Il y a ving-cinq ans de cela, naquirent les Tragiques Évènements qui ont plongé notre monde dans un profond Désespoir.. Aujourd'hui, le monde panse ses blessures.. Mais celui-ci n'a jamais vraiment disparu.
 

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 Naissance d'un duo de choc ! #Emipardonnemoi [PV : Charlotte]

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Hikaru Yuugure

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MessageSujet: Naissance d'un duo de choc ! #Emipardonnemoi [PV : Charlotte]   Dim 28 Mai - 21:50

Naissance d'un duo de choc (Emi pardonne moi !)


Ma main intacte sur le grillage du toit, je pensais à ce que je pourrai faire si ledit grillage n'était pas là. Sauter. C'était la seule chose qui m'intéressait en ce moment, et ce, depuis mon réveil à l'hôpital il y a plusieurs jours. Mourir. En finir. Plus les jours passaient, et plus j'avais du mal à trouver une raison de rester. J'avais mal, et pas qu'au niveau physique, même si j'avais tenté de cacher le plus possible des blessures que j'avais récolté il y a deux semaines. J'imaginais donc une énième fois la scène. Celle où je m'avançais sur le bord du toit, anxieux, puis, me détendant, je fis le dernier pas avant d'étendre les bras. Et après, me pencher en avant, sentir la gravité mortelle me prendre dans ses bras dans un coup d'air si frais qu'il me rendrait l'impression de vivre, juste avant que tout finisse. Vivre. Ce n'était que voir le temps défiler en fin de compte. Telle était ma vie, voir le temps passer jusqu'à ce que l'issue soit décidée. Que mes blessures cicatrisent, celles présente en mon âme ne peuvent pas être aidées par le corps médical. Enfin si, il y a une aide dédiée à ce genre de problème, mais je n'en ai pas envie. Je ne veux pas encombrer. Ils ont déjà assez à faire, et déjà, s'occuper de moi, blessé mineur alors que d'autres sont sûrement au bord de la mort, c'était trop. Et le pire, c'était que je savais que si je prenais mon courage pour sauter, j'en ressentirais la plus grande libération qui soit. Être enfin libéré de ce poids encore plus lourd que mon fusil, au fond, je n'attendais que ça. J'étais égoïste, je ne voulais pas forcément que cette attente finisse, je voulais juste mettre fin à ma souffrance, et cette attente était juste un déclencheur, un prétexte pour le faire. Et pourtant, j'étais là, et je n'étais pas seul dans cet état. Mais j'avais énormément de mal à passer outre ce qui a causé ma longue absence...qui durera encore, je ne compte pas revenir en classe de suite, pas avant d'être dans un état plus convenable et moins...blessé, je crois qu'on peut le dire ainsi.

Mais qu'est-ce que je veux dire par ''blessé'' ? Si on escompte les contusions, bleus, hématomes, rayez la mention inutile, et les brûlures de mégots planqués sous mes vêtements, j'ai quoi à part, deux côtes en réparation, un poignet droit hors service pour le moment, -voilà pourquoi le bandage au lieu de la mitaine à cet endroit là, faisant que mon autre main est à l'air libre, une première- une épaule revenue en place, une cheville gauche qui a fini de me lâcher, une arcade sourcilière défoncée avec supplément coquard, une joue gonflée qui date de ma dernière rencontre, et le bandage sur ma tête surtout après que je me sois fait une belle bosse en tombant ? À vrai dire, pas grand chose. Problème, le printemps se pointe, et j'en vois beaucoup en manches courtes, d'ici à cet été, il s'en faudra de peu pour qu'on remarque le fait que je me couvre un peu trop pour la saison. Et à part dire ''c'est histoire de ne pas montrer à quel point je suis un gringalet'', je ne vois pas quelle excuse je pourrai sortir pour qu'on me foute la paix. Je suis nul dans la matière et je risque bien d'en payer le prix, autant la dernière fois, c'était durant l'hiver, ça passait crème, mais là, je sens que je vais être dans l'embarras. Est-ce que je devrais vraiment demander à Seïa-onii-chan de venir me chercher directement ici au lieu de m'entêter à rentrer seul ? Non, je peux pas, si jamais il est sur une affaire, ou quoique ce soit en rapport avec son boulot, je ne peux pas le déranger, ce serait juste faire le gamin en plein caprice. Certes, ça m'éviterait les ennuis en chemin, mais non seulement je ne peux ni le déranger, ni l'inquiéter, mais en plus, ce serait avouer que j'ai peur d'eux, peur qu'il me tuent à force de me frapper, prouver que je suis faible alors que j'ai promis à mon frère de faire face. Il arrêteront quand ils en auront marre pas vrai ? Faut juste que je laisse passer jusque là. C'est la meilleure solution, je ne me sens pas de lui en parler, il irait encore trop loin et je veux l'en empêcher, ce n'est pas sa faute, c'est la mienne. C'est mieux si il pense que cette altercation n'est que la deuxième.

