Il y a ving-cinq ans de cela, naquirent les Tragiques Événements qui ont plongé notre monde dans un profond Désespoir...
Aujourd'hui, le monde panse ses blessures.. Mais celui-ci n'a jamais vraiment disparu.
 

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 Soirée sucrée [Libre ou plutôt...Open bar ! /pan/]

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Hikaru Yuugure

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MessageSujet: Soirée sucrée [Libre ou plutôt...Open bar ! /pan/]   Sam 12 Aoû - 0:04

Soirée sucrée !!


« Mitsuki-onee-chan,

J'espère que tu te portes bien dans l'établissement pour filles où tu as décidé d'aller. Je ne te cacherai pas mon inquiétude face à ton manque de nouvelles, mais d'après le boss...enfin notre parrain, l'établissement est strict et je ne devrais pas m'en faire. En même temps, comprends moi, tu es sortie du coma il y a peu et de l'hôpital encore plus récemment, Seïa-onii-chan et moi-même pensions pouvoir rattraper le temps perdu avec toi et tu nous annonces ton départ pour ce lycée privé. Comment je fais pour passer du temps avec toi maintenant ? Tu sais, ça me manque de ne pas pouvoir narguer Seïa-onii-chan en te monopolisant, et puis j'ai pas envie qu'il vienne te voir pour me narguer, je suis le seul à avoir ce droit ! En fait, tu me manques tout court, depuis tout ce temps où je n'avais qu'une seule envie, te revoir et enfin profiter de toi. Je ne vais pas critiquer ta décision cependant, même si je veux être avec toi, je veux surtout te voir heureuse car tu le mérites plus que n'importe qui, alors j'essaie de faire avec, mais tu ne peux pas empêcher ton petit frère d'adorer sa grande sœur après tout. J'ai vraiment hâte de te revoir au plus vite, et cette fois, je vais m'assurer de t'avoir pour moi tout seul pour qu'on puisse enfin passer du temps en famille, faut dire, c'était pas la joie entre notre frère et moi, déjà qu'on ne s'entend pas forcément, alors sans toi pour nous contenir, c'est de suite plus dur d'essayer de s'entendre. Enfin, je t'en avais déjà parlé quand tu étais encore à l'hôpital, je ne vais pas radoter, pas pour économiser de l'encre et du papier, ça, je m'en fous, je pourrais même t'écrire un roman tellement il y a de choses que je voudrais te dire, mais répéter est inutile, on le sait tous les deux. Du coup je devrais peut-être arrêter de divaguer, je voulais te donner de mes nouvelles à l'origine, autant le faire, même si je n'ai pas grand chose d'intéressant à raconter.

Je ne vais pas souvent en cours, mais comme ce n'est pas interdit, personne peut me le reprocher. La plupart du temps, ce n'est pas grand chose d'intéressant, alors je me permets de sécher généralement. J'aime bien me trouver au toit ou dans ma chambre à me demander ce que je peux faire d'un talent qui m'est inutile...même si je ne suis qu'en première année, l'avenir c'est dans pas longtemps et je n'ai pas envie de passer le reste de ma vie derrière un fusil. Je ne vois vraiment pas ce que je pourrais faire d'autre cela dit...peut être que tu aurais une idée, tu me connais tellement bien après tout, comme attendu de ma Mitsuki-onee-chan. Concernant mes fréquentations, bah, j'interagis avec pas mal de filles en fait, et j'ai déjà une bête noire, tout comme un meilleur ami, tu sais, Kaito Takebashi. Je voulais te le présenter mais je m'y suis pris trop tard, tu étais partie. Ce sera pour une prochaine fois, on sait jamais, si tu peux te rendre à la Kibougamine, je pense quand même qu'ils acceptent des visites de la famille, et au pire on continue de s'écrire. D'ailleurs, au moment où je t'écris, je suis censé participer à une soirée. À la base je n'avais pas trop envie, mais...comment dire...j'ai l'impression qu'il se passe des trucs bizarres dans mon académie et vu qu'il y aura des profs, ça pourrait être une bonne occasion d'en savoir plus, même si j'aimerais bien avoir de tes idées pour élucider ça, je n'ai pas ton talent donc ça m'aiderait grandement. Pour l'occasion, j'ai mis mon uniforme comme la procédure l'exige. Pas de chemise mal boutonnée, de pantalon froissé et de gilet à capuche sous la veste, là, j'ai bien boutonné ma chemise, mis la veste droite et même la cravate. Le pantalon a été repassé...bref, le seul truc qui fait moins procédure, c'est le bracelet éponge de sport que tu m'as donné, mais ça, pour des raisons évidentes, je refuse de le retirer, et puis la veste le cache un peu, ça ne devrait pas clocher de trop dans la ''tenue'' qui montre bien mon manque...
 »

« J'arrive Kaito ! »

Posant mon stylo sur le papier, je dus laisser à contrecœur la lettre pour ma sœur en plan afin d'aller rejoindre mon meilleur ami, puisqu'on avait convenu de s'y rendre ensemble. Ça ne fait pas très longtemps que j'ai commencé à appeler Kaito par son prénom, mais depuis ce qu'il s'était passé, il me semble que continuer à l'appeler par son nom de famille serait plus déplacé qu'autre chose. Et à vrai dire, au début c'était très étranges lorsque entre deux sanglots, j'avais changé de ''Takebashi'' à ''Kaito'', et j'ai eu du mal. Désormais, ça me semble plus normal de l'appeler ainsi, même si ça reste la première personne hors de ma famille à bénéficier de cette attention. Je suis encore gêné, parfois, de l'appeler comme ça, mais j'ai réalisé que je n'arrivais définitivement plus à l'appeler par son nom de famille, donc je me suis habitué. Ça ne semblait pas l'ennuyer non plus, j'espère avoir raison. J'ai donc ouvert la porte, saluant mon camarade d'un signe de tête et on y est allé. La gêne à l'idée d'y aller m'a fait répéter ce geste éternel que de serrer le bracelet de sport à mon poignet droit le plus fort possible, c'est d'une main sur mon épaule et d'un regard rassurant que Kaito m'a détendu, je crois qu'il n'aime pas quand je fais ce geste, puisqu'il sait ce qui se trouve sous cet accessoire. Je lui ai tout avoué ce jour là, à l'hôpital...je n'ai pas envie de m'en rappeler en fait, mais savoir qu'il est là, d'un coté, ça me rend plus tranquille. À vrai dire, on s'est relevés l'un l'autre de ce qui nous est arrivé, c'est peut être pour ça aussi que j'ai fini par l'appeler par son prénom, ça nous a rapprochés, dans le sens amical du terme. Donc c'est pour ça qu'il a proposé de m'accompagner, surtout que ça se voyait que je n'osais pas lui demander, et une fois devant la salle, on se sépara, c'était mieux. Il parti dehors, et moi, je pris la direction du buffet, j'ai rien mangé ce midi exprès !

