoir trop attiré son attention, mais puisqu'il est en troisième année, je ne connais pas son emploi du temps, et encore moins ses déplacements. Ce qui en fait un élément imprévisible qui a, je le sais, toutes les chances de se pointer ici et de me mettre en position plus que délicate. Les négociateurs, et surtout lui, ça joue notamment avec les informations qu'ils peuvent tirer de leur cible, et il est hors de question que je finisse dans sa collection, fierté mais surtout, pudeur oblige. Déjà que je ne peux pas le sentir, je crois que ça virerait très mal pour moi si jamais il venait à me découvrir. Je ne sais pas quelle sera exactement sa réaction, mais je suis presque certain que ce sera quelque chose qui ne sera pas à mon avantage. Rien que d'y penser, je me mis plus au fond de ma chaise, que j'éloignai de la table avec le moins de bruit possible. C'était moins pratique pour étudier, certes, mais ça l'était pour partir au cas où quelqu'un viendrait. Je devais me tenir prêt à changer de place, vu que je n'ai pas fini la leçon que je suis en train d'attaquer, me rendant compte qu'elle était plus difficile que prévu. Ça allait me poser problème, si je venais à passer trop de temps ici, ça augmentait mes chances de me faire voir, ce que je voulais éviter. Je commençais alors à accélérer mon rythme et à faire chauffer un peu plus mes neurones, exécutant quelques exercices que j'étais en mesure de faire, tout en prêtant une oreille aux environs. Merde ! Quelqu'un approche ! Je m'y suis pris trop tard pour faire gaffe ! J'espère juste que ce n'est que de passage, mais va falloir que je pense à partir au plus tôt...déjà. Pour me protéger, je plaçai immédiatement le livre debout, devant moi, baissant la tête pour cacher mon visage derrière...je n'ose même pas regarder la personne qui arrive...

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MessageSujet: Re: Nullité à cache-cache Bonjour ! [PV Piper]   Ven 24 Mar - 14:39

Chahut dans la Biblio', feat Piper.


Cette Bibliothèque n'est pas n'importe quelle Bibliothèque. Elle se revêt de différents noms et autres pseudonymes des plus doutés, mais plus encore qu'être le Temple du Savoir, de la Culture, des livres en doubles lorsqu'on a oublié les siens à la maison et le coin parfait pour faire une sieste ou rencontrer son premier amour tout comme tout bon anime à l'eau de rose; il s'agit en réalité ... De l'Antre des Enfers.
Oubliez toutes les idées que vous vous faisiez sur les Bibliothèques, car celle de l'Académie est bien spéciale. L'air et l'atmosphère y sont lourds et dérangeant, qu'il donne parfois des quintes de toux aux étudiants sans qu'ils n'en comprennent la raison. Ces nombreuses étagères de livres diverses et variées, vous regardent de haut, menaçant de s'allonger de tout leurs longs sur les étudiants, tout en se délectant de leurs histoires et de leurs expériences. Ce que l'on pourrait appeler "livre de conte de fée" se transforme en conte de la Faucheuse, les livres policiers, quand à eux, se transforment en journal intime d'un meurtrier en série. Envie de lire une simple bande-dessinée , un petit manga ? Vous ne pourrez pas manquer de vous y ouvrir le doigt en tournant les pages.

Cette Bibliothèque est maudite. Et l'on en viendrai presque a se demander si elles ne ferait pas un lieu de secte plutôt qu'un lieu de lecture.. En tout cas, pour 90% des lieux. Étrangement, le coin "Documentation de la Faune et de la Flore" reste le seul endroit encore bien éclairé et accueillant. De toute façon, les animaux, ça intéresse presque personne, ou du moins, pas dans des livres.

En tout les cas, la malédiction était là, du moins, comme on pouvait en penser. Pas un bruit, pas un murmurre ne se faisait entendre. Même les fantômes se mettent en PLS en entrant dans cet endroit.
Cependant, un garçon entra dans la salle. On commençait a bien le connaître, il se faisait une certaine réputation parmi les première année. Sérieusement, se retrouver presque tout les jours à l'infirmerie sans l'excuse du "Je veux toucher les airbags de l'infirmière Kayla", c'est pas rien.

Cette fois-ci, le garçon semblait blesser à nouveau -huh-, du sang perlant de ses blessures. Il était salement amoché, mais il faut dire que c'était pas malin. Il compte se guérir avec des livres, le gus ?
En tout les cas, tout ce bruit finit par attirer l'attention du monstre. La Bête de cette zone, celui qu'on l'en a enfermé ici depuis des décennies, aux jambes aussi maigres que des os, au corps aussi difformes qu'un nobody, puis... Aux yeux de Méduse. Le genre de yeux qui te glacerait le sang et te ferait perdre tout contenance en un instant. Ce genre de yeux qui te ferait crier "Maman, sauve-moi, je vais faire mes devoirs, promis !"
...C'est entre deux livres que sa tête fut visible. Caché derrière une étagère, il observa sa proie..

"Baaaahahaha ! Quelle tête hideuse, tu en ferais pleurer Quasimodo ! Sérieusement, va te soigner, où tu vas faire me faire de la concurrence !"

Oh damnit. Il venait de lui parler. Il venait de rire. Pire encore, de se comparer au garçon devant lui.
C'est la fin pour toi, coco. Une fois qu'on parle a Piper, il est impossible de rêver à nouveau. Prépare toi à faire des cauchemars, cette nuit.
Le Bibliothécaire s'avança alors vers cette victime pauvre personne blessé, se demandant si il devait l’emmener le soigner et éviter qu'il repende du sang partout -quoique, l'idée lui plaisait bien, et il pourrait enfin préparer cet évènement horrifique dont il ne ne cessait de proposer à la Directrice- ou bien de le laisser tranquille.. Et de laisser le sang se rependre.

"Ou sinon, tu peux rester là et attendre de te faire emporter par les membres du Club Littéraire. Une vraie secte ceux-là, ils pourraient sacrifier n'importe quoi tant que sa vie, pwahaha !" dit-il alors en se retournant, rangeant la pile de livre qu'il avait dans les mains.

Oui, c'est beaucoup mieux comme ça.

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Hikaru Yuugure

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MessageSujet: Re: Nullité à cache-cache Bonjour ! [PV Piper]   Lun 27 Mar - 11:34

Trouvé ! Quelle plaie...


Un rire me fit sursauter. Par chance, ce n'était pas assez pour relever la tête au point d'en dévoiler mon œil au beurre noir,  bien évidemment, il fallait que je me fasse repérer -moi qui croyais avoir gagné en discrétion en perdant du poids- comme toujours c'était trop beau de rêver et de se dire que je pourrais étudier tranquillement là où il n'y avait pour ainsi dire personne. Je me demande bien pourquoi mais en même temps, quand on voit le lieu, la seule chose dont je m'étonne c'est de ne pas y trouver Tokonatsu ou Walker, connus aussi comme les experts du surnaturel, dans les lieux plus souvent. Là, ils pourraient trouver leur bonheur, j'en suis certain. Ce truc est presque glauque par endroits, mais comme c'est calme, je n'en ai pas grand chose à faire, pour ainsi dire rien du tout, du moment qu'il n'y a pas de bruit autre que les pages que je tourne ou le stylo que je fais glisser sur la feuille. Et c'était parfait comme ça, jusqu'à ce rire qui mêle moquerie et quelque chose de glauque du genre ''J'ai prévu quelque chose avec toi et crois moi tu vas prendre cher ! Tu vas déguster comme jamais parce que tu ne sortiras pas de là indemne même si tu n'y es pas entré indemne !''...faudrait peut être, à tout hasard, lui dire que Halloween, c'était il y a quelques temps, bon après, je ne suis pas un grand habitué de l'endroit, donc reste à savoir si il est en permanence comme ça, mais c'est ma première interaction avec lui hors emprunt et retour de bouquins...et il n'était déjà pas engageant de base. Ce n'est pas un reproche, je ne vaux pas mieux que lui, car comme il le dit, je risque de lui faire de l'ombre...alors que je ne suis que l'ombre de moi-même actuellement, d'après mon frère, la répétition n'était pas voulue ! Mais dommage pour lui, je n'ai pas envie de retourner à l'infirmerie, pas que l'infirmière m'énerve mais pas loin. Correction, le terme ''énerver'' est trop faible pour représenter l'étendue de ce que je ressens envers elle même si elle ne fait que son travail, et encore, elle n'est pas au niveau de la prof de savoir-faire ou pire encore...Naoshori.

