Il y a ving-cinq ans de cela, naquirent les Tragiques Évènements qui ont plongé notre monde dans un profond Désespoir.. Aujourd'hui, le monde panse ses blessures.. Mais celui-ci n'a jamais vraiment disparu.
 

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 L'art de se mettre à nu, mode d'emploi. [Libre + 1 max]

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Hikaru Yuugure

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MessageSujet: L'art de se mettre à nu, mode d'emploi. [Libre + 1 max]   Lun 26 Juin - 5:45

L'art de se mettre à nu, mode d'emploi.


Le cours de sport était enfin fini, et je n'y pas pas pris part. Surtout grâce à un docteur qui fut assez compatissant, traduisez, un docteur avec qui je m'entends à peu près bien et qui a toujours été mêlé dans les opérations concernant certains membres de notre famille dont moi. Pour le reconnaître, recherchez un homme brun qui a les yeux de la même couleur que les miens, mais en plus vifs. J'ai eu une chance de fou de le croiser ce week-end, j'ai encore du mal à y croire. Oui bon, chance de le croiser, faut replacer les choses dans leur contexte, mais c'est vrai que j'ai eu énormément de pot. Je me demande encore comment il peut être aussi gentil avec moi alors que j'ai une attitude extrêmement exécrable. Compréhensif, doux, campé sur ses idées aussi, j'ai essayé de profiter au mieux de cette présence paternelle qui m'avait pour ainsi dire, manqué plus que ce que je ne croyais. Avoir un grand frère et une grande sœur était une chose, mais une telle présence, lorsqu'on en est séparé depuis des années et qu'elle vous revient comme un boomerang, ça fait tout drôle. Il m'a bien aidé, donné une dispense pour les prochains cours de sport et j'ai même pu passer une nuit chez lui en ''observation''. Il tient un cabinet en plus de travailler à l'hôpital, et il vit au dessus de celui-ci, ce qui m'a confirmé le contraire de ce que je pensais, c'est à dire qu'il n'a hélas pas d'enfants. J'étais pourtant sûr qu'il en avait au moins un, il semblait si avenant, que le contraire m'étonne encore. En tout cas, il s'est occupé de moi comme si j'étais son enfant...enfin de ce que je pense, je ne le connais pas assez pour. Sa présence a quand même été assez rassurante, je préférerai ne pas mentionner cette scène, mais oui, j'ai littéralement plongé dans ses bras pour pleurer comme le dernier des gamins après quelques vaines tentatives pour garder contenance. Jamais j'aurais cru ça possible alors que c'est presque un inconnu pour moi. Je devais être vraiment mal...je crois.

D'un autre coté, peut être que ça peut se comprendre. Il est apparu, comme un miracle, alors que je me faisais -encore- tabasser par mes anciens camarades, tels des démons qui ne cesseraient jamais de me hanter. Sa présence a suffi à les arrêter, son portable à les faire s'enfuir. Puis j'ai tenté de me relever. Peine perdue, j'arrivais à peine à me mettre à genoux. Il m'avait tendue une main que j'avais saisi en vue de pouvoir y arriver. Puis il m'a posé la question qui m'a fait flancher comme jamais. « Ça va aller ? » Et j'ai secoué la tête. Je n'ai pas empêché les larmes de couler avant de finir dans ses bras, pleurant jusqu'à être inconscient à force. Je me suis réveillé dans un lit qui n'était pas le mien. Je pensais qu'il m'aurait ramené à la maison. On était chez lui, il m'a fait passer quelques examens. J'ai obtempéré. Il m'a toujours pris en charge à chaque passage à l'hôpital, donc lui cacher quelque chose ne servirait à rien. Il s'est occupé de mes blessures, avec le soin de tout docteur qui se respecte. On a discuté, surtout médecine en fait. Puis il s'est fermé sur les sacrifices qu'il a dû faire pour y arriver. En même temps, atteindre un tel niveau dans un monde en reconstruction, ce n'était pas simple, donc je n'ai pas insisté. J'en ai quand même profité pour regarder son appartement, très fonctionnel, mais chargé de souvenirs, si j'en crois les photos accrochées au murs. Il était avec une femme, brune elle aussi, et aux yeux dorés, sa fiancée, ils semblaient heureux. Mais elle est sûrement morte, sinon, il ne se serait pas fermé comme ça. Puis j'ai surtout vidé mon sac, face à lui qui tentait de me rassurer, tout en me confirmant que rien ne pouvait être décidé. La seule chose à faire était d'attendre, encore, et d'espérer, encore. Il a appelé mon frère, pour ne pas qu'il s'inquiète, spécifiant qu'il m'avait trouvé dans un sale état -ce qui est vrai- et que je n'étais apte à voir personne -ce qui est complètement faux je ne voulais juste pas le voir- donc je restais là -aucune précision sur le lieu n'a été faite- jusqu'à aller mieux. Puis on a passé la soirée ensemble, dans une ambiance plus chaleureuse, comme un père avec son fils.