Et ainsi donc, atterrissant enfin au buffet, je pris mon temps pour dévorer ce qui était présenté avec les yeux, hésitant à commencer quelque part. Et pour tout vous dire, dans les environs, il y avait Nash-sensei, soit pas une grande menace en soi, si ce n'est sa parano, Hamamiya-sensei et ses farces parfois pires que les miennes, et surtout...la Directrice...et ça, ça file des frissons dans le dos. Je ne l'ai quasiment jamais vue, sauf une fois pour son discours mais sinon, et puis avec son verre de champagne, on dirait que ses yeux sont des caméras, c'est un coup à vous couper l'appétit...du moins si on parle de quelqu'un à l'appétit normalement constitué, mais puisque j'ai un deuxième estomac pour les sucreries, ça ne me pose pour ainsi dire, aucun problème. Enfin presque, je sais me modérer, de par l'éducation un peu stricte que j'ai reçue, mais faut que je mange, car il est hors de question de rester un gringalet plus longtemps. J'ai promis à moi même que la prochaine fois que je reverrai ma sœur, elle n'aura pas à s'inquiéter de mon poids, donc je me veux bien portant pour notre prochaine rencontre. Ce qui fait que j'ai commencé à manger par ci par là...sauf que dès la première bouchée, il a fallu que je tire la même tête d'abruti que mon frère tant c'était bon. Un peu comme si j'étais en train de fondre, ou de m'envoler, mais c'est tellement bon ! Ils ont mis le paquet avec cette soirée, j'en reviens pas, mais ce qui est sûr, c'est que je sais où je vais me poser, et quand j'aurai le ventre plein, je pense que je rejoindrai Kaito dehors voir comment il va. Mais là, on a autre chose à faire comme manger...d'ailleurs si j'excède un peu, peut être que l'un des profs viendra me corriger, et là, ce sera le bon moment pour attaquer le sujet qui fâche. Enfin, ça vaut toujours le coup de tenter quelque part, et puisqu'il y a à manger, on commence par là, je sais, il y a mieux comme idée, mais bon, je débute ! Au suivant ! Dieu que c'est bon !

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Jack Travis

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MessageSujet: Re: Soirée sucrée [Libre ou plutôt...Open bar ! /pan/]   Jeu 17 Aoû - 18:55

Qu'est-ce que je suis venu faire ici...?



Je dois vous avouer quelque chose, j'en ai strictement aucune idée. J'entendait trop souvent les gens autour de moi parler de cette "fête" qui allait avoir lieu. Certes, ce n'est pas le genre de choses auxquelles j'aime participer, autant avouer les choses clairement, mais entendre tout le monde parler à suffit pour attiser ma curiosité. Je me suis donc rendu dans l'Auditorium, apparemment c'est là que va avoir lieu la fête. Je ne viens que pour cette fois-ci, si ils veulent que je reviennent il devrons me convaincre, je vous le dit, et ce sera pas si facile.

Je me suis donc rendu en direction de ce qui semblait être le buffet, il y avait plein de trucs à manger et a boire, il y avait des boissons pétillantes pour ceux qui ne buvaient pas d'alcool,
ça m'arrange. Je prend donc un verre de jus de fruit, je me contenterais de ça et d'une part de gâteau pour le moment. Je reste adossé à la table, j'était facilement reconnaissable sans avoir fait quoi que ce soit de spécial, j'avais ma tenue habituelle, la capuche sur la tête, et je mangeait ma part en buvant ma boisson, je ne faisait rien de plus.

Je suis resté comme cela un moment, je me suis plongé dans mes pensées qu'à l'instant ou j'ai terminé de boire et manger. A quoi pouvais-je bien penser, c'est vrai ça, à quoi? Et bien c'est très simple, je pense à tout ce qu'il m'est arrivé, à comment je suis devenu "Elite des élèves Fugitifs". J'ai perdu les pédales, je me suis échappé de prison 2 fois, et maintenant j'essaye de me racheter, j'avais vraiment l'air pitoyable, venu à une fête importante dans ma tenue habituelle car je n'ai rien pour m'habiller. Certes j'aurais pu demander de l'aide pour ça,
mais à qui? personne, donc ça ne servait à rien. A la place, je vais juste attendre ici, à côté de la table, à côté de l'autre qui semblait particulièrement apprécier les pâtisseries proposées,
j'attendais que le temps passe...


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Hikaru Yuugure

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MessageSujet: Re: Soirée sucrée [Libre ou plutôt...Open bar ! /pan/]   Lun 21 Aoû - 11:04

Faisons connaissance.


