Il y a ving-cinq ans de cela, naquirent les Tragiques Événements qui ont plongé notre monde dans un profond Désespoir...
Aujourd'hui, le monde panse ses blessures.. Mais celui-ci n'a jamais vraiment disparu.
 

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 [ La fin du Danganronpa 2 ]

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Anastasia Moskovskaïa

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MessageSujet: [ La fin du Danganronpa 2 ]   Mer 23 Mai - 3:00

The End ; Deepest Despair (Partie 1/3)



Je ne sais pas ce que vous faisiez, peut-être que vous fouilliez une zone, peut-être que vous dormiez pour compenser le réveil brutal qu'il y a eu durant la matinée. Peut-être aussi que vous ne faisiez rien. À vrai dire, ce n'est plus important après tout. Puisque c'est la fin. C'est ce que je me dis avec un sourire fatigué en observant la piètre avancée de mon... oeuvre ? Puis-je réellement l'appeler ainsi ? ... Non. Ceci n'est clairement pas quelque chose dont je peux être fière. Je fixe une énième fois les écrans avec un regard lassé.

Je voulais juste... m'amuser une dernière fois...
Je voulais juste... lui prouver que j'étais utile moi aussi.

Mais c'est la fin.
Il est temps... de faire tomber le rideau.

Je sors donc de la salle de surveillance, traînant au sol la vulgaire marionnette qui a servit de Monokuma au début de cette... piètre comédie. C'est ça, une misérable comédie ratée. Donc l'unique chose à rire est la piètre prestation du Maître du Jeu... Moi. Juste moi.

MarikoJakob... Fait en sorte que tout le monde soit présent dans le Hall.

Jakob... Bien sûr. C'est donc ainsi que se finit ce spectacle.  

. . .

Je suis navrée de t'entraîner dans mon échec, Jakob.


Je te fixe t'éloigner, bien conscient que ce sera ton tout dernier ordre. Je souris dans une grimace presque accablée. Oui, le regret peut aussi frapper une personne comme moi. Mais passons... il est temps de préparer la fin de cette piètre plaisanterie que j'ai tenté de créer. Il reste néanmoins à voir combien seront sauvés à la fin de cette tragédie.

Mais tout ce qui m'importe, c'est de savoir combien vont mourir avec moi.
Combien me rejoindrons dans l'Avalon ?


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Anastasia Moskovskaïa

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MessageSujet: Re: [ La fin du Danganronpa 2 ]   Mer 23 Mai - 3:50

The End ; Deepest Despair (Partie 2/3)



Tout le monde s'est retrouvé dans le Hall, soit en ayant écouté Jakob, soit en ayant été entraîné de force par ce dernier. Vous êtes tous là, à l'exception de Hebi Hitorino, que vous n'avez d'ailleurs pas du tout vu en ce 2ème jour. Maintenant que vous y pensez... il n'était même pas dans son lit ce matin... Mais si vous êtes fin observateur, vous pouvez voir des écrans ornez les murs du Hall, chaque écran montrant un Roaster avec chacun d'entre vous. Et vous pouvez y voir une croix barrer la photo de Hebi.

Le parallèle est vite fait : il est mort.

Mais... vous n'avez pas vraiment le temps d'y penser plus que ça, puisque Mariko arrive à ce même moment. Et comme à votre première rencontre, elle vous domine depuis le haut des escalier, un carton sous le bras. Mais cette fois, elle porte un habit plus noble. Mais cette fois, le sourire mesquin n'est plus présent sur ses lèvres. Juste de la lassitude.

Elle semble... ennuyée.

Sans le moindre mot à votre égard, elle jette à vos pieds le carton dont le contenu se verse au sol : Un pantin de Monokuma, désarticulé ; Une grenade dégoupillée, avec le logo de la Hope's Peak Academy sur le dessus ; Une photo retournée, dont est écrit sur le dos "Future Foundation : Faction Agartha" ; Ainsi que le cadavre d'un serpent : celui de Hebi.

MarikoCeci... sera plus que suffisant pour que vous compreniez au stade où nous en sommes. Les plus lents d'esprits ne pourront s'en prendre qu'à eux-même... Comme vous pouvez le constatez... La Mélancolie a brusquement décidé de devenir mon alliée, me vidant tout intérêt à rendre votre fin lente et douloureuse. Je vais être clémente...

Le grenade commence à siffler, libérant peu à peu un gaz.

Mariko... Du moins uniquement pour ceci.

Une fois que le gaz s'est rependu dans la pièce, votre esprit semble se vider... pour ensuite se reconstruire. Ou plutôt... remettre des bouts manquants de vos souvenirs ou encore... remettre dans l'ordre ce qui aurait pu être modifié. En somme, vous vous rappelez des événements de la Remise des Diplômes, mais aussi bien les 2 années qui ont suivit.

Vos souvenirs:
 


MarikoBien.... Êtes-vous prêt à mourir ? Je vous laisse 2 choix.




PS : Si dans votre RP, vous retournez la photo, vous verrez tout le Cast posant sur un fond de bureau avec le logo de la Future Foundation. Concordant avec vos souvenirs.
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Anastasia Moskovskaïa

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MessageSujet: Re: [ La fin du Danganronpa 2 ]   Mer 23 Mai - 3:51

The End ; Deepest Despair (Partie 3/3)



MarikoLe choix étant... Êtes-vous assez désespéré pour vous offrir une mort sans douleur ? Ou bien... avez-vous l'espoir de survivre à la mort que j'avais prévu de vous donner ..? Dites-moi, donc. Comment voulez-vous mourir en ma compagnie ?

Un sourire malsain se forme sur les lèvres de la demoiselle. Ces yeux de sang reprennent une lueur qui ressemble à de la démence. Malgré cette folie apparente, la lassitude ne la quitte pas. Malgré l'adrénaline de la situation, Mariko semble condamnée dans sa Mélancolie. Pendant ce temps, Jakob en profite pour ouvrir la porte normalement condamnée, laissant lentement la menace se rependre dans la salle.

JakobMon travail s'achève donc ici, sur ceux... j'espère que vous ferez le bon choix.

Vous le voyez passer dans l'autre salle sans la moindre hésitation, se jetant sur le mal qui vous menace, se jetant sur le choix de sa mort. Mariko rit doucement, tandis qu'elle sort un item de sous sa robe, tout en annonçant sur un ton faussement enjouée :

MarikoIl semblerait le compte à rebours à commencer ! Fufuh... Dites-moi, aurez-vous le courage de respirer l'un des airs les plus dangereux de ce monde ? Les conditions sont idéales en plus ! En cette période de l'année, c'est la combinaison parfaite pour avoir toute la toxicité de cette forêt se cumuler dans l'air.

Aaaaah, comme j'ai hâte de voir vos visages tordu de douleur ! ...Néanmoins, je vous fais une fleur... L'un d'entre-vous n'aura pas à souffrir, il suffit simplement... de venir chercher ce masque à gaz que j'ai ici en main. Alors ? Qui veut être l'heureux élu ~ ?


La jeune femme ricane de plus belle, même si son état actuel rend constamment ses actions un sorte d'aspect forcé. Jusqu'à la fin, ces attentes seront des échecs.


Quel choix allez-vous faire ?

Aurez-vous un semblant de Good End ?
Ou bien finirez-vous avec une Bad End ?


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Anastasia Moskovskaïa

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MessageSujet: Re: [ La fin du Danganronpa 2 ]   Mer 23 Mai - 5:04

Vos choix



Lizzie : Littéralement, ici, c'est le moment d'être Meta. Mais après vous faites comme vous le voulez, après j'avoue que c'est pas top de lire les fins possibles et faire nos choix sur ces fins. Mais bon, le choix est à vous ! '^'

Vous pouvez poster autant de fois que vous le souhaitez ici, tant que vous ne faites pas de Double-Post et que cela reste logique par rapport à votre fin : exemple, si vous mourrez, ben faudra se contenter de votre mort malheureusement xD

Et petite info, avant que vous ne fassiez votre choix : Je vais certainement ouvrir quelques jours après ce post un topic un peu FAQ / Discussion par rapport au DR2. Pour si vous avez des questions à poser au MJ ou au gens en général ou encore faire des Coming Out de vos perso si vous le souhaitez (ouais un peu à la DR9).