Je ne veux pas qu'il se doute que ça fait maintenant plusieurs mois que ça dure. Sans lui, et sans des camarades comme Takebashi et Nakagawa -car fomenter des plans contre Naoshori est un très bon moyen de penser à autre chose- j'aurais fait la même connerie qu'avant. Donc dans un sens, c'est grâce à eux que je suis encore là aujourd'hui. J'espère que je pourrais rendre la pareille un jour à Takebashi -parce qu'avec Nakagawa c'est sûr que je vais payer ma dette à un moment- il en a vraiment trop fait pour moi celui là. Même si il est revenu il y a peu, comme les autres et que leurs absences m'ont intrigué, ça ne me dérange pas trop, ils n'auront pas remarqué la mienne, enfin j'espère. J'ai juste donné un certificat médical aux profs rien de plus, c'est pas pour qu'il sache que le week-end d'avant, j'ai encore rencontré mes anciens camarades qui m'ont encore tabassé avant de me jeter sous une voiture qui plus est pas une petite, ce qui m'a valu une hospitalisation, un frère qui a mené l'enquête pour en boucler quelques uns mais pas tous, qui sont venus me cueillir ce matin quand je suis sorti. Quand on est habitué, les constats sont de suite plus glaçants, je sais, c'est le mieux pour moi. Si je commence à me plaindre et à chialer sur le fait que c'est injuste ce serait mentir. Ce n'est pas comme si je n'avais rien fait pour mériter ça. Le seul avantage que m'a apporté mon hospitalisation, c'était de pouvoir voir ma sœur quasiment tout les jours, et j'ai eu de la chance, il y a une une amélioration, même très légère, de son état. Mais ce n'était rien de définitif et ils avaient très vite coupé mes espoirs en me disant qu'elle avait encore du chemin à faire. C'était cependant mieux qu'elle ne se réveille pas maintenant, mais si on avait pu me confirmer qu'au moins à un seul moment, elle avait plus de chances de revenir parmi nous, tout serait devenu bien plus supportable, j'aurais peut être pu espérer justement. Espérer revoir ma sœur, espérer avoir encore le droit de vivre malgré tout ce qui s'est passé...impossible pas vrai ?

Impossible en effet, mais je dois continuer. Car tant que cet état n'affecte que moi, je n'en ai rien à battre, je peux même me laisser mourir, mais si quelqu'un d'autre en est victime, c'est une autre histoire. D'abord Takebashi, puis après, quand mes camarades sont revenus, je ne les ai plus reconnus. Surtout Nakagawa, c'était terrible. Et je ne parle pas de Tokonatsu ou autre Nimura. Mais je n'étais pas en état de savoir leur remonter de moral, tout ce que je peux faire est m'interroger sur les causes...pathétique je sais. Mais je ne sais pas par où commencer, je ne suis revenu que récemment, presque en même temps que mes camarades, je n'arrive pas à faire le tri dans mes idées, surtout avec ce qui s'est passé. C'est peut être pour ça qu'Opaly m'a envoyé ce mot que je sortis de ma poche. Elle m'a donné rendez-vous ici, pour discuter de l'état de nos camarades justement. Rien qu'en le relisant, la haine que j'éprouvais à mon égard remontait. Comment j'avais osé me morfondre dans mon coin alors que presque toute ma classe est dans un état pas possible ? Même Naoshori et c'est dire ! Il fallait bien évidemment que je fasse quelque chose, même ma sœur me giflerait pour avoir autant pensé à moi ! Je devais me recentrer et me concentrer sur ce qui m'importait, l'état de mes camarades. Je ne m'entends pas avec tous, et seuls Takebashi et Nakagawa sont des gens que je considère proches. Mais comme je suis le seul avec Opaly, on a pas d'autre choix que de se réunir. Je dois savoir, sinon, je ne pourrais pas les aider. Elle m'a donc envoyé ce mot, et je l'attends, elle n'est pas en retard. Pas encore. Mais au début, j'ai presque cru que j'avais la côte, ce qui m'aurait vraiment gêné, sauf que c'était pour aider notre classe. Tant mieux. J'espère qu'on arrivera à se mettre d'accord. Mais déjà, elle arrive. Rapide la demoiselle. Si c'est elle. Mais en tournant ma tête lorsque la porte s'ouvrit, je vis que j'avais raison. Cependant, pour lui cacher le plus de blessures possible, je me remis dos à elle en soufflant.