Alors on va essayer de comprendre ce qu'il dit parce que bordel, ça résonne par ici. Logique, c'est calme, silencieux, et il est le seul à hurler comme pas permis...note à moi même, le week-end prochain, je prend mon stock de bouchons d'oreilles parce que là, ce n'est plus possible. Où que j'aille ça hurle ! Même en cours c'est bruyant -à ma décharge, les premières années sont les plus nombreux- déjà que je dois me boucher les oreilles pour pas entendre mon frère ronfler, si je dois aussi les mettre en permanence, je crois que ça ne va clairement pas le faire. Ou sinon c'est moi qui suis maudit et condamné à être envahi de bruit quasi tout le temps, vu que la seule exception est quand je suis avec Takebashi, qui LUI n'est pas un abruti sans vergogne parlant pour ne rien dire, et qui hurle encore moins pour ne rien dire. Notamment si c'est pour m'énerver sur d'éventuels sentiments que je n'aurais JAMAIS pour lui avec qui je n'entretiens QU'UNE FORTE AMITIÉ qui a la chance d'être réciproque ! À croire que mon camarade est le seul remède à cette malédiction...si je croyais aux malédictions. Et pour ainsi dire, je suis en passe d'y croire, vu tout ce qui s'est passé ces dernières années. Alors je ne sais pas ce que j'ai fait dans une vie précédente ou dans celle-ci, mais non seulement je m'interroge encore sur le fait que ce soit mérité ou non, mais en plus, je me dis que ça commence un peu à faire beaucoup là, donc à moins que sans le vouloir, je me sois comporté comme le dernier des salopards, j'en accuserai presque la fatalité qui normalement, n'existe qu'au théâtre et surtout dans les tragédies...par exemple Roméo et Juliette. Un frisson me traversa à cette pensée, un mauvais pressentiment, j'espère que ce n'est rien de concret, mais maudit comme je suis, ça ne m'étonnerait plus, au point où j'en suis, autant dire que je suis condamné. Est-ce que cela fait pour autant de moi quelqu'un de condamné à finir en je ne sais pas trop quoi dans les mains de ce type qui a tellement de courage qu'il se planque derrière ses bouquins.

Ah bah pour railler en assourdissant son interlocuteur il y a du monde, mais pour se confronter il n'y a plus personne ! Quelle plaie. Et puis bon, mes tympans en ont pris un coup...comme moi il y a deux jours, mais qu'importe, je passai une main précipitée dans mes cheveux pour être certain qu'il ne soit pas en mesure de voir ma blessure, et une fois cela fait, je poussai un soupir de soulagement, d'autant plus qu'il semblait occupé à ranger des livres. Il n'avait donc probablement rien vu, et encore moins depuis que j'ai renfoncé ma tête dans mes épaules, feignant de m'intéresser à l'exercice. Les dires étaient vrais, je lui avait même pas jeté un semblant de coup d’œil, je ne suis pas exceptionnel pour un sou, et pourtant, il me repère. Enfin, je suis blessé, mais généralement, on préfère n'en avoir rien à faire des blessés, ou bien se moquer avant de partir, mais il est là, je le sens, même si mon œil rivé sur mon cahier m'empêchait de le voir. Et on l'appelait Méduse ? Bon, c'est toujours mieux que son ''nom'' qui se prononce presque que la même manière que les protubérances mammaires de la gent opposée*, mais c'est plutôt Sangsue qu'on aurait du le nommer. Il est plus collant qu'intimidant au point de te transformer en pierre. Il faut dire, on est mal foutus tous les deux, aucune chance de se retrouver embarqués dans une rixe, ou sinon ce serait particulièrement ridicule comme combat. Ça me ferait presque rire si sa présence ne me tapait pas sur le système ! Je bâillai, tentant de dissimuler mon agacement derrière ma fatigue, ce que je ressentais en même temps actuellement, voire en permanence, soyons honnêtes. En tout cas, vu la référence, qu'il m'a sorti, autant dire que ça m'étonnerait qu'il soit un imbécile, et puis si il m'a hurlé dessus, c'est qu'il n'avait pas tant envie de silence que ça, ce qui est contraire au but de ma présence ici. Je décidai donc de lui répondre de mon habituel ton las et agacé, quelque chose qui m'a fait grandement tiquer lorsque je l'ai entendu. La politesse n'est pas copine avec tout le monde on dirait...

« Bonjour à vous aussi... »

Voilà qui était fait, en plus, grâce au silence ambiant, et aux résonances, je n'ai pas eu à élever la voix comme je le faisais souvent depuis mon arrivée ici. À croire qu'ils sont sourds, ou qu'ils aiment qu'on leur crie dessus. Combien de fois j'ai failli croire que j'allais me taper une extinction de voix à force d'interaction en tout genre ? Trop de fois, alors là, même si mon ouïe ne me remercie pas de m'être plaqué ici, mes cordes vocales, elles, sont bien contentes de ne pas avoir à frôler la rupture dès que je les sollicite. Donc, la bibliothèque et Takebashi sont des bonnes configurations pour elles, et aussi le toit du lycée en pleine nuit, ce qui fait quand même peu dans un établissement aussi grand. On devrait quand même pouvoir trouver plus d'endroits tranquilles dans les environs non ? Et là je vois venir ceux qui me diront que l'infirmerie l'est et qu'en plus, l'infirmière est soit disant ''canon''. Je n'ai jamais pris le temps de la voir dans un autre contexte que son travail, donc je ne peux juger que sur le fait qu'elle m'énerve sérieusement sous prétexte que j'y viens souvent. Ce qui fait quelques jaloux, notamment les plus débiles qui pensent que je trompe mon AMI...je vais arrêter là ou je risque de passer mes nerfs sur ce pauvre bibliothécaire qui n'est pas responsable du fait que trop de personnes sont victime d'une maladie poussant à caser même les personnes n'entretenant qu'une RELATION AMICALE ! Quelle plaie...autant dire que ça ne fait que nous rajouter un point commun à Takebashi et moi, sur le fait qu'on en a marre des remarques qu'on se trimbale lorsqu'il m'emmène à l'infirmerie où lorsqu'on décide de s'isoler de ces débiles, ce qui a donc renforcé notre AMITIÉ. Si avec ça je ne suis pas assez clair, alors mes capacités en manipulation sont égales à celles de Naoshori. Rien que l'idée me provoque un frisson de dégoût. Je vais, je crois, me concentrer sur le bibliothécaire, je ne suis pas en mesure de travailler dans les conditions actuelles.

« Qu'ils ne se gênent pas. Mais je ne crois pas que ma vie satisfera leurs déités. »

HRP:
 

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Guren Yonetsu

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MessageSujet: Re: Nullité à cache-cache Bonjour ! [PV Piper]   Jeu 27 Avr - 15:12

Chahut dans la Biblio', feat Piper.