Bref, place au choix !

PS : Tous ceux qui ne postent rien ont automatiquement la Fin "Être enlacé par la Mort" (oui je ne dis pas le numéro de la fin pour éviter de vous influencer :v)

Vous désespérez et demandez une mort sans douleur:
 

Vous espérez vous en sortir:
 

Vous tentez d'obtenir le masque à gaz:
 

Vous allez là où est parti Jakob:
 

Absolument rien de tout ça:
 



En tout cas, malgré tout ça, j'espère que ce DR2 vous aura au minimum plu...  cryyyyyy


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Kaito Takebashi

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MessageSujet: Re: [ La fin du Danganronpa 2 ]   Mer 23 Mai - 17:54

Final

Moi
Les primitifs
Guenon
Babouin


Après de longues minutes à ne rien faire, avant que, comme une seule personne, les singes qui m'entourent se dirigèrent vers le hall. J'aurais préféré ne pas les suivre, tellement leurs petits jeux sont d'un ennui, mais j'avais la sensation qu'il y aurait des choses... Intéressantes qui allaient se passer. Et à raison, par ailleurs. Parce que, à peine arrivée, on pouvais voir la Guenon sur l'escalier, arborant une expression d'ennui qui était comme la mienne, mais en plus humain. Si proche de la perfection, mais exécrable par l'émotion. C'est à cet instant que je nota l'absence d'un de mes "camarades". Mort, sûrement. Qu'en ai-je à faire? Il était ridicule, après tout.

A peine j'arrivais que la primate jeta un carton. Il y avait une de ces machines, un de ces "Monokumas" que j'aurais admiré si ce n'était pas une marionnette, une grenade sans goupille, une photographie dont je n'en n'avais strictement rien à faire, et un serpent mort. Oui, ce singe n'est plus. En soit, bon débarras. Elle nous fit un petit discours insipide et, avant que je puisse le comprendre, l'air s'embrûma du gaz sortant de la grenade...

Je me souvins de l'attentat attenté contre le Directeur. Un évènement dont j'admet n'en n'avoir strictement rien à faire. Le plus intéressant, dans ces souvenirs, c'est le moment où je me revis à une table, avec les primates qui m'entourent encore. Comment suis-je arriver là? Je l'ignore, et c'est une information que j'aurais aimé avoir, pour être franc. Je veux dire, dans quel univers alternatif insensé aurais-je pu m'allier à des formes de vie inférieures, mais il semblerais que je sois dans un. Dommage que je n'ai pas ce pouvoir, où j'aurais juste à exécuter mon double de cet univers pour ne pas à me retrouver dans ce genre de situations. La dernière image, c'était des yeux rouges sang devant moi, et une seringue qui s'enfonce dans mon cou... Et le noir.

Mais avant que je puisse penser à ce que j'ai vu... Je me fais agresser par le gaz. C'est douloureux, et je sens que mon coeur souffre en particulier. Evidemment, mon pacemaker ne s'attendait pas à ce que je me fasse prendre de court ainsi! Si je prend une grande bouffée de ce poison aérosol, je ne sais même pas si mon coeur sera capable de tenir tout cela. Je me tourne vers eux... Et je me rend compte que j'ai probablement une arme contre eux: ma condition. Je suis malade. Je suis le plus sensible. Ajoutez à cela ma jeunesse, et je détiens entre mes mains la capacité de ne pas être affronté pour ce masque à gaz qu'elle vient de présenter. Je me rend alors vers elle, la main devant ma bouche et mon nez, filtrant à peine la nuée mortelle. Je me tourne à nouveau vers eux, et je dis fermement, bien que les paroles soient couvertes par la main:

-Je n'ai rien à faire de vous tous. Moi, par contre, en plus de mon génie à préserver, je suis le plus jeune d'entre vous et si je venais à subir cette abomination, vous aurez sûrement un cadavre de plus.

Je memis alors à approcher ma main du masque à gaz, dans l'objectif sûr de le prendre pour moi-même. Et même si ma réputation n'est plus à faire, ça sera drôle de voir qui oserai prendre la carte sûreté d'un malade au niveau terminal...


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Freya Mikkelsen

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MessageSujet: Re: [ La fin du Danganronpa 2 ]   Mer 23 Mai - 20:17

ft. La Mort
Allez, bonne nuit les loosers
Finalement, Sascha n’eut pas vraiment eu l’occasion de se nourrir. À la place, lui et les autres personnes furent “conviés” à aller dans le hall. Là-bas, Mariko les attendait d’un air blasé et se mit à les éclaircir sur la situation. Pourquoi ce changement de situation ? Ce n’était à n’en rien comprendre. Mais Sascha écouta quand même. Il n’avait pas vraiment le choix en même temps.  Cela dit, ça ressemblait plus à du blabla sans sens dans la tête de Sascha. Puis, vint le moment du gaz provoqué par la grenade.

Par réflexe, Sascha se boucha le nez, mais l’effet provoqué par la grenade l’affecta tout de même. Une tentative de meurtre. La Fin du Monde. Une association pour l’Espoir. Des collègues au visage désormais familiers. Puis, un enlèvement.

Voilà ce qui avait manqué à Sascha et ce qu’il venait tout juste de se rappeler. Se souvenir d’une chose qu’on avait complètement oublié était une sensation assez étrange. On ne pouvait s’empêcher de douter de la véracité de ces souvenirs, même si, au fond de nous, on sentait que c’était vrai.

Que pensait-il de la tentative de meurtre ? Il s’en moquait. C’était une personne comme une autre après tout. Ce genre de chose arrivait plus souvent qu’on ne pouvait le penser. Qu’est-ce qu’il pensait de la Fin du Monde ? Hm. C’était un peu plus problématique, mais en soit, ça ne le dérangeait pas plus que cela. Et la Faction Agartha ? Cela le faisait rire. Énormément. Lui, un pauvre Reserve Course avait fini dans le même endroit que les élites de la société. N’était-ce pas hilarant ?

Ce qui était moins hilarant par contre, c’était Mariko. Qui avait décidé pour une raison obscure de tuer tout le monde. Bon. Pourquoi pas. C’était un plan comme un autre. MAIS. Parce que oui, il y avait un mais. Sascha n’avait pas vraiment envie de faire parti de ce plan. Bien qu’il aurait eu envie de voir les élites mourir sous ses yeux, il préférait si lui, il restait vivant.

Il pouvait donc, comme l’avait dit Mariko, prendre le masque à gaz mais, est-ce qu’il avait envie de se battre ? Non. Il n’avait pas non plus envie d’amuser Mariko, qu’il ne trouvait décidément pas amusante.

Il haussa donc les épaules et fit demi-tour. Tout simplement. D’un pas nonchalant, il partit rejoindre les dortoirs, refermant la porte derrière lui, et mettant du tissu sous la porte, parce qu’on ne sait jamais hein, ça pouvait marcher. Puis, il rejoint son lit, s’enveloppant dans les couvertures.

Cela faisait beaucoup de chose à encaisser, et puis, c’était toujours mieux d’encaisser au chaud dans son lit, surtout après le réveil de ce matin. Après, peut-être que le gaz toxique finirait par venir jusqu’à lui mais, les autres seront morts bien avant lui. Et puis, cela ne le dérangeait pas de mourir. Ou en tout cas, ça ne le dérangeait pas de mourir seul, à l’écart des autres participants. Il n’avait pas envie de mourir aux côtés des élites après tout. Il n’était pas comme eux.

Alors, s’il devait mourir, ce sera comme un chat. Seul, dans un endroit silencieux.


_________________
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Mitsuki Hoshizora

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MessageSujet: Re: [ La fin du Danganronpa 2 ]   Mer 23 Mai - 21:19

Fuite Idyllique Niant l'Absence du Loyal Espoir


Le baiser que nous avions échangé me semble maintenant un lointain souvenir...