« Te voilà Opaly... » ne sachant pas quoi dire d'autre, je laissai le silence planer.

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Charlotte Opaly

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MessageSujet: Re: Naissance d'un duo de choc ! #Emipardonnemoi [PV : Charlotte]   Dim 28 Mai - 22:45

"Je suis presque invisible"... C'est ce que je me suis dit, il y a très peu de temps. Il faut dire que je suis effacé dans ce monde qu'est le monde des élites. Cette école est tellement spéciale. Même avec mon statue de princesse que j'évite d'étale, je me sens comme une moins-que-rien quelque fois. C'est ce que je me disais, jusqu'à hier matin.

Je venais de finir mon premier cours du matin. J'étais en train de marcher tranquillement pour aller à ma prochaine leçon vu que j'avais encore le temps. C'est quand j'étais rentrée dans la classe que je voyais que du monde était assez déprimé pour une raison X ou Y. C'était assez bizarre, il se serait passé quelque chose il y a peu de temps ? C'était possible que le groupe ait fait quelque chose dans le dos des autres ? Tant de mystère... si seulement Shinichi Kudo était là pour nous aider ! Je devais me ressaisir, je me suis crié à moi-même, "reprends-toi Charlotte ! C'est sans doute juste une impression". Plus l'heure de la leçon semblait se rapprocher, plus je sentais une ambiance déprimante et pesante... Il faut que je fasse quelque chose, il faut que je trouve ce qu'il se passe. Laissez une telle chose dans cet état ne fera qu'empirer les choses et les rendre catastrophiques. Mais est-ce que je pouvais faire ça seul ? Je ne le pense pas, mais avec qui je pourrai m'associer pour résoudre ce mystère. La plupart des gens sont dans cet état et c'est là que mon regard à croisé celui de Hikaru... Il était dépressif tout le temps. Alors, il pourrait peut-être m'aider dans cette affaire. Tout était décidé ! Je lui avais fait une lettre, je lui ai envoyé et je suis vite allé au point de rendez-vous, avec des petits gâteaux à la crème. Dès que je poussais la porte, je vois Hikaru dos à moi. Alors il était bien venu et se mit à parler.

Te voilà Opaly...

J'avançais prêt de lui, en hochant la tête et avec un air un peu déterminé avec mon sac en papier dans ma main gauche

Quand je donne un rendez-vous, je viens le plus vite que possible...

Je pris une grande inspiration et je lui dis dans mon air le plus sérieux

Il se passe quelque chose avec les élèves de notre classe... Comme tu as l'air pas plus dépressif que d'habitude, je me suis dit que tu devais être dans la même situation que moi. Je veux changer cette situation, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour les sortir de cette situation... Mais je n'y arriverai pas seule et je doute qu'ils veuillent m'aider... Es-ce toi tu le voudrais bien ?
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Hikaru Yuugure

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MessageSujet: Re: Naissance d'un duo de choc ! #Emipardonnemoi [PV : Charlotte]   Dim 28 Mai - 23:54

Est-ce une tentative de corruption ?