Le monstre en question, qui n'en était pas vraiment au final..Quoique, on peux toujours se poser la question, se mit à fixer le garçon de haut en bas, a nouveau. D'un regard perçant, qui avait de quoi mettre mal à l'aise. En y pensant, la situation était bien plus compliqué qu'elle ne semblait le laisser prétendre. En regardant attentivement, l'élève blessé voulait un endroit calme où pouvoir se faire oublier, il était facile de l'observer a son expression faciale et ses grognements.

Il est certes noble d'aspirer à un peu de tranquillité.. Mais sérieux, pas dans de tels moments !

Puis, il faut imaginer le pire. Et si il abîmer les livres avec son sang ? (Car oui, malgré que Piper soit une personne hautement peu recommandable, il voue une passion presque sordide à bien s'occuper de son environnement et de ses ouvrages.) Ou encore, peut-être que Piper pourrait être rapporté par ses collègues, pour avoir laissé un élève souffrant en connaissance de causes, sans l'avoir conduit à l'infirmerie ? C'est bien un coût que ce timbré d'Hiro pourrait faire ça. Et qui dit rapport, dit plus de job, et plus aucune chance d'approcher Leroy. Et ça, ça serait le pon-pon !

"Pas besoin d'être si formel, les bonjours, c'est comme les "ca-va ?", c'est bien trop inutile et ennuyant !

La politesse, de nos jours, a tellement perdu en saveur. Des mots sans aucun sens ? Ils sont de plus en plus nombreux de nos jours, et même les "ca va" sont devenues une plaie. Condition humaine, bonjour ! En tout les cas, ce garçon était un cas a part..Remarque, qui ne l'est pas dans cette Académie de zarbis'.

"Haha, voilà des mots plutôt rudes. T'as l'air d'être venu ici pour avoir la paix, alors je vais te laisser un peu. Mais je te préviens, je te tiens à l’œil, et pas seulement car tu es blessé. T'es en 1ère année, non ? En ce moments, ils sont censé avoir cours, et en prime de sécher, t'as un œil franchement rebutant. Si on apprend que je te laisse là sans rien faire, je risque ma place, puhuhu ! En tout les cas, je suis pas loin, si jamais.
J'allais te proposer de crier si t'es en train de vomir ou de t'évanouir, mais t'es grand, tu devrais pouvoir te débrouiller.
C'est quand même fou de savoir le nombre de personnes bizarres qui viennent à la Biblio', c'est incroyable, a croire que je les attirent, pwahahaha ! Enfin... Livre des Pathologie, Biotechnologie.. Étagère de gauche.."


Il se retira alors de la table, continuant a ranger les livres qu'il avait emmagasiné. Il faut savoir qu'a cette heure-ci, où la Bibliothèque est toujours vide, il a pour mission de consigner les nouveaux arrivages, de les ranger, de les entrer dans la base de donnée de l'Académie.. Honnêtement, c'est un travail colossal.

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Hikaru Yuugure

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MessageSujet: Re: Nullité à cache-cache Bonjour ! [PV Piper]   Jeu 27 Avr - 22:13

La parole n'est que d'argent tu sais ?


Se calmer, ne pas se crisper en sentant le regard du ''maître des lieux'' m'examiner comme si je passais au scanner...bon sang, plus jamais je ne passerai de radiographies moi, on se sent tellement mal à l'aise, même quand c'est un docteur en qui on a confiance qui nous la fait passer. Ça requiert quand même de se déshabiller, de un, et en plus, non content de voir la peau, il va aussi voir ce qu'il y a à l'intérieur, alors autant vous dire que le malaise y est quand comme moi, on n'aime plus trop monter son corps. Je corrige, je n'ai jamais été exhibitionniste, à part peut-être lorsque j'étais un gosse, mais disons que jusqu'à ce qu'on parte à Shizuoka, je ne m'étais jamais vraiment senti gêné de me déshabiller après le cours de sport, ou quand on allait se baigner. Depuis, de celui qui  voulait montrer à sa sœur combien il était doué en natation, je suis devenu celui qui la regardait se détendre dans l'eau. Car j'ai appris aussi que montrer son corps, c'était exposer ses faiblesses, et donner une invitations aux pires brutes à vous meurtrir la zone, leçon que je ne suis pas prêt d'oublier, moi qui pensais que cet été je pourrais enfin commencer à porter des chemises à manches courtes sans veste, je vais aller me faire voir. Je ne suis pas dupe non plus, considérant le fait que je vais fermer ma gueule à ce sujet, et que je ne vais pas me défendre -je vous renvoie à ma carrure- il est juste évident que cette première fois ne sera pas la dernière. Ma seule solution serait de voir à passer par différentes routes pour rentrer, mais lorsqu'il y a un sac de sable en jeu, bizarrement, il faut qu'ils pensent avec leurs cerveaux...à moins que leurs poings soient de véritables radars à cibles, ce qui est moins probable. Pourquoi est-ce que je suis désormais obligé de rentrer à la maison dès la fin de ma semaine de cours sérieusement ? Seïa-onii-chan tu as eu la pire idée possible avec ça, mais je vais faire comme d'habitude en faisant comme si. De retour à la case départ ou plutôt, retour dans le cercle vicieux on dirait...

Je ne m'en soucie plus trop. Ça me fait peur, je l'admets, mais déjà, je me prépare mentalement à tout ce qui va me tomber dessus les prochaines fois. De toute façon, ça devait se finir, mais ça me va, leur fonctionnement m'est familier, il faut juste que j'attende jusqu'à mon épilogue alors. Et encore une fois, face à eux, je suis seul, et cette fois, je ne compte plus répliquer. Vu ce que j'ai fait, c'est légitime je suppose. Je ne veux pas y penser où je me noierais dans une vague de tristesse. J'ai déjà mal, et il est hors de question que je fasse la même erreur deux fois. Que Takebashi soit au courant est une chose -et encore c'est déjà trop- alors si lui aussi le sait...bon sang je refuse d'y penser, ou j'aurais une bonne raison de partir en crise de panique là. Donc on se calme, et on tente de l'ignorer du mieux possible en espérant qu'il va nous foutre la paix, histoire que je me concentre sur mes exercices. Dès que j'ai fini, je repars m'exiler dans ma chambre, ne serait-ce que pour préserver le peu de santé mentale qu'il me reste. Ou bien je pars à la pharmacie me recharger en bandages. Avec tout ça je n'ai plus grand chose, je ferai bien d'y penser. C'est ainsi que sur ma feuille, je notai cette recommandation dans un coin. Il n'y avait pas grand chose d'utile à ce geste, mais j'aime à croire que ça va m'aider à me souvenir de choses que je n'ai pas tendance à oublier. Comme la politesse par exemple. Nos pères ont toujours insisté sur ce point, sur l'importance que ça avait, surtout dans un pays comme le Japon. Pas qu'ils soient excessivement stricts, mais ils nous ont donné les bases nécessaires afin de ne pas passer pour des rustres. Après, de nous trois, c'est ma sœur qui est la plus capable de politesse, vu qu'elle n'oublie pas le ''s'il te plaît'' même si elle est en colère...enfin, c'est tellement rare de la voir s'énerver. Ça peut être assez drôle, mais si jamais elle ne le dit pas, on sait automatiquement qu'on va morfler. C'est peut être pour ça que ça avait tant de valeur pour moi. D'un autre coté, je comprends que pour certains, ce soit futile, mais je ne sais pas, c'est un automatisme désormais, et je trouve que ça manque. C'est creux, mais pour moi, c'est comme si on retirait le kinako qui recouvre le daifuku. C'est pas excessivement important, mais tu sens quand même la différence. D'où le fait que ma réponse ne soit qu'un truc que j'ai tendance à dire souvent quand je n'ai pas envie de débattre.