Regardant mes camarades sortir, je m'assurai qu'il ne reste personne avant de me rentrer. Car malgré tout, avant et après chaque cours, même dispensé, il faut se changer, donc comme au début, je me fus bon dernier. Pas que ça me gêne de voir mes camarades dénudés -quoique- mais ça me gênerait terriblement qu'ILS me voient déshabillé. Pour ne pas dire que je n'ai pas envie d'être vu et pour encore moins dire que je n'ai aucune envie de passer un interrogatoire sur l'origine des brûlures de mégots et des hématomes qui me font moins mal, mais qui restent toujours douloureux. J'ai donc attendu que le dernier de mes camarades sorte pour enfin rentrer. Mes affaires étaient toujours là. Tant mieux, l'avantage ici, c'est que je n'avais pas à me soucier de moi, je me fondais dans la masse, donc aucun risque. Par contre je sais que je risque des questions de la part de Takebashi, vu le regard qu'il ma lancé en entrant, et en sortant des vestiaires. D'accord, ça fait plusieurs fois d'affilée que je le fais, mais j'ai mes raisons, de un, et de deux, pas la peine de me lancer ces yeux qui me donnent envie de me faire petit au point que je me suis recroquevillé comme un enfant dès que j'ai croisé son regard. Par chance, il ne me parle plus. Par malchance, je me doute bien qu'il se passe quelque chose, son état me rappelant trop le mien. J'ai veillé, il n'y a plus personne à l'intérieur, donc une fois dans la pièce, je fermai la porte en m'adossant à celle-ci dans un soupir de soulagement. Tant que je n'avais aucune question posée, ça allait. Je me dirigeai alors vers ma besace pour en sortir ma trousse de premiers secours. Depuis tout petit, je ne m'en sépare jamais, et ça se voit qu'elle a vécu cette mallette. Jadis, c'était pour mon frère et ma sœur que j'utilisais ça, puis au fil du temps, ça a fini par m'être utile à moi...et à Takebashi aussi, d'ailleurs va falloir que je reprenne de la pommade pour les contusions. À force de me soigner avec, il n'y en aura plus pour lui si jamais on recommence à se fréquenter. Il reste les patchs en cas de courbatures et douleurs musculaires, des bandages, des comprimés pour maux de tête, de ventre, et autres, mais plus de pommade. Du moins, je vais vider ce qui reste maintenant. Remettant la main dans mon sac, je trouvai un autre tube de pommade. Je savais bien que le médecin m'en avait donné un autre. Reste que je n'en ai quand même pas assez vu les chutes de mon ami. Je ne peux plus le soigner, mais ça ne m'empêche pas de m'inquiéter pour lui quand même...j'aimerais pouvoir l'aider plus...que c'est pathétique d'être aussi inutile envers quelqu'un qu'on apprécie...

L'heure était enfin venue de me changer. J'enlevai mon pantalon de sport pour remettre celui de mon uniforme avant de retirer mon haut, dévoilant aux plus indiscrets les blessures dont je parlais avant, ainsi que les cicatrices sur ma cage thoracique. Puis je retirai ma mitaine gauche, pour commencer les soins. Quelle plaie. Ils pourraient au moins me laisser le temps de résorber mes blessures avant de m'en refaire, j'ai déjà frôlé les os cassés et la fracture à plusieurs reprises ces derniers temps. Ce n'est pas beau à voir en tout cas, je veux bien le reconnaître. Ensuite, je retirai ma mitaine droite, faisant gaffe à ne pas me révéler la paume et l'intérieur du poignet, pour déjà m'occuper de ce qui restait à soigner là, puis m'occupai de l'autre bras. Et avec les beaux jours qui arrivent, je ne suis pas sorti de l'auberge. Je sens déjà les questions se pointer et je les comprends. Étant né et ayant grandi dans le coin le plus froid du pays, je devrais être le premier à m'habiller léger, mais là, je me retrouve plutôt à garder mon uniforme d'hiver sauf la chemise à manches courtes. Parce qu'il ne faut pas abuser non plus, je tiens à me couvrir, pas à finir en fondue dans mes vêtements. M'assurant de n'avoir oublié aucun endroit à ma portée, je pris le parti de lancer le tube effectivement vide dans la poubelle la plus éloignée de moi, soit celle près de l'entrée, vu que j'avais posé mes affaires au fond du vestiaire. Cible touchée, ça, c'est fait. À part le concierge, personne n'irait regarder dans les poubelles, donc normalement, je n'avais pas à me soucier d'être lié à ce truc. Puis, je fermai ma mallette que je remis dans ma besace avant d'enfiler mes mitaines, puis ma chemise. Je commençais à me sentir un peu trop exposé justement, même si là je l'étais toujours, vu que les manches courtes de ma chemise ne planquaient pas les brûlures et bleus qui sillonnaient mes bras. Assez vite, je pris donc ma veste en main, veste que je ne pus enfiler suite à deux bruits qui m'horrifièrent. La porte qui s'est ouverte ! Et les pas de quelqu'un qui entre dans la salle ! Ce n'était pas prévu ! Bon sang, et même si je suis au fond, je ne suis pas planqué, donc en plein dans le champ de vision de l'intrus ! Moi certes...mais surtout mes blessures ! Tremblant comme jamais, je me tournai vers l'invité surprise très lentement, en calculant mes chances. Soit je tombais sur Nimura, et j'avais énormément de chance, soit je tombais sur quelqu'un d'autre et la chance avait décidé de me quitter, soit je tombais sur Takebashi, et la malchance a décidé de me coller avec un interrogatoire que je suis sûr de ne pas éviter, soit, pire encore, je tombe sur Naoshori et là, je suis officiellement marié à la malchance vu qu'il risque de ne pas pardonner notre coup de la crevette dans son café -avec une réaction filmée par Nakagawa dont c'était l'idée je précise...bon d'accord on l'a eu tous les deux en fait- alors je suis en train de prier pour qu'au pire, je l'ai juste imaginé...mais non, il y avait bien quelqu'un...quelle plaie...

By Paysanne

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