Même si c'était impoli de tourner le dos à son interlocuteur, et que ça m'embarrassait, je ne voyais pas d'autre alternative pour ne pas lui monter certes ma sale tête, mais aussi ce qui était écrit en gros sur celle ci, soit, ''Je viens de sortir de l'hôpital'' parce que les question, c'est pas ma tasse de thé. Bon, je préfère le lait, mais contrairement au café, le thé ça passe. Je divague, j'espérais quand même qu'en dépit de son statut, elle ne m'en tiendrait pas rigueur, j'avais mes raisons. Enfin, de ce que j'avais lu sur mon manuel électronique, l'étiquette et elle n'étaient pas amies. Un point assez positif si elle en oublie pas la politesse. Mais puisqu'elle a pris la peine d'arriver à l'heure, je lui faisais confiance sur le sujet. C'est quelque chose de presque risible dans se monde, de s'accrocher à des valeurs si illusoires, mais dans un sens, ça m'aidait peut être à continuer. Pas à avancer, mais à garder les pieds ici. De toute façon, je ne pouvais pas partir sans savoir ce qui s'était passé avec mes camarades. Hors de question. Au moins pour Takebashi je ne pouvais pas faire ça ! Il m'avait aidé tellement de fois, au moins pour lui, l'heure était venue de lui rendre la pareille et je comptais bien le faire. Mais tout le monde y passera, car c'est vraiment pas normal. Comment ils peuvent se mettre dans un état pire que le mien en quelques jours ? C'est inhabituel. Et quand je dis pire que le mien, c'est quand même pas à cette extrémité, du moins je l'espère. Si jamais quelqu'un tentait l’irréparable, que je m'entende ou pas avec lui, je m'en voudrais de n'avoir rien pu faire. Tout simplement parce que je suis comme ça, je ne pense pas avoir la gentillesse de vouloir aider mon prochain, ce doit juste être pour me donner bonne conscience. Et me dire que je ne suis pas si pathétique que ça, donc que je peux vivre encore un peu. Je m'en veux d'être aussi égoïste, je comprendrais ma famille si elle pouvait me le reprocher, ce qu'elle ferait.

« Un bon point pour toi. »

J'avais directement répondu à sa remarque sur la ponctualité. Ma voix pouvait sembler sèche, et elle l'était un peu mais j'espérais qu'elle entende ma tentative d'y mettre un peu de chaleur, pour exprimer la sincérité de cette tentative de compliment. Je ne suis plus aussi adroit, et comme si j'en avais honte, je collai mon front au grillage, sans regarder en bas. La capitale était dans mon champ de vision, mais je fixai plutôt le vague, à me demander ce que je faisais là. Il y avait Nakajima aussi, ou Iwasaki, sa camarade de chambre, mais c'était tombé sur moi pour une raison inconnue. Ils étaient rarement là c'est vrai, mais d'un autre coté, ils étaient plus avenants, leur aide aurait été plus précieuse. Ou sinon elle s'est dit qu'un gars dépressif avait dû bien comprendre l'état de ses camarades et devait donc être plus apte à savoir ce qu'ils risquaient ou bien comment les aider. Je ne sais pas m'aider moi même, alors aider quelqu'un d'autre, ça risque d'être difficile. Mais il faut bien tenter, sinon, je n'arriverais à rien, jamais. Et puis il fallait bien que je fasse quelque chose. Voir mes camarades ainsi et me contenter de penser à comment mettre fin à mes jours me semblait si inadmissible de ma part que je ne pouvais pas laisser passer ça. Et puis, si Opaly m'avait sollicité, la moindre des choses était d'essayer de répondre à ses attentes. Je ne vais pas garantir un franc succès, je l'avoue, mais le peu que je suis capable de faire, je veux bien le faire. C'est normal et puis c'est toujours une bonne chose de savoir qu'on était pas seul dans une situation, j'étais quelqu'un de solitaire, certes, je pouvais être rude et j'avais épargné personne dans ma classe. Mais lorsqu'il s'agit d'aider quelqu'un, je ne recule que rarement lorsqu'il s'agit de tendre la main. Je pense que mes camarades seront d'accord pour le dire, que même si j'ai pas l'air d'y mettre du mien, je le fais, et je le fais sincèrement, mais ça, je ne sais pas s'ils s'en rendent compte, et je n'ai aucune intention de leur dire. Voilà pour ma présence ici, parce que me détourner d'une camarade qui m'avait accosté était certes impoli, mais aussi inacceptable.