« Si vous le dites... »

Pas forcément que ce soit vrai, néanmoins, il n'a pas tort. Des fois, c'est juste creux, et on a pas envie d'y répondre, alors soit on retourne la question, soit on se contente d'y répondre par l'affirmative, avant de la retourner. On y répond pas parce qu'on a pas envie, parce qu'on ne veut pas que l'autre ne s'intéresse à nous, ou parce qu'on ne veut pas lui dire qu'on ne va pas bien et qu'on a juste envie de se jeter dans un lac pour ne plus en reparler. C'est ma façon de voir les choses, d'autres propositions peuvent bien sûr être ajoutées, la liste n'est pas exhaustive. Mon soupir criait mon envie de calme mais en même temps, je me sentais presque moins seul avec sa présence flippante. Je n'en serais pas rassuré, mais je me sens un peu moins tendu. Je pris ce moment comme une opportunité pour finir mon exercice, qui se révéla juste lorsque je me rendis à la page des solutions. Finalement, ce fut difficile à comprendre, moins à exécuter. Après, j'ai plus d'affinité avec tout ce qui est génétique plutôt que les sols, mais si on prend deux de mes tests, l'un portant sur le premier, l'autre sur le second, on voit que la différence n'excède pas quatre points, c'est dire. Néanmoins, peu après avoir à peine commencé à me détendre, je me tendis à nouveau lorsque mon œil fut mentionné. Par réflexe, je portai une main sur mon œil blessé. Réflexe idiot qui confirmait que j'avais une bonne raison de le cacher, mais il était trop tard pour le regretter, ce qui me rendit rouge de honte, ce qui est très rare. Et autant dire que le tableau n'était pas beau à voir. Sur un fond blafard, mettez y un œil éteint, avec des cernes presque noirs, et en dessous du rouge, j'aurai presque l'air d'un clown. Au moins il y avait d'autres couleurs sur mon visage, mais j'espère quand même qu'il ne m'a pas vu, ou les rougeurs que je tentais de calmer reviendraient de plus belle. Je retirai lentement ma main en espérant qu'il mentionnait plutôt mon autre œil, qui avec la marque de mes nuits sans sommeil, n'était pas flatteur non plus. Un regard vers lui me confirma cependant qu'il avait effectivement compris ce que je cachais. Quelle plaie...faites qu'il n'en parle à personne ! Quoiqu'il n'avait pas l'air d'être quelqu'un avec qui on pense forcément discuter, mais je préfère rester sur mes gardes comme toujours.

Une chose était sûre, c'était que je commençais sérieusement à croire qu'il n'était pas celui qu'on pensait. Un type loufoque certes, quelqu'un de mauvais, peut-être pas. Enfin, je dis ça, mais les attitudes de façade sont si courantes. Je ne compte plus le nombre de fois où ma sœur grimaçait à la vue d'une sympathie simulée dans l'unique but de te poignarder encore plus profondément dans le dos. Il fallait la retenir presque d'aller établir la vérité, qu'importe si on comprenait trop bien ce qu'elle ressentait. J'en adopte moi même, mais en présence de mon frère uniquement, avec pour but de ne pas l'inquiéter. Ça me révulse, bien évidemment, sauf que je ne vois pas ce que je peux faire d'autre, dans tous les cas, il s'en ferait, et je ne peux pas lui causer plus de tort. Je lui en ai déjà trop causé jadis à cause d'un échec complètement stupide, recommencer me semble impensable. Tant que je peux subir, je subirai, voilà tout. Au pire, cette fois, je réussirai, je m'en assurerai. Secouant ma tête à nouveau pour chasser ces idées que mon frère m'avait prescrit de bannir si je ne voulais pas replonger, j'enchaînais de nouveau cette faiblesse en tentant de faire l'exercice suivant. Mon œil ne trompait pas, bien que fixant la feuille, je ne la regardais pas, absorbé par un vide dont je n'arrivais pas à me défaire. Le vide des pensées négatives, je le connaissais. Et il fallait que je le fuie en agissant. Problème, faire un exercice ne me suffisait plus. Je savais que ce n'était pas une excellente chose de sécher mon cours favori, qu'en plus, vu qu'il m'a remarqué, le bibliothécaire est en danger de perdre son emploi, et qu'en plus, ma place serait plus dans l'infirmerie...mais pitié je refuse de commencer ma semaine ainsi ! J'écoutais donc ce qu'il avait à me dire, ce qui confirma mon début d'impression, mais surtout, je vis qu'enfin, il allait me laisser seul, pour ranger ses livres. Dans un effort que mon état psychologique que je savais minable me rendit harassant, je pris le temps de regarder les livres dont il devait s'occuper et...bordel je ne sais pas qui commande autant de livres mais ce doit être un sacré rat de bibliothèque pour en commander autant. J'espère que ce n'est pas comme ça à chaque fois, sinon je comprendrais presque son état. Avec tout ça, il y a de quoi perdre la raison ! Mais c'est UNIQUEMENT pour m'occuper l'esprit, car ce n'est pas comme si je comptais aider quelqu'un qui est familier avec les lieux !

« Besoin d'aide ? Vu ce qu'il y a, à la fin de la semaine vous y serez enc... »

Bordel ! Non mais ça va pas Hikaru ? Dis lui aussi qu'il ne sait pas faire son travail tant qu'on y est ! Ce que je peux être maladroit des fois ! Ça va le déranger, pour sûr ! Et me voilà en train de baisser la tête encore plus rouge de honte, comme un gosse pris en flagrant délit de vol de dorayaki...quelle plaie...

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Guren Yonetsu

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MessageSujet: Re: Nullité à cache-cache Bonjour ! [PV Piper]   Dim 25 Juin - 17:13

Chahut dans la Biblio', feat Piper.


Huh. C'était pas vraiment convainquant comme réponse. Mais soit, le garçon avait ses propres raisons et sa propre éducation. Ce n'était pas comme si la mienne avait été exemplaire non plus, avec la mère que j'ai eu ! Mais bon au moins, je ne me voile pas  la face.. Quoique ça serait pas plus mal, vu ma tête, pwahaha ! Ha..

Enfin, trève de plaisanterie, il fallait ranger ces livres. Il y en avais un bon paquet ici, sans oublier ceux qui sont encore dans leurs cartons, en plus des livres retournés, et faire l'inventaire de ceux qui n'ont pas été ramené.. Je vous jure, quelle plaie ! Si j'avais su ce qui aurait arrivé, je n'aurais jamais laissé tombé mes projets de maquettiste pour rejoindre cette Académie ! "C'est pour ton bien, gagnagan".. C'est sûr que mettre un freak comme moi dans une Biblio, en proie à la poussière et aux coupures de doigts, c'est génial ! Enfin, ouais, j'ai surement dû m'y adapter sans m'en rendre compte. Il y fait quand même bon ici, les livres ont une délicieuse odeur ancienne et il n'y fait jamais froid ! Bon, ou en était-je... Ha oui, les Dictionnaires..

« Besoin d'aide ? Vu ce qu'il y a, à la fin de la semaine vous y serez enc... »

Je me mis a rire comme un fou a ces mots. Il croit qu'il peux réellement m'aider ? Cela va faire plusieurs années maintenant que je m'occupe de cette salle, je connais l'emplacement de chaque livre et de chaque étagères, je fais un travail efficace et rapide ! Et il croit que j'y passerait la semaine ? La journée, tout au plus ! ...Remarque, ça me fera de la compagnie, et il est pas faux d'avouer qu'on ce fait chier comme un rat mort.. T'as compris ? Rat ? Rat de Bibliothèque ? PWAHAHAHA !

Ca va être drôle !