L'appétit vient en mangeant, et je suis bien d'accord avec cette expression, surtout vu ce qu'il y a au menu. Enfin, c'est plusieurs menus quand on voit ce qu'il y a, j'ai de quoi faire mon bonheur. En tout cas, c'est l'une des nombreuses formes que je lui attribue, pour ainsi dire, c'est la deuxième, la première et bien évidemment la plus importante, c'est ma famille et me trouver aux cotés de celle-ci. Je ne craignais pas la solitude, je l'ai longtemps été au collège, mais je ne la craignais pas justement parce que j'avais les miens pour me soutenir. Sauf que si je n'avais pas eu une famille aussi aimante, je pense que me retrouver seul au monde me rendrait fou. Dans ces cas là, il y a deux solutions, l'extra-punition, qui repose sur la vengeance, et l'intra-punition, qui repose sur le fait de se faire du mal. Autant dire que je ne tiens pas à préciser l'extrême dans lequel je serai tombé si jamais le soutien m'avait manqué au cours de ma vie. Pourtant, j'ai parfois du mal à comprendre certains comportements, même s'il m'arrive de les exprimer, c'est un truc que ma sœur n'arrête pas de me rabâcher pourtant. Le quoi est inutile, le plus important, c'est le pourquoi. Qu'importe le fait, on n'arrive à rien si on en identifie pas la cause, ce qui est purement dommage. C'est quelque chose qu'elle a appris lorsqu'elle était encore sous la peur d'avouer son véritable rêve, mais malgré tout, c'est le genre de choses qui restent. Moi même je sais que finir par faire autre chose ne m'empêcherait pas d'avoir des réflexes de tireur d'élite, même si cette étiquette commence à m'ennuyer ferme.

En parlant de ça, c'était quand même ce que j'étais en train de faire, en surveillant mes professeurs et la directrice du coin de l’œil, mangeant quand même pour remplir mon estomac, passer pour encore plus idiot que cet abruti de Seïa-onii-chan -enfin si c'est humainement possible- et possiblement avoir un prof sur le dos puisque j'ai sérieusement besoin de savoir c'est quoi ce bordel avec les simulations. Je ne devrais pas tarder à participer à la prochaine, alors j'aimerais en savoir le plus possible durant le laps de temps qui m'est donné, sinon, mes efforts pour soutenir ma classe auront été vains. Si c'est un processus qui doit être fait encore et encore, je n'en vois pour ainsi dire clairement pas l'intérêt, je préfère m'en prendre à la racine du cancer, et voir s'il y a déjà eu un patient zéro qui saurait m'éclairer. Parce qu'entre les profs et Shouheki, je ne sais pas trop ce que ça va donner, selon le niveau de coopération de chacun. Sans informations autre que le fait que la déprime vient des simulations, je ne vais pas pouvoir avancer, donc j'ai besoin de trouver quelque chose aussi vite que possible. Alors promis, dès que je peux choper un prof ou mon camarade de classe, je lui passe mon interrogatoire. Enfin, je dis ça comme si j'avais les questions prêtes sous la main, alors que ce n'est qu'à moitié le cas vu que la plupart du temps, j'improvise selon le plan donné. Ce n'est pas compliqué à comprendre, je dérive juste, je sais que j'ai un truc à faire, mais je déborde et là, c'est le bordel pour rester sur la ligne conductrice, même quand la situation est sérieuse. Car je ne me le dirai pas à voix haute, mais si je suis touché par ça, je crois que la troisième sera la bonne.

Il fallait vraiment que je me calme, dire qu'il y a quelques semaines, mon seul désir était de mettre fin à mes jours, maintenant, j'ai presque peur d'en finir justement. Pourtant, je ne devrais pas avoir peur, je n'ai pas eu peur lorsque c'est arrivé, et dès que j'en sors, je retrouve cette crainte qui suffit à me faire paniquer comme pas permis rien qu'à y penser. J'aurai peut-être dû prendre cette possibilité en compte lors de mon inscription à la simulation deuxième du nom. Si jamais il arrive quelque chose à mon avatar, si je suis également touché, je ne sais pas si je serai assez fort pour surmonter ça, ou si je vais replonger après mais vaines tentatives de remonter...sauf que non, la donne était différente. J'avais ma famille, mon frère, et surtout ma sœur, et je sais qu'ils m'aideront au cas où je chuterai dans cet abyme. C'est bien la seule chose pour laquelle je suis optimiste d'ailleurs, parce que j'ai énormément confiance en eux, mais c'est vrai que c'est plus quelque chose d'inhérent à mon frère, qui lui, ne voit que rarement le point négatif des situations. Je l'envierais presque si ça ne le rendait pas si abruti parfois, mais en avoir un peu ne me ferait pas de mal, je le reconnais, sauf que Tokyo ne s'est pas fait en un jour et je ne peux qu'être d'accord avec cet adage, aussi ennuyeux puisse-t-il être. La question est désormais juste de savoir combien de temps ça va me prendre avant de gagner ne serait-ce qu'un peu d'optimisme. Peut être quelques mois, peut être une dizaine d'années, peut être jamais...et voilà que j'étais reparti dans ce trait que je voulais chasser.

Attention, un mouvement a été détecté. Mon regard se fit vif en direction de la personne nouvellement arrivée, avec l'espoir secret qu'il s'agisse d'un des professeurs où de la directrice se trouvant dans les environs. Pas de chance, c'était un gars qui s'était clairement pas donné la peine de se soigner pour la soirée. Enfin, s'il en avait pas envie, il a bien raison, ça serait inutile, après tout, je n'ai mis mon uniforme que par politesse pour le travail fourni. Mais il faisait au moins l'effort de respecter le travail fait pour le buffet, et pas que ça m'arrange pas mais ça en fait quand même moins pour moi. Je finis alors ce que j'avais mangé avant de me dire que ce ne serait pas une si mauvaise idée de boire en observant l'individu près de moi. Grand, pâle, en sweat à capuche, autant dire que je mettrai ma main à couper que lui même cherche encore la raison de sa présence ici, et pas que je veuille qu'il profite de la soirée ou que je tienne spécialement à ce qu'il se détende ou autre chose du genre -ne me prenez pas pour plus gentil que je ne suis bande d'imbéciles- mais je décidai quand même de tenter une approche aussi foireuse soit-elle en prenant un des trucs que j'avais déjà mangé pour le lui tendre. Bien évidemment, je faisais gaffe à ne pas trop montrer mon visage, qui lui révélerait ma gêne et mon incompétence pour entamer les conversations, mais je tentai quand même de garder un contact visuel, par politesse, même si je dois avouer que c'était loin d'être simple pour moi, n'étant plus vraiment habitué au vu des récents événements. Au moins, je savais qu'il n'avait pas fait parti de la première simulation.