Puis elle m'expliqua la raison de ce mot. J'avais compris, dès le regard qu'on s'est échangé, qu'elle s'inquiétait pour ses pairs. Un autre bon point pour elle d'après moi. Je n'ai pas pris le temps de la connaître vraiment, mais je l'ai observée, et jusque là, elle n'avait rien de méchant, son discours ne m'étonnait donc pas. Mais je ne pus que pouffer de rire lorsqu'elle me dit que je n'avais pas l'air plus dépressif que d'habitude. C'était un rire à moitié ironique, puisque je pensais avoir touché le fond au point de ne pas pouvoir aller plus bas, mais il devint plus sincère avant de s'étouffer, la formulation était maladroite, mais j'avais compris ce qu'elle voulait dire. Jamais on ne m'avait dit ça, au point où je pourrais presque croire moi-même que j'allais bien. Comparé à mes camarades, j'étais comme ça depuis le début de l'année, donc ce devait pas être difficile de percevoir que je n'avais pas tant changé, si on excluait ma perte de poids récente et des blessures dont personne n'était encore au courant. Elle n'avait pas de mauvais yeux, mais même si c'était facile, sa volonté d'aider nos camarades était appréciable. Takebashi n'avait pas arrêté de m'éviter depuis son retour, et maintenant eux qui commençaient à sombrer, quand je pense que quelques minutes avant, je pensais juste à me suicider. Heureusement qu'elle était intervenue. Non seulement parce que peut être qu'il en serait fallu de peu pour que l'image devienne réalité, mais aussi pour me rappeler qu'il y a plus urgent dans les environs comme peut être justement, ce qui se passe à l'académie. J'aurais dû m'en douter dès le moment où j'ai vu que Naoshori n'avait pas son habituel sourire puant l'ego trop grand à plein nez. Mais j'ai préféré ne pas m'en soucier et continuer à me laisser couler dans mes idées morbides, comme si je voulais fuir la réalité. Plus. Je devais la combattre quoiqu'il arrive, et relever mes camarades en faisait partie. Je commençais donc à me retourner vers ma camarade avant de m'arrêter brusquement. Non seulement il était hors que question que je lui présente ma condition, mais surtout, c'est une odeur, suivie d'un bruit, qui furent la cause de mon interruption momentanée.

Une odeur douce, sucrée...bon sang ça sentait bon ! Elle a du ramener quelque chose avec elle si j'en crois le sac que j'ai pu apercevoir. Je ne pouvais m'empêcher d'y exercer mon odorat pour y repérer la délicate odeur de gâteaux. Et même, de gâteaux à la crème !! Si ça se trouve, elle a lu mon profil et a pris ça pour que me mettre plus facilement dans sa poche. C'est bien ce que Nakagawa a fait à la Saint-Valentin pour que j'accepte de coopérer avec elle contre Naoshori. Mais avec les deux qui sont dans un état psychologique déplorable, c'est pas gagné. Sauf que contrairement à Nakagawa, Opaly n'avait clairement pas besoin de ça pour que j'accepte. Pour la première fois depuis un moment, je sentais combien mon ventre était vide à force d'oublier les repas, que j'avais trop tendance à sauter depuis des mois. Le dernier devait bien remonter à mon dernier matin à l'hôpital, c'est dire. Deux trois-jours et un passage à l'infirmerie il y a peu, voilà pour mon état à ce niveau là. Et je sentais que le sucre me manquait terriblement dès que je sentis l'appât qu'elle me tendait. Donc bien évidemment, mon estomac se mit à se manifester. On était que deux ici, et pas vraiment de bruit, donc pas besoin pour elle de jouer les grandes détectives pour comprendre que ça vient bel et bien de moi. La honte me poussa donc à rentrer encore plus ma tête dans mes épaules, lui tournant à nouveau le dos, avant de passer une main à mon ventre, dans une vaine tentative de le calmer. Le mal était déjà fait et couvert du rouge de la honte, je gardais les yeux au sol en n'osant même pas regarder mon interlocutrice. C'était le moment idéal choisi par mon organisme pour faire des siennes -non il n'y a aucune ironie dans la phrase vraiment aucune- et montrer qu'en effet, j'ai trop tendance à me négliger alors que je devrais faire tout le contraire. Je ne veux même pas assister à la réaction de ma camarade qui aussi gentille soit-elle, a quand même le droit de se foutre de moi. Il faut que je lui présente mes excuses...mais je n'arrive pas à formuler quelque chose de compréhensible ! C'est après, que je parvins à formuler un mot intelligible, pas trop tôt. Quelle plaie, un jour j'arrêterai d'être minable, enfin j'espère...

« D...désolé...je... »

By Paysanne

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