"Alors comme ça, tu insinue que je fais mal mon boulot ? PWAHAHAHA !! T'es vraiment un drôle de bonhomme, presque aussi chahuté du cerveau que moi ! Mais tu sais quoi, t'as raison ! Pose ton bouquin là où tu l'as pris et viens me donner un coup de main ! Je te ferais un motif d'excuse pour la peine."

Comment ça, j'ai pas le droit d'engager des enfants a faire mon boulot ? C'est lui qui a proposé, je n'y peux rien ! EN PLUS, je suis hyper arrangeant !

Celui-là, il voulait vraiment pas aller faire ses études en salles de cours, le pauvre chou ! Pwahaha.. Personnellement, je m'en fiche bien ! Il peux rater son année si il veux , tant que ça me fais du travail en moins et un peu de compagnie, je ne dis pas non ! Surtout qu'il n'y a pas besoin d'un BAC+5 pour ranger un livre. Il faut le classer par genre, par auteur et par numéro de série, t'as des yeux ,t'es embauché !!
Pour autant, il saignait encore donc ça m'embêtait bien, autant pour lui que pour moi. Alors, avant même qu'il ne revienne, je le prend par le bras et l’emmène vers mon bureau, là bas, caché par une montagne d'ouvrages.. Et que je ne le prenne pas a fouiller, car c'est mon bureau, mais il y a beaucoup de choses personnelles ! Des photos avec maman, des goodies comme de mini-poupées vaudous... Ah, là voilà, cette maudite boite de soins ! Elle pue la poussière, pfuh !

"Avant quoique ce soit, j'vais te désinfecter un peu. Ca serait malheureux que tu te choppes le Tétanos non ? PWAHAHAHA ! Ca va piquer, serre les dents !"

PCHIIT PCHIIT ! Toujours insister sur l'alcool, plus sa pique, et mieux ça guéris ! Allez maintenant, on sort les bandages et les pansements, un , puis deux.. MAIS IL VA ARRÊTER DE BOUGER CELUI-LA ?! Ha, voilà. Et il a pas intérêt a se les gratter !
Bon , maintenant, plus qu'à attendre qu'il arrête de claquer des dents. Ce n'est pas comme si j'avais des temps a respecter ou autres, mais j'aime le travail vite-fait ! Comme ça, ça me permettra de rentrer plus tôt et regarder ma série favorite "Yandev HightSchool".

"Bon, on s'y met quand t'es prêt ! Si t'as des questions, pose les vite, où elles risquent de se faire avaler par le silence des lieux, et crois moi, elle disparaitra bien vite ! CHLACK CHLACK !"

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Hikaru Yuugure

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MessageSujet: Re: Nullité à cache-cache Bonjour ! [PV Piper]   Dim 25 Juin - 21:04

Mais dans quoi je suis tombé ?


Bon, la première chose à faire, c'est se calmer. Même si techniquement, je ne devrais être gêné de rien, j'ai juste proposé de l'aide. Mais qu'on ne se méprenne pas, ce n'est clairement pas par volonté d'aider le biblio qui est de un, flippant, de deux, bruyant, et de trois, mal placé pour parler de ma stature. C'est juste que je n'arrive pas à bosser tranquillement avec lui dans les parages et son regard rayons X, et que je pense à trop de choses en même temps, et des choses négatives. Non mais manquerait plus qu'on pense que je suis quelqu'un de serviable, il ne faut pas se foutre du monde non plus, si je me préoccupe autant des gens, c'est dans mon seul intérêt. Beaucoup vous diront que je n'ai aucune estime de moi, mais je suis surtout réaliste. Si j'ai des qualités quelconques, ce que je ne crois pas vraiment, alors elles sont bien planquées, enfin peut-être, mais surtout, je suis sûr qu'elles ne sont pas nombreuses, de un et de deux, que la gentillesse ou la serviabilité n'en fait pas partie. De toute façon, je suis un gars assez égoïste en général, SURTOUT en ce qui concerne les sucreries, parce que si tu tiens à mon calme, tu ne me les prends pas sans mon autorisation, sinon ma voix peut effectivement atteindre de hauts décibels, tellement je peux gueuler fort. Si des doutes subsiste, mon frère saura être un excellent témoin pour toutes les fois que je me suis mis en pétard contre lui c'est à dire assez souvent. Du coup, reprendre mon calme fut une réussite en cette matinée non pas troublante, car le terme serait trop faible mais troublée et ça ne va pas tarder à passer au stade supérieur...une matinée complètement chamboulée par ce bibliothécaire et une proposition idiote de ma part. Enfin, je pense que j'ai plus de chances de m'essuyer un refus catégorique et si j'en ressors mentalement indemne -ça se discute je suis parfaitement d'accord- ce sera déjà un miracle, à croire que certaines rumeurs sont vraies, mais au milieu de ce bordel de faussetés toutes plus aberrantes les unes que les autres, c'est pas super simple de faire le tri. Mais dans quoi je suis tombé ?

Je dis ça, mais j'ai jamais vraiment cherché à trier, ma curiosité s'étant mise hors-service pour le moment, et c'est peut être mieux comme ça. Souvent, on dit que les ignorants sont bénis, et pour le moment, peut être que je gagne à l'être. Un moment viendra sûrement où je me prendrai la vérité en pleine poire, mais si c'était assez prenant pour m'occuper l'esprit, peut être que je m'y serais mis, mais je ne m'attends pas à grand chose de ma part. C'est mes aînés qui ont été entraînés pour finir dans la police, pas moi, il est donc logique de dire que je suis clairement moins doués qu'eux dans la résolution d'énigmes et démêlage de mensonge, même si dans ce dernier domaine, j'arrive un peu à me débrouiller. Mais comparé à ma sœur, je ne vaux pas un pet de lapin, et j'en ai bien conscience. Pour le coup, c'est vrai que j'aurais aimé qu'elle soit là pour me guider un peu dans tout ce fouillis, mais voilà...j'avais dit que je ne voulais pas revenir sur ce sujet bon sang. Je trouve même le moyen de m'énerver. Enfin ça arrive souvent, mais tant que je m'énerve moins que mon frère ne m'énerve, tout va bi...bordel mais il est obligé de rire comme ça ?! J'ai cru que j'allais tomber de ma chaise tellement il m'a surpris celui-là. Alors je sais que ma proposition était parfaitement ridicule, mais loin de moi l'idée d'insinuer qu'il fait mal son travail, auquel cas il ne serait probablement pas dans cet état, enfin, cela n'est qu'une hypothèse, et puis aussi dérisoire que ça puisse paraître, je ne crois pas que ça méritait un rire aussi...démoniaque, même si à coté, les démons peuvent aller se rhabiller parce qu'ils ne valent pas le bibliothécaire à l'heure actuelle. Pire encore, avec lui, les démons, on dirait des angelots alors je conseille à tous ceux qui croient en l'existence de l'Enfer de se pointer à la bibliothèque de la Kibougamine pour une visite avant l'heure. Non mais sérieusement, c'est à se demander si je suis encore dans l'académie tant les deux lieux sont opposés, j'ai presque l'impression d'avoir atterri dans un univers parallèle avec lui, c'est dire...mais dans quoi je suis tombé ?

« Tch...c'est pas comme si je voulais vraiment aider. J'ai juste besoin de faire autre chose...imbécile. » avais-je marmonné à moi-même.