Si tel était mon destin, je devrais m'y plier, qu'importe s'il y avait une personne que je voulais neutraliser, et tant que je voulais protéger. Dire que la route était plus lumineuse quand je baignais dans l'illusion...maintenant, je me demande si c'est trop tard pour les revoir, à ce moment où ma vie s'échappe. Leurs noms, leurs visages, des souvenirs, il n'y a rien que je ne veux oublier, ni perdre. J'ai compris dès la grenade. Personne ne peut se vanter d'être dans un état brillant, beaucoup étaient tombés, je remerciais mon entraînement de me garder debout, mais j'ai décidé de me mettre à terre, et même le bras droit devant mon visage n'empêcherait pas le poison de me toucher., ça ralentirait juste le tout. Sauf que c'est pour eux que je tiens à me battre, et ce dont je me suis rappelé m'a aussi rappelé de vivre. Vivre pour ce que les autres n'ont pas pu vivre, et ainsi, ne pas rendre les vies passées vaines. Alors non, je ne me plierai pas à la mort, pas tant que j'aurai une raison de vivre, pas tant que j'aurais des personnes qui me sont chères, pas tant que je n'en aurai pas fini avec cette personne. Quand bien même, il faut reconnaître qu'il n'y a actuellement rien de plus facile à faire que de se rappeler comment on en est arrivés là.

La cuisine. Avec l'autre gars. Celui qui s'est finalement cassé. Plus de couteaux. Des mots m'étaient parvenus. La nuit dernière en tout cas. Rien de transcendant. Juste assez. La bonne sœur et le joker. De ce que j'ai reconnu. Coupables trouvés. Qu'importe. Puis réunion. Mort d'un camarade. Encore une fois, que son âme repose en paix. S'en est suivi le gaz. Trop de souvenirs d'un coup. La remise des diplômes certes. Au fond pas loin de...L'attentat par Kurobame. La police ne l'a pas coincée. La supérieure n'en a pas donné l'ordre. Mes recherches n'ont rien donné non plus. Le sentiment d'échec m'a poursuivi jusqu'à la remise de ma plaque. Ça n'a pas tarder à commencer cependant. La destruction de ce monde..dire que j'en blaguais presque avec elle durant mes rapports. Mon imagination doit sûrement manquer au vu de ma position. Ne pas s'en vouloir est vite dit. Ne donnez pas de conseils que vous ne respecterez pas. Encore moins lorsque vous voyez ces morts sous vos yeux. Les cadavres, j'ai l'habitude, certes. Mais ce jour là, j'ai ressenti pour la première fois de ma vie l'envie de tuer. Enfin la deuxième, toujours à l'égard de la même personne. Me rapprochant du carton, j'ai regardé la photo. Ça concordait. La faction Agartha. Ce pourquoi je l'ai rejointe. À cause de ce jour justement.

Je hais les schémas de répétitions. J'en ai peur. Les événements qui se répètent, très peu pour moi. Mais ça c'est produit. Cette enflure est passée à l'étape supérieure, profitant de la Tragédie pour assouvir ses desseins, nous l'avions vu tous les deux, en errant comme toujours, en se battant du mieux possible. Puis il y avait ce cadavre, le cadavre de trop, il avait osé, je refusais de lui pardonner, qu'importe ce que tu disais, je le connaissais mieux que toi, et mes illusions sur son compte étaient mortes il y a une bonne dizaines d'années. N'importe quoi aurait pu prendre sa vie, mais l'identité de cette cause était aussi imprévisible que dévastatrice, nous l'avions entendu lorsqu'elle a utilisé son dernier souffle pour nous avertir. Son corps était dans un sale état, on aurait peut-être pu la sauver, mais elle a refusé, elle avait quelque chose à dire, son regard presque éteint était sérieux, encore plus que lorsqu'elle exécutait son travail de pompière par le passé. On a tout fait pour, elle nous a empêché, car elle était condamnée, mais en quelques mots, j'ai fini par prendre la décision finale, celle de rejoindre la Future Fondation. L'espoir, je m'en foutais, c'était la continuité naturelle de ma fonction, mais surtout, ça me facilitait le chemin pour retrouver et me débarrasser de cette ordure dont le seul mérite était de m'avoir enseigné les arts martiaux -en tant qu'ex champion aussi- et de m'avoir donné la vie, à ma sœur et à moi. À part ça, depuis qu'il a tenté de la violer il y a onze ans de ça, depuis que j'ai découvert son vrai visage, j'ai cessé de le considérer comme un père, comme mon père.

« Frangin...fais gaffe...le vieux...a empiré...et...il te cherche... »

Et rien que pour ça, poison ou pas poison...
Pour régler mes comptes et protéger mes proches...
Aika-nee, désolé, mais j'ai pas l'intention de te rejoindre maintenant.

Le poison à commencé à se répandre sous forme de gaz. Il y a la possibilité de prendre un masque à Kurobame. Prendre. Le laisser. Je peux tenir qu'un peu plus longtemps qu'eux, mais d'autres ont une santé différente. J'entends une chute. J'ai failli oublier. Ce message qui se rappelle à mon souvenir quand j'ai allumé ce fichu Electro-ID. ''Protège la''. La gosse aux cheveux violets. Sekai Nena. Ordre de Nanami. Chiaki Nanami. Elle risque de ne pas tenir longtemps. Regard vers les autres. Un masque pour treize personnes. Mouvement trop risqué. Mais je refuse de faillir. Qui sait qui le prendra. Tant pis. Le hasard me déplaît. Faute de choix. Je peux toujours tenter. Je laisse la photo à qui veut. Une main dans la poche interne de ma veste. La fiole bleue que j'avais pris à l'empoisonneuse, Darkmind. Ça avait été risqué. Faire ça dans l'ombre de l'autre Jinsei. Qu'importe. Inutile d'y repenser. Je ne sais pas ce que ça fera. Je ne le saurai jamais si je ne tente pas. Vite. Foncer en rampant vers Nena, fait. La prendre dans mes bras, ouvrir le bouchon, maintenir ma respiration, fait. La bouche ouverte car elle tousse déjà du sang, je lui fais boire le contenu sans réfléchir. Il n'y a plus le temps à ça. J'espère juste que ça la sauvera. Et maintenant. Reste à voir où en sont les autres...

Je m'en doutais, le masque attise les convoitises. Kuroda se lance, évidemment. Soit, Nena est inconsciente, je vais tenter de m'éloigner, je me sens mal. Mon estomac fait des siennes, mais ce n'est qu'une fois peu cerclé que je mets une main sur ma bouche en me remettant sur un genou. Geste inutile, la bile brûle et mélangée au sang, l'odeur est clairement peu accommodante. Je tousse, j'essaie de tenir, le mur m'y aide cette fois. Folker a choisi la mort. Kurobame reste là. Moi aussi. Je sais que je peux survivre. Je crois en ce que j'ai appris. Et je regarde les autres, Kurobame agit. Elle facilite leur décès. Geste aimable ou pas, je ne lui ferai pas ce plaisir. Hors de question de mourir, je m'éloigne du liquide en restant allongé au sol cette fois. Connaître ses limites est important. Je me sais incapable de me relever. Bientôt, l'air que je peux avoir ainsi ne sera plus. Probablement que moi non plus. Je voudrais dire tant pis. Je voudrais dire que j'ai des regrets. Je voudrais dire que je ne veux pas mourir. Je voudrais supplier qu'on me sauve. Mais c'est inutile. Qu'importe la douleur, merci l'entraînement, car je reste conscient. Plus longtemps qu'eux. Alors j'entends. Comme toujours. Même si je ne vois plus rien. Même si je respire à peine. Je l'entends. Ce bruit. Cette inconnue dans l'équation. De l'agitation. Et...et...je crois sentir vaguement quelque chose sur moi...

« Tiens bon vieux ! »

C'est vrai...ils peuvent compter sur moi...mais j'oublie...souvent que...moi aussi...je peux compter...sur eux...


Quelques heures -ou jours- plus tard.

Le baiser que nous avions échangé me semble maintenant un lointain souvenir...je t'aime...