« Tu...tu en veux ? » proposai-je presque timidement.

La gêne ne m'allant pas, mieux valait partir sur quelque chose de plus simple pour être plus à l'aise.

« Hikaru Yuugure...et toi ? »

By Paysanne

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Jack Travis

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MessageSujet: Re: Soirée sucrée [Libre ou plutôt...Open bar ! /pan/]   Jeu 24 Aoû - 12:58

Je m'y attendait pas...



J'était plongé dans mes pensées, au plus profond de mon esprit, repensant à mes différent crimes et à comment j'en suis arrivé là, j'était vraiment un monstre à l'époque, j'ai tué des gens en mettant tout sur le compte de la folie,
je suis vraiment un abrutit. Je suis allé deux fois en prison, et deux fois je me suis échappé, c'est ce qui m'a valu mon titre de Super High School Level Fugitif. Je soupirait en repensant à ça, de plus, ma réputation a précédée mon arrivée ici, tout le monde me regardait d'un mauvais œil, sauf certains qui étaient plus curieux qu'autre chose. je fronçait les sourcils en pensant à cela.

je restait un moment dans ma tête quand un mouvement attira mon attention, le gars de tout à l'heure me tendait un morceau de gâteau, je haussait un sourcil en le regardant, je ne m'attendait pas à ce que qui que ce soit ne prenne en compte ma présence.
je le regardait fixement alors qu'il me demandait si j'en voulais, puis il marqua un temps de pause avant de se présenter. Meh,
au moins il se sera présenté, c'est déjà une chose de faite. Je prend le morceau de gâteau lentement en le remerciant.

-Merci je suppose... Moi c'est Jack Travis, je suis SHSL Fugitif...


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Hikaru Yuugure

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MessageSujet: Re: Soirée sucrée [Libre ou plutôt...Open bar ! /pan/]   Sam 26 Aoû - 13:30

Ma discussion est à revoir.


De sa perspective, ça n'a pas forcément pris beaucoup de temps à ce gars pour me répondre. De la mienne, ça a mis un temps infini. Sûrement le stress d'une nouvelle interaction sociale, mais ça m'a toujours fait ça, j'ai du mal. Et encore, c'est parce que j'ai à manger, donc la magie selon laquelle je suis plus...vivable grâce à ça opère, mais soyons honnêtes, sans ces gâteaux, il y avait de fortes chances pour que je ne lui adresse pas la parole. Pas qu'il soit intimidant -ça devrait peut être vu la différence de carrure- mais je n'aime pas passer pour trop gentil. C'est la porte ouverte à tous les débordements de la part des intéressés donc je préfère éviter avec des tentatives toujours plus infructueuses, à mon grand désespoir, je récolte juste le qualificatif de ''tsundere'' qui ne me correspond pas, point barre. J'espérais quand même que ce camarade ne pensait pas ça de moi, car je n'ai pour ainsi dire aucune envie de remettre des yeux en face des trous, Kaito pourra témoigner comme à nos débuts, j'avais honte d'être sympa avec lui, avant de l'affirmer. Mais c'est différent puisque c'est -juste- mon meilleur ami, donc il a le droit à ce privilège. Enfin, je pense que c'est un camarade, parce que ça m'étonnerait que l'académie accepte beaucoup d'invités, mais ce dont je suis sûr si c'est le cas, c'est qu'il est au moins en deuxième année, car je connais ma classe un minimum quand même, et lui, je ne l'ai jamais vu parmi nous, donc il doit être dans une classe supérieure...bah désolé pour lui, mais je me sens pas d'humeur -je ne me sens jamais d'humeur- à exagérer sur la politesse.

« De...de rien. »

Déjà, je je suis présenté avant de lui demander son nom, une règle de base, maintenant, je venais d'avoir le sien. Travis donc, nom étranger, mais c'est vrai que la Kibougamine va voir un peu dans tous les pays, même si le voyage ne m'a jamais vraiment intéressé. Je suis bien dans mon pays et vu comme je suis une brêle en langues, c'est mieux de ne pas trop voyager, du moins pas sans ma sœur, c'est un peu la seule qui peut nous aider vu que Seïa-onii-chan a jugé très judicieux de ne faire aucun effort en cours sauf en sport durant ses années scolaires. Du coup il ne reste que ma sœur avec sa maîtrise courante de l'anglais et du coréen. Je me demande si elle a appris ses langues pour voyager elle aussi. Je suppose, puisqu'au vu de sa vocation, elle sera sûrement amenée à quitter le Japon temporairement, ce n'est peut être pas plus mal. Ce n'est pas plus mal qu'elle maîtrise plusieurs langues en prévision, pas c'est pas plus mal qu'elle quitte le pays, ça, c'est ce qui me plaît moins, c'est d'être encore séparé d'elle. Enfin, je ne vais pas rester indéfiniment un gosse, il faudra bien que j'arrête de la monopoliser comme si je dépendais d'elle, mais pour le moment, je veux rester son petit frère encore un peu. C'est égoïste mais je ne peux pas me résoudre à penser autrement, c'est comme ça. Peut être que je suis le seul petit frère à penser comme ça, ou bien peut être que c'est un raisonnement commun à tous les petits frères, je n'en savais rien, et je ne cherchais pas vraiment à savoir, si je venais à me comparer aux autres, je sais déjà que je vais finir par me dévaloriser, et j'ai pas besoin de ça.