En même temps, ce n'est pas comme si je pouvais marmonner grand chose de plus, et si c'est le cas, je préfère éviter. Tant que je suis en terre inconnue, je marche sur des œufs en flammes...comme les ingrédients qu'un perso de mauvais péplum avait utilisé pour invoquer un type qui ressemblait à un humoriste aussi drôle que recommandable, soit pas trop. Et puis se faire qualifier de ''chahuté du cerveau'' n'est certes pas flatteur, mais encore une fois, je remets en doute sa capacité à être bien placé pour le dire, parce que jusque là, son comportement m'échappe un peu beaucoup. Parce que je ne suis peut être pas comme j'étais il y a quelques mois, mais de là à me rapprocher de son niveau, j'ai bien du mal à y croire, et puis il y a des méthodes peut être un peu plus appropriées pour parler des propositions de quelqu'un. Certes, la mienne est UNIQUEMENT par intérêt, mais ce n'est quand même pas une raison que je sache. Enfin, je ne sais pas si je dois encore essayer de comprendre ce type, ou si je ferai mieux d'abandonner. Mais bon, il ne mérite pas le nom de Sangsue, que je viens de lui donner, pour des prunes, parce que la suite de ses mots m'ont fait comprendre que maintenant, je vais pas m'en dépêtrer aussi facilement que si je m'étais enfui dès le début...j'écouterai donc ma raison un autre jour. Jour qui risque d'être lointain vu qu'il ne me suce pas le sang, mais non content de me pomper l'air, il faut aussi qu'il me supprime le peu de raison qu'il me reste à force d'être consumés par ses rires et onomatopées tous plus étranges les uns que les autres. Et puis bon, si en plus je peux avoir un motif d'excuse, je prends ça comme un extra que je ne suis pas mécontent de recevoir. Au moins je n'aurai pas d'histoire tirée par les cheveux à donner au prof Nash, ce qui est déjà pas mal, parce que je n'aurai pas besoin de mentir, nul comme je suis quand il faut camoufler la vérité. Je me suis donc exécuté en posant le livre, et à peine le temps de faire ça que je me retrouve de nouveau confronté à son étrange façon d'être. Mais dans quoi je suis tombé ? Troisième édition.

Derrière son bureau, pour commencer. Trois tonnes d'ouvrage et encore, je dois être en dessous du compte, des tiroirs que je ne compte pas fouiller, et une odeur de poussière qu'est celle de sa mallette de premiers secours...j'hésite à remettre en cause l'intégrité des produits qui sont dedans et me contente de soulever les manches de mon uniforme, où je pus constater que certaines plaies s'étaient rouvertes. Alors si ma mallette est un bordel organisé qui a vécu, je ne parle pas de la sienne, dans laquelle je ne serai même pas surpris d'y voir débarquer un cafard ou même une punaise. Sa mallette est encore plus vieille que la mienne, et pourtant, la mienne, elle date même de la Tragédie, si j'en crois mon astronome de père qui me l'avait donné en me disant que ça avait appartenu à un de ses amis désormais médecin. Et franchement, au niveau des produits...je ne sais même pas s'ils sont encore utilisables, mais non, hors de question de faire la moindre remarque surtout qu'il est un peu en train d'abuser de l'alcool sur mes plaies alors que c'est pas grand chose. Du coup, je serre les dents à moitié en regardant autour de moi l'endroit dans lequel je me trouve, tout en me disant qu'il existe quand même d'autres désinfectants moins douloureux...la prochaine fois, je m'occupe de mes plaies seul, déjà que j'ai dû bouger un peu sinon il allait me couper la circulation à force de serrer son bandage ! Maintenant je me retrouve avec ça et des pansements que je me demande comment ils ont fait pour être en aussi bon état malgré les lieux et aussi...normaux. Je commence à comprendre pourquoi c'est aussi peu fréquenté. Remettant en place mes manches, je me remis à l'écouter et à m'autoriser à poser des questions, et à vrai dire, j'en ai un certain nombre et peu à la fois. Je serai bien tenté de commencer sans rien dire mais je me dis que si je peux poser au moins une question, c'est le moment. Mais j'ai intérêt à poser la bonne et à bien la poser, parce que comme je le dis toujours, si quelqu'un doit mettre fin à mes jours, c'est moi et moi seul même si avec lui, je ne sais pas trop où je vais, c'est en me posant une quatrième fois la question ''Mais dans quoi suis-je tombé ?'' que je décidai de répondre par ma question.

« Euh...c'est normal que la bibliothèque soit aussi...étrange niveau atmosphère ? »

J'ai du me retenir pour ne pas dire ''et son bibliothécaire'' alors que c'était tentant...j'espère qu'il m'excusera de penser à ce genre de choses sauf que franchement, mais dans quoi je suis tombé ?

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Guren Yonetsu

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MessageSujet: Re: Nullité à cache-cache Bonjour ! [PV Piper]   Dim 25 Juin - 23:13

Chahut dans la Biblio', feat Piper.


Bon, c'est nul. Ce gamin là a un sérieux problème, pourquoi il met autant de temps avant de répondre et de réagir ? Il est retardé ou bien ? A tout les coups, il doit avoir un complexe de temps...Temps, retardé ? J'EN PEUX PLUS, je me désespère moi-même, pwahahaha ! Non mais en vrai, il était pas net. Regardez son visage. Il sourit, puis soupir, puis... Ohlà, là, ça se voit clairement qu'il est en train de s’énerver, ou plutôt, de se parler tout seul. YOLOLO, JE SUIS LA TU SAIS ?

Si il ne voulait pas travailler, il n'avait qu'à tenir sa langue ! D'ailleurs, vous voulez une petite anecdote ? C'est moi qui ai la langue la plus longue de toute l'académie, et peut-être même, de ce monde, pwahaha ! Que voulez-vous, entre un accouchement qui a été pire que bizarre et toutes ses léchages de pages, je vous explique pas comment ça entraîne. Vous voulez savoir ce que je sais faire d'autres avec ma langue ? Bande de coquins, avoir des fantasmes de ce genre avec moi, un bibliothécaire ! Ce sont des fantasmes des années 1910 ça, avant même que la télévision ne passe en couleur !

D'ailleurs, petite anecdote : Saviez-vous que l'on rêvait tous en noir et blanc, auparavant ?

A l'époque où la télévision était encore en noir et blanc et ne capter que quelques chaînes, nous rêvions principalement en noir et blanc. Les images que nous voyions à la télévision agissaient sur notre inconscient. Celui-là même qui s’agitent le soir durant notre sommeil, et ainsi, les souvenirs perçues de ses images monochromes faisaient percevoir des rêves en noir et blanc.
Il est plus difficile de les observer de nos jours, avec l'apparition de la couleur et de ses nouvelles technologies, mais il n'est pas impossible d'en refaire, même sans télévision ! Un bon livre peut provoquer les même effets ! L'inconscient est tout de même quelque chose de merveilleux ,n'est-ce pas ?

Il est même possible de rêver de quelque chose que nous n'avons aperçu que quelques secondes dans la réalité ! Le cerveau, c'est une drôle de chose.


Le cerveau ouais, c'est une chose bizarre. Peut-être que, éventuellement, le miens est un peu disjoncté aussi mais au moins, je me sens bien. C'est pas le plus important ça ?

"Hein, tu as dis quelque chose ?"

Bien sûr qu'il a dit quelque chose, je l'ai bien entendu, a ruminer dans sa barbe ! "Il est bizarre celui-là" , "qu'il est chiant" ! Vous pensez qu'on entend pas quand on se prend une insulte en pleine tête ? Et bah si, on a été jeune aussi !! Et bien, c'est bien pauvre. Pauvre d'eux d'être aussi étroit d'esprit et simplet ! Vous auriez voulu que je sois comme ces bibliothécaire bien roulée, avec une cervelle d'huître et des lunettes qui font prostituée ?! Et bah non. Moi, c'est Piper, le weirdo de l'Académie. Un Weirdo qui a vécu bien plus d'horreur que vos pauvres histoires a vous en faire épiler le nombril !

Ces élèves.. Ils se croient fort, car ils ont un "Talent" ? Si ils l'étaient , ils ne seraient même pas ici en premier lieu !