Lourdeur...chaleur...je suis en vie, ça y est. C'est une galère, mais je tente d'ouvrir les yeux. Rien n'a d'importance. Rien, comparé aux larmes sur ma main...je ne veux pas que tu pleures. Tu as déjà assez pleuré à cause de moi, je t'ai fait plonger si bas...mais je suis là. Je te l'ai promis, que je serai toujours là pour toi. Je sais que c'est toi qui pleures. Il n'y a que toi dans mon entourage à être aussi émotif. À rester là malgré tout. Que ce soit durant la Tragédie, où tu as pris ma main pour courir avec moi. Que ce soit à la mort de ma sœur. Ou même là. Je ne serai pas étonné de savoir que tu es resté à mon chevet tout du long. Ni même de savoir que tu as insisté pour me soigner. Tu es quelqu'un de trop gentil pour ton propre bien. Trop naïf aussi, inoffensif en effet. C'est pour ça que je n'ai jamais cessé de veiller sur toi depuis qu'on s'est rencontrés. Mes erreurs, je ne les oublierai jamais, pour ne pas les reproduire. Alors je ne veux pas que tu pleures plus longtemps. Je suis là. Tu dois le savoir...arrête de pleurer, c'est fini. Tu murmurais mon prénom, interrogateur. Ta voix était aussi faible que d'habitude alors que tu séchais tes larmes pour mieux y voir, puis tu t'exclamas, j'étais sûrement aussi heureux que toi de te revoir.

Je serre la main que tu as posée sur la mienne, esquissant une grimace nommée sourire, et tes larmes deviennent des larmes de joie. Un regard autour de moi répond à ma question sur ta retenue, et mes sens me reviennent, comme une douleur à l'estomac. Les autres gens de la Future Fondation, évidemment. Tu les as rejoints pour l'Espoir toi, pour sauver tant de vies que tu n'hésiterais pas à perdre la tienne. Il me faut plusieurs minutes pour réussir à me relever, poser une main sur ton épaule, et te rassurer. Tout irait bien, je suis en vie, c'est le principal, tu n'as pas à t'en faire. Tu devrais le savoir depuis le temps, que je ne suis pas facile à éliminer. J'ai vu la mort d'assez près pour réussir à l'éviter, avec ou sans aide, même si pour le coup, je n'y serai pas arrivé tout seul. Je n'ai même pas besoin de te demander, je sais que tu as dû insister pour faire partie de ceux censés nous retrouver après notre enlèvement. D'habitude, on retire les proches, de ce genre d'affaires, de peur que leurs émotions prennent le pas sur la mission. J'imagine que tu ne leur as pas laissé le choix, j'aurai voulu voir ça tiens, te voir tenir tête à quelqu'un, une première pour toi.

« Je...c'est normal de vouloir sauver son...ami...
-Tu as réussi.
-Pas sans séquelles vieux.
-Kanshiki-kun ! Tu aurais pu...
-Quel genre ?
-Genre t'as fait un ulcère à l'estomac à cause du surplus de bile que ton corps a fait pour expulser le poison, annonça formellement un jeune homme brun aux yeux vert émeraude et en blouse blanche, l'opération n'était pas simple au vu du matériel à bord.
-Accouche Yuugure.
-Bref, en plus de ça et de complications, t'as intérêt à faire gaffe, les ''réparations'' ne sont pas parfaites, et au prochain coup, rien ne dit que tu t'en sortiras. Pour le reste, lis ça, c'est trop long à dire et je dois m'occuper de ta camarade, la petite que t'as sauvé.
-Je viens avec toi Shigeru-kun ! »

Lâchant un soupir après qu'on soit plus que deux, mon ami d'enfance et moi. D'abord, je m'estimais chanceux d'avoir pris la bonne fiole et d'avoir pu secourir Nena avec, malgré tous les autres qui sont morts...puis j'ai finalement consulté le dossier que m'a donné le jeune "médecin" avant qu'un élément ne me pose problème, je ne me fis pas prier pour le signaler.

« Kami, où est Senpai ?
-Autre part, dit-il d'une fausse tristesse presque vraie, elle ne peut plus assurer ses fonctions...
-T'es sérieux ?
-Bon je sais que les conditions ne sont pas idéales mais, le rouquin au cache œil à l'oculaire droit posa violemment ses mains sur mes épaules avec un grand sourire, tu as été mon fidèle ami depuis toutes ces années, alors je me dois de te le demander...veux-tu être le parrain de notre futur enfant ?
-Tu seras bien le parrain du mien après tout mec. Déjà des idées de noms ?
-Pas encore si c'est une fille, mais si c'est un garçon, on le nommera Taka, parce que Taka Kanshiki, c'est la classe. Et toi, à quand le gosse ?
-Le plus vite possible j'espère, j'ai même trouvé son nom.
-C'est vrai ?
-Ah, t'étais pas avec l'autre ?
-Si ça parle de notre futur enfant, j'ai mon mot à dire. Alors, tu l'appellerais comment ?
-Si jamais mon rêve d'avoir une fille se réalise alors...elle se nommera...
-Dis-le !
-Je veux savoir !
-Les gars... »

Mes dernières pensées avant de me rendormir...Un prénom écrit par la lumière et l'espoir, pour s'opposer à cette Tragédie. Parce que pour moi, elle incarne la lumière et l'espoir. Pour s'opposer aussi au patronyme que je lui léguerai, pour l'éclairer un peu. Pour qu'elle soit fière de son identité. Pour qu'elle sache combien je l'aime déjà même si elle n'est pas encore née, pour qu'elle soit la lumière d'espoir des autres aussi. Pour elle, je veux être un homme dont elle n'aura pas honte, quelqu'un de bien, un père n'ayant rien à se reprocher. Pour elle, je veux vivre pour pouvoir lui donner la vie en retour. Peut-être que je cherche à avoir une succession, je sais que je cherche après tout, à éviter le schéma de répétition. Mon père a battu ma sœur et ma mère pendant douze ans voire plus pour ma mère. Juste parce que j'étais un garçon, il ne me montrait que ses bons cotés, l'amour qu'il déclarait avoir pour celui qui n'était finalement que son successeur. Mais je ne saurai jamais si je pourrai l'éviter sans me confronter à la paternité, et encore moins sans tenter d'élever une fille, que j'ai hâte de rencontrer quand bien même elle n'est pas encore née, la future chair de ma chair, mais...certes, c'est dégueulasse, mais j'ai toutes les cartes en main pour qu'elle puisse naître, et après, on l'élèvera tous les deux, toi et moi...


6 Janvier 2025, 8h14

Tenant un paquet entre ses bras, un homme, dans un hôpital nouvellement reconstruit, et vêtu d'un uniforme indiquant son appartenance aux autorités gouvernementales arborait un doux sourire, celui d'un homme heureux. À ses cotés se tenait quelqu'un d'autre, aux cheveux blonds, les deux étaient face à la fenêtre et regardaient le monde se relever de ces cendres. Les événements passés ont rendus certes la grossesse difficile, risquée, l'un des deux enfants étant même mort lors de l'accouchement. Des faux jumeaux, un garçon, une fille, seule la fille avait survécu, et malgré tout, c'était une prouesse médicale, quand généralement, il arrivait des cas de fausse couche -il était bien placé pour témoigner-, ou que la mère y passe, ou bien les deux. La petite était calme, arrivée en ce monde il y a seulement deux minutes, le père, heureux, avait eu le privilège exceptionnel de lui couper le cordon ombilical, chose que peu de gens dans le corps médical aux quelques membres brièvement formés autorisait. Il n'avait pas démordu de l'affaire, et ayant ce bébé entre ces bras, ce corps médical demandait aux parents de la nommer. Ce moment, le père l'avait attendu depuis si longtemps, il s'y était préparé, et gonflé de joie et de fierté, après avoir donné un chaste baiser à la personne à ses cotés, c'est en faisant un de ses rares sourires, à destination de sa progéniture qu'il déclara...