Et puis, si je compte participer à la simulation, c'est clairement déconseillé quand je vois les contrecoups qu'à reçu Kaito, qui est pourtant loin d'avoir un psychisme fragile, si ça m'arrive, je ne suis pas sûr de tenir. J'avais dit que je ne voulais pas y penser et je n'y penserai pas, j'étais déterminé à agir ainsi notamment en me concentrant sur la suite de ce que disait Travais. SHSL Fugitif, ça m'était familier, mon frère m'en avait parlé, concernant le fait que lui et ses collègues ont bien l'intention de lui mettre la main dessus une fois son diplôme en poche. Je me sentais un peu mal pour lui à cette pensée. Je ne sais pas si c'est parce que je fréquente actuellement des gens que mon frère ne recommanderait pas, -je ne m'excuserai qu'auprès de Kaito désolé pour toi Nakagawa- ou bien mon éducation, mais je refusais de le juger trop vite, ce n'est pas avec trois mots échangés que je pourrai faire quelque chose en soi, donc je ne disais rien. Enfin, il fallait répondre, car si j'avais évité de donner ma spécialité, lui, n'avait pas hésité à donner la sienne. Logique, on est là pour ça, mais maintenant que les choses se sont améliorées, je dois admettre que je ne reste là que pour savoir ce que cette académie cache. Je le pense encore, malgré mon ''titre'' je n'appelle pas ''talent'' quelque chose qui ne me permet même pas d'être capable de soutenir mes aînés. Encore un raisonnement de petit frère qu'est celui de vouloir la fierté de ses aînés, et qui ne veut pas rester cloîtré dans sa position de petit frère, de ce que je supposais.

« SHSL Tireur. » avais-je dit plus sec que je ne l'aurai cru.

Trop tard pour reculer, ce n'est pas comme si je gardais secret ce que je pensais de la raison de mon recrutement ici. Et puis je me disais qu'il devait y en avoir d'autres qui pensaient comme moi dans cette académie, mais que je ne les ai pas encore rencontrés. Espoir vain peut-être, mais même si on a chacun nos différences, il y a des gens avec qui on peut avoir énormément de similitudes, donc pourquoi pas, car l'académie était grande après tout. Et aux dernières nouvelles, je n'y suis que depuis peu, donc pas assez pour avoir rencontré tout le monde, je n'en ai pas la prétention, et au fond, je n'en ai pas vraiment envie, je ne suis pas là pour ça. Héritage familial, car on est de ceux qui lorsqu'ils veulent faire quelque chose, le reste passe au second plan. Je ne suis donc pas forcément là pour me lier d'amitié inconditionnelle avec ce jeune homme, mais rien n'empêche de faire un peu de conversation, c'est pas comme si c'était interdit et comme les profs sont pas déterminés à se bouger, je ne compte pas les attaquer de front. Certes, mon but en arrivant n'était pas de me lier d'amitié avec énormément de gens, mais c'était surtout une étape, d'essayer de créer des liens pour sortir du bourbier morbide dans lequel je m'étais enfoncé, raison pour laquelle je ne regrette aucune de mes rencontres...sauf celle avec Naoshori, mais ça, c'est une autre histoire, que raconter prendrait trop de temps, et je n'ai aucune envie de parler du loup, de peur de le faire sortir du bois. Pour ce faire, je pris donc le parti de continuer ma discussion avec Travis.

« Toi aussi t'as aucune envie de participer aux festivités ? »

Question rhétorique le retour...

By Paysanne


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Jack Travis

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MessageSujet: Re: Soirée sucrée [Libre ou plutôt...Open bar ! /pan/]   Mar 26 Sep - 18:10

Welp...



Mon interlocuteur, Hikaru si j'ai bien retenu, semblait pas vraiment à l'aise à me parler, c'est à cause de ma tronche ou juste parce qu'il est toujours comme ça? Aucune idée, je ne suis pas dans la même classe que lui il me semble donc je le connais pas. Je le regardais en mangeant le morceau de gâteau qu'il m'a proposé, il était vraiment pas dans son élément, c'était compréhensible, y'a beaucoup de gens qui se sentent mal à l'aise en voulant parler à une autre personne, donc je vais pas considérer ça comme étrange, c'est sa façon d'être normal on va dire.

Il continua ensuite la discution, annonçant qu'il était le SHSL Tireur, intéressant comme talent, ça me rend curieux à propos de lui,
je me demande comment il à obtenu son titre... et j'espère bien que c'est pas en faisant une débilité similaire à la mienne, parce que je vous dit pas à quel point je me sentirais mal si c'était le cas. Il me demanda enfin si moi non plus je n'était pas très motivé à participer aux festivités, meh, il crois vraiment que je serais venu habillé comme ça si je voulais participer? Je ne pense pas, j'aurais au moins pris le temps de me procurer une tenue plus classe.

-Nan pas trop, c'est pas le genre de trucs que j'apprécie faire...

je soupire un coup, avant de lui poser la question que je veux lui poser pour en avoir le cœur net, vous savez? cette question:

-Comment as-tu obtenu ton titre? je suis curieux.


By Paysanne

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Hikaru Yuugure

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MessageSujet: Re: Soirée sucrée [Libre ou plutôt...Open bar ! /pan/]   Mer 27 Sep - 17:12

Avouer pour affronter.


Décidément, j'étais un pur débutant lorsqu'il s'agissait de discuter, et j'avais bien vu avec sa tenue qu'il n'avait pas plus envie que moi de participer aux festivités. Peut-être l'avait-il fait par respect envers ceux qui avaient mis tout ça en place. Ou bien tenait-il à retrouver quelqu'un, qui sait. Je n'étais pas dans sa tête et je ne comptais pas m'y mettre. Tout comme je préférai éviter faire une quelconque remarque sur sa tête en prétextant que c'était encore tôt pour Halloween, mais avec mes carences en sommeil et en poids, autant dire qu'on faisait la paire. Sans mauvais jeux de mots avec une de mes camarades rarement présente bien évidemment, je suis plus un adepte de l'ironie et de la reprise des termes de mon interlocuteur dans ces cas là. Mais ce serait pour être désagréable, et je n'avais pas envie de l'être envers quelqu'un pour qui je n'avais aucune animosité. Bah oui, même si mes proches sont dans les forces de l'ordre, ce n'est pas parce que quelqu'un est considéré comme ''criminel'' que je ne devrai pas le fréquenter. Je suis quand même assez grand pour savoir qui je fréquente. Bon, les plus rationnels me diront que ce n'était peut être pas une super idée de fréquenter Nakagawa, ce avec quoi je suis d'accord, mais ma seule répartie sera que les choses sont plutôt différentes de ce coté là. Et puis elle n'est pas que bourrée de défauts, ne serait-ce que par son titre, il y a de quoi se dire qu'elle n'est pas née de la dernière pluie et puis représenter la mafia est quand même un poids assez lourd, autant dire qu'elle force mon admiration sur ce coup là. Bien évidemment, par fierté et pour éviter les rumeurs sans fondement -comme ce qui peut circuler entre Kaito et moi et qu'on a eu un mal fou à apaiser- je préférai garder ça pour moi, de toute façon ça l'encombrerait que certains la casent avec moi, c'est une paire bien trop inhabituelle qu'on forme...