"Je me disais bien. Bon, prend ses livres de cuisines juste là, ils sont pas dur a ranger, ça devrait pas être ragoutant !"

J'en saisie également dans mes bras, après avoir ranger la boite de premier secours dans mon bureau. Je devais en avoir au moins deux a trois fois ce qu'il pouvait en porter. Ca vous étonne ? Porter des livres, c'est comme porter du poids, ça muscle avec le temps ! Allez hop hop, deuxième..Troisième.. Voilà, quatrième rangée, allée A3 !
Pff.. Encore des livres ouvert et pas rangés.. Ces gens de l'étage du savoir-vivre sont de vrais porcs, leurs professeurs devraient leurs enseigner de vraies choses !

"Bien, on y est. Le rangement est très important pour un rôle de Bibliothécaire, mais aussi pour vous, les élèves. Chaque chose a sa place, chaque chose a son ordre ! Si on a besoin d'un livre en urgence, faut le retrouver vite-fait ! C'est pourquoi, ici, tout est classé par titre : Les Desserts, plats exotiques, les Recettes faciles.. Même des livres de cuisines pour les végans et les amateurs d'insectes, si tu savais ce qu'on peux trouver parfois, c'est hilarant !"

J'avais volontairement évité sa question. Étrange ? Qu'est ce qui est étrange au juste, dans ma Bibliothèque ?! Celle que j'ai mis corps et âme a refaire entièrement, ou chacuns de ses ouvrages ont été rangés et toucher par mes mains délicates..SANS AUCUNES AIDES ! Si il voulait aller dans un Parc d'Attraction, c'était pas par-ici, il aurait du aller voir Ryusuke. Ha lui, c'est sûr qu'il est fun, on s'entend bien d'ailleurs !
MAIS IL N'EST PAS LA.

DEAL WITH IT.


"Étrange ? Qu'est ce qu'elle a d'étrange au juste ? Dit donc le fond de tes pensées, rien ne peux ressortir d'ici de toute manière !"

Je ne sais pas pourquoi, mais je sens qu'il va encore nous faire un monologue mental avant de répondre. TANT PIS, j'ai du travail, et lui aussi pour le coup ! Bon, "Chef Sgloubi :Des recettes de bâtonnets".. Va ici et ça, là..

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MessageSujet: Re: Nullité à cache-cache Bonjour ! [PV Piper]   Lun 26 Juin - 18:33

La vérité est d'or.


Quand je parle d'un lieu ''étrange au niveau de l'atmosphère'', c'est que certes, c'est très calme, mais surtout parce que personne n'y vient jamais. Ce qui crée un cercle vicieux vu comme on ne s'attendrait pas à ça venant d'une académie censée représenter l'espoir. À moins qu'ils avaient envie d'un lieu typé pour Halloween, mais dans ce cas, mieux valait le fermer pour le reste de l'année vu que pas grand monde ne semble apprécier de fêter ça. Et pourtant, c'est un peu la seule période de l'année où ils nous sortent les Kitto Katsu à la citrouille. Certes, je ne suis pas grand fan du chocolat blanc -qui n'est rien de plus que la graisse du chocolat dans lequel on te fout toujours plus de sucre avec toujours plus de lait et même de l'arôme de vanille- mais comme c'est le seul truc qui est assez insipide pour pouvoir y foutre des saveurs en tout genre, ça marque le coup, et ça fait passer la pilule, enfin le chocolat blanc quoi. Et dire qu'on file les invendus à des conventions d'autres pays, j'ai un peu honte sur le coup, mais bon, on ne va pas tout garder pour nous surtout à l'ère où on tente de se reconstruire après ce qui s'est déroulé il y a 25 ans. Sauf que la bibliothèque est encore moins accueillante qu'une porte de prison où un monde en pleine Tragédie...plus précisément, c'est vrai que les deux ont une ambiance comparable -enfin si j'en crois ceux qui l'ont vécue enfin les peu qui y ont survécu- mais là, si on me disait que le lieu était hanté, et pas que par le bibliothécaire on ne peut plus louche, même si d'habitude, je ne crois que ce que je vois, bah là, je goberai sans me poser de questions tellement c'est crédible. Et si jamais c'est hanté par les précurseurs des événements que je n'arrête pas de mentionner, autant dire que ça aurait de suite beaucoup plus de sens lorsqu'on voit les lieux, si ça se trouve, le bibliothécaire est l'un d'eux...enfin, je divague, et j'ai pas envie de finir aussi parano que le prof Nash, car sauf votre respect monsieur, des fois, vos soupçons atteignent des sommets.

Et j'aurais pourtant de bonnes raisons de prendre sur lui quand je vois dans quel bordel je me suis fourré. Je cherchai juste un endroit calme, puis après à filer un coup de main, mais je me demande vraiment si je vais y laisser plus que mes mains à ce niveau là. Déjà que je commence à perdre tout sens de la logique...correction, je crois que la logique n'a strictement aucune utilité dans un lieu aussi étrange, et je ne devrai pas la mettre en danger pour ça. Si jamais je m'étais attendu à y risquer ma santé mentale à ce point, on me l'aurait dit que je ne l'aurai jamais cru. Enfin, rien ne sert de se lamenter, je suppose que je vais juste y aller avec ma meilleure compétence, l'honnêteté radicale. Dite aussi, ma lame à double tranchant qui fait autant de dégâts à l'autre qu'à moi à cause d'une puissance non contrôlée. Mais c'est soit ça, soit bonjour l'hypocrisie, alors je ne vais pas présenter d'excuses à quiconque pour avoir été élevé avec comme valeur principale la franchise. Du coup aussi, ça fait des scènes assez drôles en famille, et moins drôles en extérieur, sauf qu'au moins, t'as pas de poids sur la conscience niveau mensonges, et rien que ça, ça te fait te sentir léger comme moi et ma corpulence en dessous de la moyenne. Comme quoi être en sous-poids niveau dangereux peut servir pour ce genre de comparaisons, même si ce n'est clairement pas drôle et que je n'ai qu'une envie, renvoyer les paroles de Naoshori me revenant en mémoire dans la gueule de son envoyeur, mais bon, tant qu'il n'agit pas ainsi avec un autre, je ne vais taire ma colère. Mais je digresse, et comme pour me le montrer, le travail commence avec au menu, en entrée...des livres de cuisine. Oh bordel j'arrive pas à croire que j'ai pensé un truc aussi vaseux. Je sais que j'ai un humour aussi pourri qu'une pomme laissée au soleil pendant une année, mais moi qui croyais avoir touché le fond, je me retrouve à creuser encore, qui sait, peut être que je trouverai du pétrole à ce rythme. Pour compenser, je commençai le travail, me disant pour une fois qu'être grand, c'était pas si inutile que ça, puisque j'ai juste besoin de me mettre sur la pointe des pieds pour atteindre l'étagère la plus haute, le tout, en l'écoutant blagasser.