« Joyeux anniversaire, Mitsuki. »

By Paysanne




Épilogue : Light of Hope and Shadow Princess


4 Juillet 2042


« Joyeux anniversaire, Père. »

Les cheveux noirs en queue de cheval au vent, les mains jointes, les yeux fermés comme la bouche, une jeune fille à genoux vêtue formellement priait après avoir déposé un bouquet de campanules devant une tombe, et allumé le bâton d'encens qu'elle y a mis. Quand bien même ce n'était pas très habituel comme composition, elle tenait à exprimer au défunt sa reconnaissance au travers de ce langage floral. Quelques minutes plus tard, elle sécha les larmes ayant silencieusement coulé de ses yeux qui se rouvrant, dévoilaient une couleur entre le bleu et le vert. Le regard triste, mais d'une certaine joie, elle savait tout désormais, raison pour laquelle elle avait notamment décidé d'arrêter de se teindre les cheveux, lorsqu'elle avait choisi de ne plus prétendre. Elle avait assumé, et décidé de ne plus prendre comme flatterie la remarque sincère sur sa ressemblance avec son paternel. Que ce soit ses cheveux noirs de jais, sa loquacité, son sérieux, son sens de l'observation, sa froideur apparente, sa dévotion pour ceux à qui elle tenait, ses talents au combat, ou même la voie qu'elle avait finalement décidé d'emprunter...Elle ne pouvait que le reconnaître, elle était bien la fille de son père, même si elle n'aurait jamais pensé jadis qu'elle partageait tant de ressemblances avec lui, ayant tendance à le nier, persuadée qu'elle n'était pas à sa hauteur. Puis un frêle sourire aux lèvres, elle épousseta le sotoba, se leva, et avant de s'en aller, murmura.

Maintenant, tout était clair, sa façon d'agir, son attitude et même...la cause de sa mort, pré-annoncée par ses fréquentes absences qui s'étaient avérées être à l'hôpital. Finalement, ce poison l'avait tué même si c'était avec beaucoup de retard, même s'il ne l'aurait jamais admis, il était quelqu'un d'altruiste. Elle même avait douté du sang coulant dans ces veines jusqu'à ce jour. La dernière session de simulation, où elle avait vu la fin, et à son ''réveil'' tous les souvenirs de ce jeu lui étaient restés. À savoir si c'était prévu ou nom, elle avait été plus que surprise de connaître l'avatar qu'elle avait incarné. De le reconnaître surtout. De voir que ses pensées étaient des pensées reprises de pensées passées. De connaître un tel vécu. De comprendre mieux une personne. Et quelle personne que celle-ci. Une vérité qu'elle devait, mais qu'elle peinait à garder pour elle, car c'était trop précieux. Elle devait le garder parce que c'était important, mais c'était aussi pour ça qu'elle était tentée d'en parler à quelqu'un, parce que c'était si important qu'elle trouvait presque injuste le fait d'être la seule personne à savoir...enfin elle n'était pas seule, quelqu'un d'autre connaissait cette personne, mais ce n'était pas pareil. Le lien était différent. Un lien d'amitié, aussi fort puisse-t-il être ne saurait remplacer un lien de famille, et encore moins un lien de sang.

Descendant les marches avec un calme qui laissait penser à de la tranquillité, la jeune fille réajusta le ruban blanc autour de ses cheveux, le resserrant, et triturant l'une des extrémités, de par les hiraganas brodés dessus. Son arrière grand mère, sa grand mère, sa tante, et elle-même, le premier son de chaque prénom y était inscrit, car ce ruban en avait vu des choses. Elle-même en avait vu des choses, repensant à chaque image composant le passé de son père, cet homme qui était pour elle l'existence la plus importante à ses yeux, existence perdue, mais qu'elle continuait de chérir malgré tout, chérissant le reste de sa famille aussi. C'était une valeur importante pour eux deux, de veiller sur ceux à qui ils tenaient, et c'était bien pour ça qu'elle avait pris cette décision. Prête à en assumer toutes les conséquences désormais, elle ne se sentait plus aussi faible qu'avant. Elle avait encore trois ans pour décider certes, mais elle ne s'imaginait pas se rétracter de cette route qu'elle avait décidé de prendre, ces trois ans lui serviraient à y réfléchir mûrement, et à se préparer psychologiquement à ce que serait sa vie après cela. Suivre ce chemin, elle savait ce qu'il en coûtait, mais elle savait que c'était le mieux, elle avait été élevée pour ça malgré tout, et elle voulait être quelqu'un d'utile, tout comme il voulait être quelqu'un de bien, leur seule motivation commune étant la protection des êtres chers.

Une fois la dernière marche descendue, complètement hors du cimetière, elle fit face à une voiture bien familière, où deux silhouettes tout aussi familières l'attendaient. La vitre descendit et le visage enjoué d'un rouquin aux yeux vairons apparût, avant de redevenir très vite sérieux. Elle ouvrit la porte arrière et s'installa, attachant sa ceinture, et observant les deux personnes devant elle de par le rétroviseur. Un père et son fils, à n'en pas douter, le premier, le plus vieux, ayant un cache-œil à l'oculaire droit, son parrain, car meilleur ami et ami d'enfance de son père. Il est aussi chef de la police nationale, son fils semblant promis à le succéder. D'une certaine manière, les deux étaient presque une famille pour elle, si on oubliait la relation hiérarchique qu'ils entretenaient lorsqu'elle acceptait de leur donner un coup de main. Dans ce cas, son parrain devenait son patron, le fils devenait son supérieur, elle n'était qu'une ''consultante'' parfois dite ''analyste'' mais rien que ne la liait alors à ce qu'elle comptait rejoindre, et c'était mieux ainsi, pour le moment, avant que tout cela ne soit officiel. En attendant, elle prit le dossier à coté d'elle et commença à relire une dernière fois les mots qu'elle avait étudié de nombreuses fois, le temps d'arriver à destination, elle aurait fini de se remémorer les derniers éléments, et pourrait effectivement commencer le travail, son travail qu'elle faisait depuis un certain temps déjà, dans l'ombre...

Au même moment, la fumée issue de l'encens se dissipait.
Ainsi, la tombe qu'elle avait visité était devenue visible à nouveau.
Alors, sur le sotoba, juste devant la pierre tombale, était marqué...''Takeru Kagehime''


By Paysanne

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Guren Yonetsu

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MessageSujet: Re: [ La fin du Danganronpa 2 ]   Jeu 24 Mai - 10:21

"Redemption"

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Est-ce un signe que le Preux t’envoie, en reconnaissance de tes actes et de tes souffrances ? Il ne pouvait en être autrement. Rien ne pouvait changer le cœur d'un individu que la grâce du Divin, cependant.. N'y aurait-il pas un semblant de chose qui reste..Confus ?

Tu as été emmener à sortir de ton quotidien pour rejoindre un lieu dont tu n'avais aucunement conscience. Un Eden au milieu de l'Enfer; ou l'Enfer sous la forme d'un Eden. Toi, douloureuse captive aux bras de nombres de tes camarades, avait rejoins une salle où la fautive de vos mots, la Mariée à la tenue Macabre, vous attendaient. Il n'y avait nul haine dans ces yeux, nul sentiments dans ses mots. Seul le regret. Un regret pourtant si peu attendu, mais ô combien libérateur.

Nos yeux se sont fermés le court d'un instant. Nos corps ont sombrés à nouveau dans la brume. Des souvenirs refont surfaces. Des souvenirs désirés, d'autres qui le furent moins. Tu te souviens alors de tout ses visages, non pas comme si tu venais de les rencontrer, mais comme si tu les avaient toujours connu. Certains souvenirs fugaces remontent également, comme l'impact de tes poings purificateurs sur le visages de certains, et d'autres à qui tu as entre-ouvert les portes du paradis..

..Mais ce Paradis était tapis de Sang.
La Mort nous attendait en retour. Est-ce là un jeu du Puissant, pour nous montrer que rien n'est jamais acquis ? Nous pouvions vivre, nous pouvions nous en sortir. Mais à quel prix ? Celui de nos camarades ?  Je n'en ferais pas partie.
Le nuage empoisonné faisait son entrée de plus belle, occupant l'espace bien trop rapidement. Les mentalités se faussèrent, agressivité se faisait bien plus présente. Tu allais abandonner ce masque, et conserver cette photo qui t'étais précieuse. Celle représentant pendant un court instant, un moment que vous avez tous partagés, sous un regard sympathique.

"Le Styx nous rattrapera tous un jour, mais ce jour-là ne sera pas aujourd'hui. Jamais le pardon ne pourra vous être accordé, Mariko. Et.. Ni à vous, qui sacrifierai vos vies pour les sauver. Je prie de tout mon coeur que vous vous en sortiez vivant.. Au nom du Père, du Fils, et du Saint Esprit..