Préférant éviter le sujet sur lequel j'avais l'impression de pouvoir m'épancher pendant un peu trop longtemps, je me mis à regarder autour de moi en finissant mon gâteau. Étrangement, je pensais que j'aurai plus d'appétit, peut-être que c'est juste le temps d'une pause avant de reprendre. J'espérais parce que je ne comptais pas supporter l'étiquette de ''gringalet'' pendant encore cinquante plombes. Puis à l'entrée, quelque chose me surprit, c'était une fille, celle que j'avais bousculé la dernière fois. Enfin qui m'avait bousculé parce que c'est moi qui suis tombé je précise. Et c'est elle qui m'est tombée dessus avec son carnet. Car oui, il avait fallu qu'elle soit muette. En tout cas, je la voyais en tenue assez élégante, dans les mêmes tons que ses cheveux, avec le secrétaire de l'établissement. Mais ce qui m'avait fait tourner mon attention vers elle, c'était que pendant un court moment, je l'ai vu se tourner et j'ai bien cru qu'elle me regardait. Je secouai la tête quasi en même temps qu'elle pour chasser cette idée. J'avais pas super bien dormi la veille, j'imagine que ma vision me jouait des tours. Et puis on était trop loin l'un de l'autre pour être sûrs qu'on s'est effectivement regardés pendant un moment. La méprise était préférable pour moi et je n'eus aucun mal à m'en convaincre, revenant à Travis qui répondait à ma question bête par une réponse justifiée. Sur le coup j'ai un peu honte d'avoir posé la question, mais c'était tout ce qui m'était passé par la tête, espérant ne pas lui avoir fait une trop mauvaise impression dès le départ. J'avais déjà fait assez de bourdes comme ça durant mes premiers mois ici, c'était l'heure de corriger le tir. Cependant, j'étais très mal parti vu que je commençai avec un rire gêné.

« Je vois le genre. J'imagine qu'on doit être dans le même bateau. Au moins la nourriture est bonne. »

J'aurais eu un endroit où me cacher discrètement que je sauterai sur l'occasion sans hésitation aucune. Même si j'avais réussi à avoir un ton moins hostile -ce dont je m'en félicite intérieurement- je n'étais pas fier de cette réplique. À croire que j'ai plus pris l'habitude d'être rude que d'être sympathique. C'était sûrement le cas, vu que je rejetais tout le monde -sauf Kaito mais vu la crise de panique que je m'étais tapé devant lui j'avais pas trop le choix et finalement je ne le regrette pas- en pensant ne rien mériter de plus que le malheur et puis la mort. Il m'arrivait encore des fois de penser que je n'étais encore ici que par pur miracle, ce qui était vrai, mais c'était toujours les autres qui m'avaient sauvé lorsque je demandais juste à couler. Je leur étais redevable tout en me sentant coupable envers eux. Sans eux, je n'aurai jamais revu ma sœur, mais je continuaient à penser, que ce soit envers Seïa-onii-chan ou Kaito, qu'ils n'auraient jamais dû s'échiner à me sortir de là. Contradictoire je sais, mais alors que j'essaie de tourner la page, j'avais dû mal à penser autrement concernant les derniers événements. Peut-être parce que ça prenait du temps ou parce que c'était dans ma nature, mais j'avais l'impression que c'était de ces avis sur lesquels je ne pourrai jamais me retourner. Pathétique sûrement, mais je me demande encore comment font les optimistes pour le rester, à moins que le pessimisme soit juste une voie facile. C'est le cas, mais qu'importe comment je retournai les situations, jamais je n'étais parvenu à penser qu'une fin heureuse pouvait émerger. Et pourtant, le réveil de ma sœur en faisait partie, ce devait être pour ça que j'étais plus heureux que jamais lorsque je l'ai appris.

Ma sœur...j'espérais vraiment qu'elle se portait bien malgré tout. J'espérais aussi, de manière égoïste, qu'on lui manquait, mais je n'en doutais pas, vu comme elle semblait triste de partir. J'ai même dû lui dire d'arrêter de s'excuser alors que c'est sa réplique à elle envers moi. Je lâche un sourire en y repensant, mais la question de Travis me ramena bien trop vite à la réalité, effaçant le sourire alors que je baissais ma tête. Je détestais parler du jour où j'ai obtenu mon titre et tout ce que ça a entraîné. Le coma de ma sœur. Ma dépression. Mes crises de panique incessantes. La persécution au collège. La plongée de mon frère dans le tabagisme. Mes deux tentatives de suicide m'ayant valu une gifle magistrale de ma sœur lorsque j'ai dû le lui avouer. Mon attitude envers des gens comme Kaito ou Nakagawa. Juste une époque que j'aurai voulu jeter à la fenêtre mais je m'y raccrochais, serrant une nouvelle fois le bracelet de sport à mon poignet droit. Ce vieux bracelet éponge que ma sœur m'a donné pour cacher les cicatrices de la première fois où j'ai voulu arrêter de vivre. Je me remis à trembler, comme un gosse apeuré et j'avais encore plus honte de ne pas pouvoir me contrôler. De toute façon, je devais affronter ça, et c'était du passé, il fallait que je me centre sur le positif. Alors même si ça faisait mal, je ne voulais pas cacher la vérité. Les médecins m'ont dit que si je m'y confrontais, j'arriverai plus facilement à me ''reconstruire'' mais je préférai le terme ''relever'' car je suis tombé, mais je ne suis pas un objet qui se brise. Je ne l'espérais pas. Je pris donc une profonde inspiration avant de relever la tête, pour prononcer d'une voix froide qui, tremblante malgré moi, ne marquait que la distance de sécurité que je prenais vis à vis de mes mots.