« Je veux bien vous croire, à se demander qui est friand de ses bouquins. »

J'ai encore osé m'enfoncer, à croire que l'ambiance de cette bibliothèque ne me fait clairement pas de bien. Même mes mots sont touchés. Heureusement que j'ai encore assez de neurones -peut être pas pour longtemps- afin de dénoter sa stratégie d'évitement. C'est généralement le truc utilisé par les menteurs et les cachotiers pour éviter un sujet qui les gêne plus qu'autre chose. Je le sais, c'est généralement ce que j'essaie de faire quand je sais que je ne vais pas réussir à mentir, soit très souvent, ce qui rend encore plus voyant mes tentatives quand même rares de cacher la vérité. Pas tout le monde n'a le talent de mon frère -talent en carton mais face au mien voilà-  pour mentir. Si personne ne l'avait, ça serait même encore mieux, mais sans mensonges, la vérité ne peut être exposée pleinement, c'est le même principe avec la lumière et l'ombre. Sans lumière, pas d'ombre et vice-versa. Le concept pourrait s'appliquer entre l'espoir et le désespoir, et à peu près à tout duo de concepts qui s'opposent. Par chance, tous ceux qui utilisent une stratégie d'évitement savent ce qu'ils font, et je ne me prive pas juste après ma réponse de lui lancer un regard -enfin mon œil valide- désabusé à croire qu'il me prend pour un imbécile qu'on peut rouler dans la farine...continue de ranger tes bouquins Hikaru, ça vaut mieux. Enfin, comme je ne pouvais pas prendre énormément de livres, grâce à ma force légendaire, j'avais besoin de faire plus d'allers-retours, mais dans l'ensemble, j'essayais de faire comme à mon habitude, du vite-fait bien-fait, même si je privilégiais un peu le second, parce que ça ne servait à rien de faire quelque chose pour l'aider s'il faut qu'il repasse derrière. De toute façon, il finirait bien par abandonner, surtout que je ne compte pas coopérer dans sa lancée, du moment qu'il ne me renvoie aucune question, je peux toujours tenter de lui extraire des réponses aux miennes. J'ai jamais dit que j'étais doué en quoi que ce soit après tout. Mes bonnes notes en sciences ne comptent pas, c'est du scolaire, pas des trucs qui vont aider dans la vie, et mon ''talent'' je n'en parle même pas. Mais vu que mon frère m'y a pas mal poussé en me disant que j'allais ''retrouver espoir en la vie''...abruti de Seïa-onii-chan va.

Et là, miracle, il est revenu sur le sujet. Je ne sais pas si je dois applaudir son abandon censé ou ma déception qu'il ait d'abord tenté de me rouler. À défaut, je pris le parti de ne rien faire et de continuer à ranger les bouquins, c'était la seule chose à faire avant de repartir chercher des bouquins. Pour être franc, même si je le suis très souvent. Hé, je ne suis pas infaillible et il y a plusieurs choses que je cache ou sur lesquelles je mens, passons. Par franchise, je dois avouer que j'ai un peu honte, parce que même si j'essaie de bien faire, je crains de ne pas être à la hauteur. Certes, je n'ai aucune expérience dans ce genre de lieu, il faut dire, mon amour inexistant pour les bouquins ne m'y a jamais conduit, mais comparé à lui, je sens que je manque cruellement d'efficacité, et pourtant, j'agis plus vite que ce que je pense. Les digressions, les longs raisonnements, tout ce bordel qui fait que je pense énormément avant de répondre, du coup au pro rata, je suis au niveau de Takebashi pour la sociabilité. Même si pas tout le monde est un modèle d'amicalité ici, moi inclus, mais bon, c'est un trait que j'ai pas forcément l'intention de changer, surtout parce qu'avec tout ça, j'ai un peu oublié la précision que je voulais lui donner. C'est ce qui arrive quand on pense trop, et qu'on se fait couper dans ses pensées, soit assez souvent, mais là, en plus, je savais que j'aimais bien ma réponse, et qu'elle avait l'autre mérite d'être franche. Quelle plaie...bon, c'est parti pour tenter de m'y retrouver dans ce dédale qu'est mon cerveau et sans fil pour m'orienter, avec au milieu, un minotaure, pardon, un bibliothécaire, qui a l'air prêt à me réduire en charpie comme si mettre ma raison dans cet état ne lui suffisait plus. Ça me revient enfin. Je partis chercher d'autres livres, essayant d'en prendre un peu plus, et commençant à les poser, c'est dans une vaine tentative de dissimuler la fierté que j'éprouvais face à ma comparaison que je lui répondis en lui lançant un regard presque narquois et aussi soupçonneux. Il voulait le fond de ma pensée, il allait l'avoir.

« Simple. On dirait que les descendants des précurseurs de la Tragédie y ont établi leur quartier général pour nous en pondre une nouvelle. »

By Paysanne

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Anastasia Moskovskaïa

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MessageSujet: Re: Nullité à cache-cache Bonjour ! [PV Piper]   Sam 23 Sep - 11:32



Feat. Siegfried J. Kyrielight



Du haut de mon misérable mètre quarante-trois, je soupire de manière aussi profonde que la misère du monde en me pinçant l'arrête du nez. Seigneur que je déteste retourner à tes cours, bien que cela ne tient qu'à quelques dizaines d'heures par années. Mais tout de même, qu'est-ce que c'est harassant de devoir supporter ces sales gosses dont le QI ne semble pour l'instant même pas atteindre celui d'une star d'une télé-réalité - ah non, c'est peut-être exagéré ça. Mmmmh, celui d'un primate alors ? Non, même les primates sont plus doués intellectuellement... Enfin, tout ça pour dire que je tique à chaque fois que je croise un confrère ou une consœur qui me rappelle à chaque fois qu'être Super Elementary School Level ne veut pas forcément dire posséder un intellect respectable. Et cette pensée ne se forge que plus forte à chaque fois que je dois les côtoyer, ne serait-ce que brièvement.

Néanmoins. Je peux enfin retourner à mon antre, mon petit coin de paix. La Bibliothèque, le lieu où je passe mes journées - et mes soirées. Un livre constamment sous les yeux, ignorant mon entourage. Quel parfait climat pour saluer mon être de sa précédente péripétie. Que pourrais-je lire pour cette fois ? Il me semble avoir quitté les lieux après avoir terminé de lire La Lettre Écarlate, de Nathaniel Hawthorne. Il faudrait un bouquin qui jure d'une différence de genre ou tout simplement d'écrit... Ce n'est pas réellement mon genre, mais si... Je tentais de lire une romance ? Il y a après tout des classiques dans ce type de littérature, que je ne devrais pas bouder mon plaisir de connaissance par de simples préjugés. Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell, peut-être ?

Oui, cela me semble bien.

Je me dirige donc peu à peu vers la destination où se trouvait ledit bouquin, avant d'être arrêté dans mon élan par une scène me faisant lâcher une mine de dégoût. Qu'est-ce que faisait un Freak et un gamin dans un coin reculé de la bibliothèque ? Cependant le dégoût est remplacé par de l'exaspération, me laissant m'imposer d'une voix bien trop grave pour une personne de mon gabarie :

Puis-je vous aider en quelque chose dans vos... activités ?

Le ton que j'avais employé était méprisant, mais avec une légère teinte de professionnalisme. Je perçois la perche à l'allure lugubre sursauter en remarquant présence, il s'exclame d'un strident "Je suis à découvert !" et... fuir à quatre pattes comme s'il était en opération commando ..? Et était-ce réellement possible de se mouvoir ainsi ? Cela ne semble pourtant pas ce que le corps humain permet de faire. Je hausse un sourcil devant l'étrange scène dont je viens d'être spectateur, avant d'hausser les épaules. J'en ferais pars à "Madame La Directrice" de ça, mais avant...

Je me tourne vers le gamin - un peu grand certes, mais vous n'allez pas dire qu'il a un faciès qui rapproche son âge du mien, non ? Je le juge un peu, de la tête au pied, avant de dire, le plus simplement du monde :

Je ne savais pas qu'on laissait traîner librement les SESL ici. Je n'aurais pas demandé ce poste de bibliothécaire, si je l'avais su plus tôt.

J'avais dis ça avec une moue, perplexe et exaspérée. Car oui, si de base je pouvais être ici librement, je n'aurais aucunement demandé de me charger de ce lieu. Il va falloir que je discute sur bien plus qu'un simple individu suspect avec elle....


by lizzie

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MessageSujet: Re: Nullité à cache-cache Bonjour ! [PV Piper]   

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