Amen."


Tu arrachas un pan de ta tenue qui te gênait dans tes mouvements, avant de te diriger vers l'épaisse porte qui laissait s'échapper le gaz toxique. Celui-ci.. N'est en rien une chimère. Tu décides de fuir, loin des autres, que tu peines à laisser derrière. Mais tu préfères mourir seule que d'assister au décès de tes proches.

Fin n°x : Le Corps qui n'oubliera Jamais.

Le poison prend le dessus sur ta Foi. La souffrance est telle que la Crucifixion du Christ, tu sens ton corps sombrer dans la souffrance, ta peau fondre sous la torture. Chaque bouffée d'air est comme un baiser de la mort, long et douloureux. Est-ce là, la bonne solution ? Tu pries autant que tu le peux, tu cours aussi vite que tes jambes ne puissent te porter.

Les évènements suivants te sont confus, mais tu sens chaque parties de ton corps s'évanouir doucement dans la douleur.. Avant d'ouvrir les yeux, à nouveau, dans un lieu hospitalier.
Ces visages te sont connus, mais peu aimé. Ta vision est trouble et, aussi bien puisse-tu bouger quelqu'un de tes membres, tu te sens lourdes, effarer. Ton corps est serties de fils et de cathéter. Ta bouche est couverte d'une machine qui, sans que tu n'ai besoin de l'entendre, fais état de ta santé. Tu ne pourras plus jamais espérer respirer sans.

Chaque muscle, chaque pan de ta peau se retrouve brûlé, défigurer par le poison.. Et bien que la foi, tu possèdes, tu n'as pas appel à elle lorsque tu découvris ce qu'il restait de ton corps. On te souris, on te compte les précédents récits de tes actions, de leurs actions. Tu vois ton père soupirer quelques larmes, dans un coin de l'avion. Tout est fini..

Tes amis-ont-ils survécus ? Ceux qui étaient avec toi ont-ils, eux aussi, trouver la Rédemption ?
Tu ne vois aucun de leurs visages à tes cotés.
Aurais-tu commis un péché ?
Il est trop douloureux d'y penser à nouveau..

Dernier Verset : La Dame Blanche.

Ton état ne s'est pas améliorer depuis ses douloureux évènements. Tu es totalement défigurée et tes poumons, aussi ravagé que ceux d'un fumeur compulsif. Mais tu as été recueillie en Héroïne, par la Future Fondation ainsi que tes proches, qui ne cessaient de voir couler les larmes lorsque tu leurs souriais.

Tes souvenirs et vos expériences au sein de cet Enfer ne seront pas rester inconnu. Des Mémoires ont été rédigées, pour tout les acteurs de la Faction Agartha, leurs visages transparaissant sur une photo où chacun siègent, un sourire au lèvres.
Toi, Sœur Tempérance, tu as été promu par les Hauts Faits, tu es dorénavant une figure emblématique du Christianisme... Et ceux, jusqu'à tes derniers instants.

Tu t'es donnée la mort, un an aprés avoir quitté ce que l'on nommerai, le "DanganRonpa".
Tes attaches t'ont été retiré par la rage. Ton corps s'est laissé tombée dans la Miséricorde.

C'est sur ton lit de mort que tu as alors confié tes dernières paroles, meurtris par un poison qui fut long à se propager. Nul remède n'aurait pu te rendre ton corps.
Tu as des regrets, de nombreux regrets. Celui d'avoir rejoins cette Académie. Celui de ne pas avoir continué à être celle que tu étais véritablement.. Celui d'avoir fais la bêtise de rejoindre l’Établissement des Élites, non pas en tant que Soeur car, après tout, tu as été renvoyée du Couvent.. Mais en tant que Ultimate Boxeuse.

On se souviendra de toi comme d'un magnifique mensonge qui aura apporté l'Espoir et la Foi.
On se souviendra de toi comme une Soeur aimante, qui aura donné sa vie pour les autres.
On se souviendra de toi comme celle d'une prêtresse.. Et non pas de qui tu es réellement.

Je suis Elena Kryhviel. Je fut l'Ultime Capoeira. Et c'est en ce jour que je rejoindrais le Paradis.



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Akihiko Fugaku

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MessageSujet: Re: [ La fin du Danganronpa 2 ]   Sam 2 Juin - 5:28

The Collapse of Pride

Bonjour, bonjour !

Ça fait un bail, n'est-ce pas? Enfin, pour vous. Pour Moi, il n'y a qu'une nuit de différence. C'est drôle d'être meta, n'est-ce pas? Allons, allons, ne vous choquez pas, j'ai le droit d'en parler autant que je veux dans ma tête.~ C'est bien le seul endroit où je règne en absolu, n'est-ce pas? J'écris et je vous parle et vous m'écoutez sans pouvoir répliquer, et tout est beau et bon et bien, comme on s'y attend dans un environnement où la confusion et la passivité n'ont pas leurs mots à dire, n'est-ce pas? Un beau monde, vertueux, solide, sage et en seul mot: béat. Eh? Où je veux en venir avec tout ceci? Ah la, ah la, toujours aussi impatients, n'est-ce pas? Eh? "On sait déjà ce qui s'en vient, arrête de tenter de jouer sur le suspense", vous dites? Ou plutôt, voulez dire. Mais voyons, mais voyons, c'est impropre et paresseux de ma part que de sauter immédiatement à la conclusion, n'est-ce pas? Surtout que celle-ci demande particulièrement de contexte dans ce cas, je n'y parviendrai sûrement pas en un seul post. Eh oui! Vous aurez à passer encore plus de temps avec moi, n'est-ce pas magnifique?~ Enfin, toute chose en son temps. Là, j'imagine que je me dois de faire avancer les choses un minimum, non? Oui, voilà, pour une fois que votre impatience a une certaine utilité. À peine, mais tout de même. Soyez heureux, c'est un compliment bien généreux de ma part que de vous savoir utiles!~

Donc donc donc, où en sommes-nous? Voulez-vous que je répète tout du début? De mon réveil, mes repas, mes promenades, mes enquêtes? Si? Allons, ne tentez pas de faire vos malins, je pratique le sarcasme depuis plus longtemps que vous.~ Il y a tout de même quelques petits détails dignes d'intérêt avant la grande finale, non? Toutes ces petites révélations depuis notre rassemblement, n'est-ce pas? Exactement. Mieux vaut en parler un peu ici, ça fera moins de travail pour plus tard. En un mot, on se rend actifs, n'est-ce pas? Causes efficientes dirigées vers nos buts et notre Désir, dans ce cas-ci celui de vous faire comprendre ce qui se passera en bout de ligne. Alors, alors... le rassemblement. Il faut dire que j'étais étonné que notre cher Kishi-san se déplace autant pour notre cas, alors je me disais qu'on allait enfin lancer une motivation, quelque chose pour faire avancer ce jeu si ennuyant. En somme, la bonne action est de suivre patiemment pour voir si les choses progressent un peu, si on peut m'amuser.~ Eh? Suis-je amusé en ce moment? Hmmm... Surpris, sans doute, mais le tout reste décevant. Je sais! Quelle catastrophe, que de ne pas voir l'effet d'avance! Quel manque de sagesse de ma part, n'est-ce pas?~ Allons, allons, les tournures drastiques sont toujours question de probabilité infinitésimale, et les prendre en compte s'avère toujours à être pure paranoïa. Vous ne pouvez pas me blâmer pour me restreindre au réalisme de temps à autre, non? Par exemple, c'est bien plus logique que d'entrapercevoir une motivation, ou un début d'enquête. Surtout vu comment... euh... lui, là, est mort! Oh non! Quel malheur! Enfin. Ignorez mon sarcasme. Je ne peux même pas feindre d'être choqué, c'est trop décevant. Puis, les choses plus intéressantes arrivent immédiatement après qu'on annonce sa mort, alors mieux vaut laisser son cas en ellipse. Eh? Quoi? Vous m'interrompez pour me demander pourquoi je suis si silencieux depuis tout ce temps? Non, mais, lisez un peu l'atmosphère et la succession des évènements, je n'ai pas le temps ni le Désir de narguer alors qu'on fait les révélations finales. Enfin, pas pour le moment, du moins.~ En ce moment, j'admire plutôt ma Mari-chan, qui règne avec élégance par-dessus la foule de Choses puis Moi-Même. Eh? Je l'appelle encore Mari-chan, alors qu'elle semble si morose? Mais bien sûr! Je l'ai proclamée Mari-chan, elle est Mari-chan. C'est son Éternité. Aussi confuse qu'elle soit, cela ne change rien. Mais allons, ça aussi, vaut une explication un peu plus tardive.~ Pour le moment, il faut porter attention aux explications que Mari-chan nous offre, n'est-ce pas? Enfin, celles qu'elle nous offre indirectement.