« En manquant de tuer ma grande sœur. Enfin, en étant assez con pour avoir pu crever si elle ne s'était pas interposée. J'étais si concentré sur la défense des civils et à mettre hors d'état de nuire ceux qui s'en prenaient à eux que ma sœur à écopé de plus d'un an de coma. »

Le positif Hikaru. Le positif. Maintenant !

« Mais ma sœur s'est réveillée il y a deux mois, repris-je avec une voix plus calme et un sourire sincère, elle est sortie il n'y a pas longtemps et a récemment été transférée dans une école pour filles. On a passé un peu de temps avant ça, et pendant les vacances, on espère rattraper le temps perdu. J'ai hâte de la monopoliser comme avant ! » achevai-je avec un ton bien plus enfantin.

Malgré tout, j'en avais assez de parler de moi, alors je jugeai bon de lui renvoyer la balle.

« Et toi ? Qu'est-ce qui t'a valu ton titre ? »

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Jack Travis

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MessageSujet: Re: Soirée sucrée [Libre ou plutôt...Open bar ! /pan/]   Ven 6 Oct - 21:20

Je suis un Fugitif...



d'après ce que j'ai compris il à faillit tuer sa sœur en voulant protéger des civils, il l'a mise dans le coma mais elle va maintenant mieux et est en bonne santé... je me sent mal du coup, maintenant qu'il m'a mis au courant et que je suis un peu un criminel. Je ne sait pas vraiment comment réagir alors je me contente de le fixer, d'un air neutre mais attentif, j'écoutait réellement ce qu'il avait à me dire. Je trouve ça triste que ça ai fini comme ça... Je repense à mon passé, à mes crimes... mais bon, je ne veut pas plomber l’ambiance, je tente alors de penser à autre chose l'histoire de ne pas passer pour une sorte de dépressif, ce que je ne suis pas.

Hikaru voulait la revoir pour pouvoir la monopoliser comme avant, heh, monopoliser quelqu'un, c'est peut-être sa manière de s'exprimer, mais de mon point de vue c'est aussi stupide que dire "les citrouilles seront mortes de trouille", phrase qui n'a aucun sens, autant l'avouer. Mais bon, sa réaction aurait pu me faire sourire... mais j'oublie à chaque fois que je sourit de manière permanent maintenant. Je me demande ce que j'aurais fait si j'étai sur la scène quand il à eu son talent, est-ce que je serait mort? Je n'en sait rien, et puis ce n'est pas ma vie en vrai.

Je tentait de penser à autre chose pour ne pas me démoraliser, mais il à suffit qu'il me demande ce que j'ai fait pour que mon moral redescende, veut-il vraiment savoir ce que j'ai fait pour devenir SHSL Fugitif? Très bien, je vais tout lui dire, je n'aurait aucune logique à mentir de toute manière, mentir, ce n'est pas cacher la vérité, c'est ralentir sa découverte.

-Ce que j'ai fait...?

je n'ai même pas commencé à parler que mon visage devin beaucoup plus sombre, comme si de TRES TRES mauvais souvenirs refaisaient surface, ce qui était le cas...

-j'ai tué des innocents... on m'a envoyé en détention pour jeunes... puis je me suis enfuit et dans un moment de pure folie j'ai commis des meurtres en série... on m'a de nouveau capturé et envoyé en prison... et je me suis encore échappé, ils n'ont jamais pu me retrouver jusque là, mais je sent que dès que mon diplôme est en poche ce n'est pas chez moi que je vais retourner... mais en prison pour la troisième fois... car c'est là qu'est ma place... je suis un monstre...

rien que le fait de dire ça fut suffisant pour me donner un regard livide, ce que j'ai fait, mon titre... Ce n'est pas un talent... C'est une marque... Une marque qui scelle mon destin, condamné à aller en prison et à y croupir jusqu'à la fin de mes jours.


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Hikaru Yuugure

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MessageSujet: Re: Soirée sucrée [Libre ou plutôt...Open bar ! /pan/]   Dim 8 Oct - 17:41

Nous sommes tous prisonniers.


Monopoliser ma sœur...c'était une activité que j'adorais étant gosse, et que j'adore toujours autant maintenant. Quand je dis la monopoliser, c'est dans le sens ou comme beaucoup de cadets, je voulais attirer la fierté de mon aînée et surtout son attention, étant prêt à presque tout pour qu'elle ne regarde que moi et qu'elle me prenne dans ses bras. Étrangement, ça ne m'était jamais arrivé avec mon frère, mais j'attribuais ça à nos six ans d'écart, tout comme au fait qu'on partageait le même statut d'enfants adoptés et à nos tempéraments opposés. Puis après, je ne me suis pas posé la question plus que ça, reconnaissant le fait que j'adorais ma sœur plus que tout comme une vérité absolue. Et c'était MA sœur, à moi tout seul, comme j'aimais le dire, et m'en éloigner me fait peur. Je sais que je le devrai, c'était dans l'ordre des choses, mais si ça pouvait arriver le plus tard possible, ça serait mieux. Peut-être qu'ils ont raison, ceux qui pensent que je dépends de ma sœur. C'était un reproche qu'on m'a souvent fait étant plus petit, quand à chaque fois, je me plaçais derrière elle quelque soit l'occasion, tout comme on m'a souvent dit ''arrête de dépendre de ta sœur'' ce que je réfutais jadis et ce que réfute encore aujourd'hui. Je ne pense pas dépendre affectivement de Mitsuki-onee-chan, mais je sais que mon bonheur dépend de celui de ma famille restante, et que heureusement ou malheureusement pour ma sœur, bah justement, c'est ma sœur, ma grande sœur géniale que je n'échangerai pour rien au monde. Et puis que je sache, ce n'est pas un crime que d'adorer sa famille que je sache ! Au contraire, j'en suis plus qu'heureux !