Celles qui n'étaient pas censées m'affecter.

Ah, que de surprises, que de tournures! C'en est quasiment amusant!~ Ne manque plus que Mari-chan me dise "En fait, je faisais semblant de te détester pour cacher mon favoritisme à ton égard durant ce jeu" et tout serait bien excellent! Si excellent! Si hilarant! Mais bon, vu ses airs, je doute que ce soit le cas. Si décevant. Eh? Vous voulez que j'arrête de parler de Mari-chan et que je me concentre à vous dévoiler mes souvenirs? Non mais, que vous êtes agressifs aujourd'hui! Si seulement vous étiez Mari-chan, cette petite flamme aurait pu pimenter nos tendres moments ensemble.~ Eh? Feindre le masochisme avec la suite qui arrive est de mauvais goût? Roooooooh, que vous êtes sérieux. Bande de rabat-joie. Allons, allons, j'ai compris, je retourne à la surprise. Il faut dire qu'elle est assez petite, en fait. Voyez-vous, voyez-vous, j'étais déjà au courant de bien des choses. Du déroulement de la remise de diplômes. Du début de la fin du monde. De cette petite ellipse de deux ans entre deux de mes paragraphes lors de mon réveil. Eh? Non mais, je n'allais pas vous dire tout cela dès le début! Franchement, c'est à vous de comprendre ce que je sais et ce que je ne sais pas. Il fallait comprendre que si ce Dangan Ronpa ne m'intéressait aucunement, c'est parce que j'en ai témoigné plus d'un!~ Eh? J'ai été trop subtil pour vous faire comprendre ça? Ah non, ah non, l'intuition vraie ne dépend pas de la subtilité.~ Mais passons! Ce sont des détails connus de tous maintenant, alors mieux vaut dévoiler la surprise, n'est-ce pas? Alors, voici voici! Je ne pensais pas être assez con pour me mettre du côté des perdants. Eh? C'est méchant, dit comme ça? Mais non, mais non, je me suis même permis un peu d'auto-dérision, c'est rare! Appréciez mon sens de l'humour! Puis, soyez un peu honnêtes avec vous-mêmes: d'un côté, on a une masse de fous confus qui parviennent à détruire le monde et massacrer les élèves de ma Kibougamine chérie, puis de l'autre côté, on a... les confus restants. D'un bord et de l'autre on se divise sur une dichotomie d'affects confus, c'était si ennuyant à regarder. D'autant plus qu'on se trompe dans la dichotomie! Étymologies de langues confuses mises de côté, il va de soi que l'Espoir s'oppose à la Crainte, puis le Désespoir à la Sécurité! Non mais, n'ont-ils pas lu une seule fois dans leurs vies!? La rétrospective fait vraiment des miracles, vous savez. Elle me permet de réaliser à quel point les gens sont encore plus ignorants que prévu.~ Mais passons, mais passons. Comme je disais, je me croyais être du bord des vainqueurs dans cette guerre de confusion absolue. Enfin, non pas idéologiquement, bien sûr. Plutôt, dans tout ce pandémonium de confusion et de passivité, mon activité propre exigeait des ressources. Des Objets, des Choses à utiliser, vous comprenez, n'est-ce pas? Bien sûr, vous êtes un peu vifs d'esprit quand vous n'êtes pas en train de m'harceler pour avoir le restant de la narration.~ Alors, alors, tandis que je m'efforçais à atteindre le niveau de luxe nécessaire pour la suite désirée, ma mémoire me dévoile maintenant que la passion des Choses a limité la réussite de mon action. Une vilaine conséquence d'une Haine irrationnelle envers mon égard, simplement parce que j'ai étudié à l'endroit le plus excellent qui puisse être. Décevant, n'est-ce pas? Alors que j'avais la bonne intention de leur laisser brûler ce monde de Choses, ils ont fait l'erreur de juger que j'étais un ennemi et non pas un atout. Ah la, imaginez ce que ces Monokumas pourraient faire si j'avais pu mettre mes mains dessus! Tant d'opportunités gaspillées!~ Mais voilà, c'est dans le passé, et c'est dans ce passé que j'ai dû me résigner à prendre un moindre mal. Une organisation qui était moins splendide en termes de force brute, mais dotée d'une confusion qui la guidait à réfléchir au futur, et à voir les avantages d'une coopération utilitaire et non pas idéologique. Ennuyant, mais acceptable, je suppose. C'était mieux que l'autre option, et en deux ans j'ai pu progresser sur ce qui m'intéressait vraiment sans que les Choses admises à mes côtés ne dérangent trop mon travail. Mais ce sera pour plus tard. Le restant de la surprise, quant à elle, est surprenante comme quand on vous annonce que vous êtes atteints d'une maladie mortelle. Enfin, j'imagine. Ce n'est pas comme si Mon Corps ait eu une si piètre expérience.~ C'est qu'après qu'on m'ait traîné à faire des tâches çà et là, l'autre côté fait sa jalouse et me kidnappe! Qui plus est, ils osent toucher à mon Esprit! Mes doux souvenirs, soudainement écrasés par l'image que j'étais de leur côté! Tout ça à cause de l'hypnotiseur qui traînait en amnésique dans ce jeu! Ouioui, lui-même! Celui qui n'a fait qu'un caméo! Enfin, ça ne vous aide pas, vu comment toutes les Choses qui n'étaient pas Mari-chan ne faisait que des caméos à mes yeux.~ Voilà, voilà, je pense que c'est l'essentiel. Eh? Vous trouvez que je tergiverse tout de même? Que j'ignore le plus important? Enfin, pour une fois, j'imagine que vos intentions sont bonnes.

Il vaut mieux se concentrer sur les conséquences d'être du côté perdant, n'est-ce pas?

"ENFIN!", diriez-vous? Mais en fait, vous êtes sadiques? Vous savez que Mari-chan nous balance du gaz toxique et vous avez hâte de me voir souffrir, c'est ça? Me voir m'écrouler comme les autres, me lamenter, tomber inconscient, voire mourir? Vous êtes vraiment plus vils que prévu, vous savez? Tout ceci est bien sérieux, vous savez! Regardez ces pauvres têtes en douleur, regardez ceux qui abandonnent et qui quittent la salle, prêts à mourir, ceux qui tentent sauvent des lolis parce que Nabokov a été très clair sur leur importance! Ah. Désolé.~ J'avoue qu'il faut en rire un peu, n'est-ce pas? Rire de l'effet, rire de la conséquence, rire de la confusion générale qui règne toujours dans ces jeux si ennuyants. Ah! Si seulement on pouvait m'en épargner! Je ne peux être ennuyé si longtemps avant d'être à ma limite! À la limite de mon ennui, de ma déception, de mon dédain, de mon jaune!

Ah oui, à la limite de mon jaune.

Eh bien.

Je tousse un brin.

Puis beaucoup.

Malgré moi.

Malgré moi, le rouge qui sort de Mon Corps doit être le même que celui qui habite mes yeux, en ce moment.

-Ahhh, et moi qui pensais pouvoir tenir jusqu'à une finale plus amusante que celle-ci.