Néanmoins, j'étais d'une certaine manière content de la réaction de Travis, qui ne semblait pas me juger alors que moi-même aie encore du mal à retirer l'étiquette ''assassin'' de mon esprit. Je me sentais toujours mal face à ce fait, et je prenais mon temps pour me remettre de mes blessures passées, surtout celles que je me suis infligé, mais je ne voulais plus retomber dans la dépression que j'ai traversé. Alors dans un sens, son écoute ne m'était pas néfaste, une part de moi n'aurait pas supporté qu'il n'écoute pas la réponse à sa propre question, l'autre ayant préféré que jamais je ne prononce ces mots ou qu'ils n'entrent pas dans sa mémoire. C'était fait, je n'allais pas y revenir, et puis même, j'avais préféré lui retourner la question pour éviter sa réaction de toute façon. Si je me considérais encore comme un assassin alors que ma sœur était de nouveau parmi nous, incapable de tourner complètement la page sur ces jours sombres, je préférai que personne d'autre ne me le dise ouvertement. Lâche, mais je n'étais pas prêt à l'entendre, et j'estimai que c'était mon droit. Respirant un grand coup, j'ai repris un gâteau que j'entamai à bouchées plus lentes alors qu'il semblait réfléchir à ma question. C'est le moment où je compris que lui aussi, n'avait pas de réelles affinités avec son talent. J'espérais quand même ne pas avoir posé une question trop...intime, même si ça serait un juste retour des choses, avoir des méfaits sur la conscience était quelque chose que je ne souhaitais à personne, pas même à la personne la plus détestable de cette planète. Comprenez : Naoshori. Ça ne pouvait être personne d'autre après tout.

La première phrase me glaça le sang bien malgré moi pendant une seconde, avant de me reprendre lorsque j'entendis son ton lourd et amer. Lourd sur la conscience et amer envers lui-même, je comprenais une peine que je ne parvenais pas à partager, car chance à moi, ma sœur était encore en vie, et si ça n'avait pas été le cas, ça n'aurait pas été mon cas non plus. Les hésitations, le ton, il ne m'en fallait pas plus pour comprendre qu'il appréciait autant son titre que moi, c'est à dire pas du tout. Écoutant jusqu'au bout, j'avais dès le début pris la décision de ne manifester aucune réaction pouvant le rebuter, comme il l'avait fait pour moi. Il avait pâli à vue d’œil, devant lui aussi faire face à ses souvenirs, visiblement tous plus mauvais les uns que les autres, et pourtant, je devais résister à l'envie de poser une main fraternelle sur son épaule, enviant son courage pour tout déballer, craignant qu'il le prenne mal. Je n'avais pas tant de sang sur les mains, je ne me sentais donc aucunement légitime pour dire quelque chose comme quoi je le comprenais et le soutenais. J'ai donc gardé le silence jusqu'à ce qu'il ait fini, écoutant attentivement, sans pour autant être capable de le juger alors que même mon frère m'en avait parlé. De leur intention de le coffrer une fois son diplôme en poche, tout comme une fois mes années lycée écoulées, j'étais bon pour rejoindre les rangs de l'armée après une formation éprouvante dont je doutai de l'efficacité sur mon corps d'allumette, afin de devenir leur tireur d'élite vedette risquant sa vie en permanence. Là, je n'aurai pas d'autre choix que de tuer, alors que je faisais toujours en sorte de juste blesser les cibles. Après ce qui était arrivé à ma sœur, je pouvais dire sans hésiter que je refusais de prendre une quelconque vie -autre que la mienne- quel qu'en soit le motif.

Ainsi, ses derniers mots sur la prison me firent réfléchir. Être prisonnier. Être coincé. On l'était tous un peu dans cette académie au fond. Cette académie qui ne reconnaît nos êtres qu'au travers de talents nommés ''SHSL'' sans s'intéresser à la vocation de la personne. Si je ne voulais pas passer ma vie derrière un fusil de précision, ça ne leur importait aucunement, du moment que mon diplôme contribue à augmenter la renommé de l'académie. J'étais moi aussi condamné, dès l'instant où je suis entré ici, à devenir un soldat une fois ma scolarité finie. Nos avenirs respectifs n'enchantaient ni Travis, ni moi, et j'en lâchai un soupir. Parce que je ne savais pas ce que je pouvais faire d'autre avec ce que j'étais, je m'étais contenté, au long des mois, de suivre la voie qu'une lettre a gentiment tracé pour moi, tout en me laissant dépérir certes, mais je ne m'y étais pas opposé non plus. Maintenant, je ne savais pas si c'était encore possible, si on pouvait juste essayer de faire quelque chose pour changer ce chemin et en créer un qu'on serait fier d'emprunter. Certes, beaucoup des personnes fréquentant cette académie étaient fières de leur talent ou du moins l'appréciaient, mais pour ceux qui ne voulaient pas être reconnus pour ça, c'était juste un couperet tombé sans même qu'on puisse se défendre. Relevant la tête que j'avais baissé quelques secondes avant, je me mis à arborer un sourire ironique face à ma réflexion, et qui accompagnait les paroles que je prononçai après plusieurs instants de silence que j'espérai pas trop lourd, même si je connaissais les revers de la mauvaise compagnie que je procurai.

« Dans un sens, on est aussi prisonniers ici. »

Qu'importe si la directrice nous entendait, je refusai de m'arrêter là, ma pensée était à compléter.

« Je veux dire, on a des étiquettes nommées "talent" sur nous et on est condamnés à les suivre. Si on veut faire autre chose, c'est mort...t'es condamné à croupir en prison, moi à l'armée, mais tout le monde s'en fout tant que le prestige de l'académie est assuré. »

Je sonnai méprisant, je l'admettais. Amer aussi, mais cette pensée commençait sérieusement à m'agacer, nous coincer dans notre avenir en plus de faire déprimer certains par des soit-disant programmes pour éviter les événements passés...cette académie ressemblait de plus en plus à une très mauvaise blague à mes yeux.

By Paysanne

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Soirée sucrée [Libre ou plutôt...Open bar ! /pan/]

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