Je soupire. Soupir qui se transforme nécessairement en toux. Voilà, êtes-vous heureux? C'est bien de la Douleur que vous témoignez en ce moment. Quoi? Vous voulez plus de détails? Ne vous foutez pas de moi. J'ai bien mieux à faire que de me lamenter sur une telle Tristesse. Comme quoi? La combattre, plutôt. "La vertu de l'homme libre s'avère aussi grande à éviter les périls qu'à les surmonter." Voilà, je vous fais enfin un peu de philosophie. Vous êtes tellement lents à ramasser un livre que je me dois de vous faire la leçon, question que vous comprenez le déroulement. Allons, deuxième cadeau: "L'homme libre ne pense à rien moins qu'à la mort et sa sagesse est une méditation non de la mort mais de la vie." Vous commencez à comprendre? Autant que je souffre, désespérer n'est qu'une passivité, une confusion d'imbécile. Je n'ai aucunement l'intention de mourir ici, alors je ne le ferai pas. Tout simplement. Qu'importe le prix. "Sous la conduite de la Raison, nous poursuivons un moindre mal présent qui sera la cause d'un plus grand bien futur, et nous négligerons un moindre bien présent qui serait la cause d'un plus grand mal futur." Franchement, toutes ces évidences et je dois encore prendre la peine d'expliquer mes actions. Habituellement, je m'offre le luxe de jouer un peu avec vous, mais voilà, le sang dans mes poumons et l'idiotie dans mes environs m'en enlèvent l'envie. Je marche. Mon pas est plus saccadé qu'à l'habituelle. Foutu gaz. Mais soit. C'est une cause extérieure comme une autre. Rien qui ne saurait me dérouter de mon objectif actuel. Une marche, puis une autre, puis le sommet. J'essuie le sang qui coule désormais de mes narines.

Enfin, la voilà.

Quoi? Vous pensiez que mes intérêts avaient changés? Sincèrement, vous êtes facilement dupes. Je joue le coureur de jupons et vous oubliez les détails importants, c'est cela? Décevant. On parle tout de même de la figure de tête de toute cette misérable aventure. De la remise de diplômes à l'organisation de cet énième jeu intolérable à l'impulsion soudaine de nous inciter à une mort collective. Ce n'est pas une question de romance que de s'intéresser au maître du jeu. N'importe qui aurait dû comprendre cela. Et maintenant? Ah. Vous ne savez pas encore ce que je vais faire, c'est cela. Mon Dieu, j'imagine que je dois vous le dessiner? Encore coincés dans les images et non pas les Idées. Enfin, vous verrez. C'est toujours le cas, non? La limite même de ma générosité. D'abord, une autre cause extérieure. Une autre perte de temps. J'aimerais bien dire que je le reconnais, mais même avec mes souvenirs nouvellement acquis, ce serait un mensonge de dire que qui que ce soit ici ait suscité mon intérêt pendant notre temps ensemble. Étonnamment, j'ai la force de sourire. Étonnamment, j'oublie à quel point mon vrai sourire est carnassier. Enfin, allons-y.

-Garde ta rhétorique de pacotille pour pour quelqu'un qui veut perdre son temps à t'écouter.

Puis, je m'en débarrasse.

Comment?

Voyons, Le Chevalier l'a bien démontré lors de notre réveil.

Les coups de pied sont terriblement efficaces.

De toute façon, il a son masque chéri, donc il peut bien cesser de perdre mon temps. Que ledit masque se brise ou qu'il se torde un peu trop le coup en tombant, ça ne me concerne pas plus que cela. Avant de pouvoir poursuivre, une autre crise de toux me domine. Je suis plié en deux. Eh? Je ne lui ai pas pris le masque? Allons, cadeau numéro trois: "L'homme libre n'agit jamais par ruse, mais toujours avec loyauté." Lui voler le masque aurait été d'encourager à tout autre Homme d'agir avec perfidie aussi, ce qui est absurde. Quoiqu'il n'ait pas encore d'autre Homme à encourager, mais là n'est pas le problème. Hm? C'en est assez avec les citations? Allons. Qu'importe la couleur de mes yeux, c'est ma tête. Je fais ce que je veux. Eh? Pourquoi suis-je au sol? Ah. Oui. La toux. À ce rythme, je n'aurai même pas le temps de satisfaire mon appétit. La fin en raison de laquelle je fais tout ceci. Je parviens à me lever malgré tout. Je réussis même à reprendre une posture digne de Mon Corps, un semblant de noblesse malgré les taches de sang qui polluent mon allure. Enfin, ce sera suffisant, je suppose.

-Tu aurais pu faire le sondage sur comment on voulait mourir avant de commencer à nous tuer, tu sais?

Il faut croire que je suis devenu trop habitué au sarcasme. Enfin, au moins mon expression dévoile mieux mes intentions. Plutôt qu'un masque narquois, je suis calme, à l'aise, voire chaleureux. Ou peut-être vaut-il mieux ne pas exagérer. Las? Non, c'est bien elle qui est lasse. Mon ennui ne s'étend jamais aux moments où j'agis réellement, vous le savez.

-Enfin, je dis cela, mais je n'ai aucunement l'intention de mourir ici.

La distance qui nous sépare devrait être suffisante pour que je puisse éviter d'être tué, mais c'est sûrement une précaution inutile. Elle a bien commencé ce merdier, mais je doute qu'elle désire mettre un effort supplémentaire à nous éliminer personnellement. Eh? Qu'est-ce que je fais? Allons, je parle, évidemment. Ce n'est pas palpitant? Eh bien, ça n'a pas à l'être. Je n'ai jamais planifié une confrontation violente, après tout. Ceci suffit amplement. Hm? Pourquoi est-ce que je fais ceci? Ahhh, c'est un sujet tout autre, qui vaut sûrement la peine d'être répondue. Je soupire, puis m'assis faiblement sur une marche proche.

-Ahhh... C'est injuste, tu sais? Décider de mourir comme ça avant de répondre à mes questions. Enfin, j'imagine que ça fait partie du plaisir. En deux ans, les rares instants où je sentais un Désir de comprendre plus semblaient être connectés à toi, de proche ou de loin.

Enfin, ça ne vaut sûrement rien à tes yeux, mais au moins tu as pu faire cela. Bon travail, et merci.~


Une musicalité indigne de mon caractère authentique résonne à la fin de ma phrase, comme pour remplacer ce qui aurait dû être un rire de ma part. Un rire sincère, je suppose. Qui eut cru que je célébrerais une Chose si confuse? Allons, allons, je peux bien avouer l'Aimer de cet Amour si bien défini et si spinoziste, mais ce serait faux de ma part que de le nier. Enfin, cadeau quatrième du nom: "La Mélancolie est une Tristesse qui affecte à la fois l'Esprit et le Corps, en toutes ses parties." Eh? En quoi est-ce pertinent? Allez, lisez entre les lignes. Ou plutôt, lisez d'autres lignes. Un peu de perspicacité ne vous ferait pas de mal. La pire Tristesse qui soit. Celle qui est toujours un mal. La plus grande imperfection. L'Homme libre la fuit comme la peste. Et pourtant, c'est accablée de cette imperfection totale, écrasée par la puissance infinie de Dieu et des causes extérieures, qu'elle parvient à m'amuser un peu. C'est le Moi amusé et libre qui offre une piètre récompense envers ses accomplissements. Sûrement ma façon de tenter de détruire une Tristesse par une Joie plus grande. Ironiquement inutile, non? Sûrement une mauvaise habitude. Que de voir Ma Chère Mère, Ma Chère Petite Sœur, avec des regards emplis de défaite et de réagir en conséquence. De la pitié? Non, pas du tout. Plutôt, une occasion rare de me montrer Homme d'une façon différente, de souhaiter le même Bien à ceux que je crois m'être semblable. Quoique mon intuition me fait peut-être défaut, cette fois-ci. Sans doute un autre mystère qui sera laissé ici.

Allons allons, ce n'est pas de mon genre que d'être si rouge pendant si longtemps, n'est-ce pas? Je prends une petite pause, ne faites rien de douteux à Mon Cher Corps pendant que je vous laisse tranquilles.~

Pour le moment, laissons un peu de temps pour que les choses évoluent, non?~

[HRP: Désolé de l'hyper gros retard, mais voilà, je suis libéré de mes cours orz

Ça fait un bail depuis mon dernier rp, donc j'espère que c'est un minimum décent D:

Et pour le coup de pied, je doute que ça empêche la réalisation d'une fin 1, mais je laisse Ana décider bien sûr xO Je me devais d'être un tarba une dernière fois et de faire référence au début de ce DR, désolé xD]

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